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par Doctorix

Ce "sidaïque" m’a échappé. Amende honorable. Quand à vous, puisque vous paraissez authentique, voilà ce que je pense. Vous dites ne jamais vous être drogué, et je peux le croire. Mais vous êtes en vie. Le Sida ne vous a pas tué, et j’en suis très heureux. Et je pense que si vous êtes séropositif , selon des critères de sérotests dont on sait qu’ils sont douteux, vous n’êtes absolument pas malade. Il est des séropositifs en bonne santé et des séronégatifs malades, comme je l’ai dit : et cela parce que le VIH est innocent de cette maladie. Vous vous soignez donc pour rien, j’en suis convaincu. Et c’est parce que vous n’avez rien que votre traitement "fonctionne". Par chance, il ne vous tue pas. Pas encore... Sans votre traitement, non seulement vous ne seriez pas malade, mais en plus vous seriez en bien meilleure forme, avec la peur de mourir en moins. Cette peur tue aussi, bien plus qu’on ne croit. Il en serait tout autrement si vous aviez touché à la drogue, au Krach en particulier. Le fait que vous soyez vivant va plutôt dans mon sens. Et vous ne pouvez absolument pas vous porter garant du fait que vos amis morts n’y aient pas touché. Vous parlez de la période 1981-1985, avec des gens qui meurent sans AZT. On a accusé leur homosexualité, on a même dit que cette maladie était la punition de Dieu envers les homos. Ce qui faisait bien plaisir aux bien-pensants. On a juste oublié de dire que ces homosexuels malades étaient des adeptes des pratiques extrêmes, et de la drogue dure en particulier, qui est un fléau pour le système immunitaire. Et que les homos simplex, sans drogue, n’étaient pas touchés. On s’est trompé de coupable, parce que ça arrangeait tout le monde.

Ces combats sur internet sont épuisants : on ne sait jamais contre qui on se bat, et les troll sont légion, dès qu’il s’agit de sujets sensibles, qui brassent de gros intérêts, comme les vaccins par exemple, ou l’énergie libre, qui sont mes grandes passions (avec le sida, bien sûr). Je vous demande donc pardon si je vous ai blessé, ce n’était pas mon intention. Mais ce sujet a été porteur de trop d’erreurs criminelles pour qu’on ne tente pas enfin d’aller au bout. Je ne serai sans doute jamais d’accord avec vous, mais nous aurons un peu développé les deux thèses grâce à cette joute épistolaire. Au contraire des défenseurs des drogues anti-sida, vous pouvez nous accorder que nous, les dissidents, nous n’avons aucun intérêt dans l’affaire, ce qui rend notre position assurément plus crédible. Nous n’avons rien à vendre. Et nous subissons blâmes et menaces, de l’intelligentsia comme de nos pairs. Bien plus à perdre qu’à gagner.