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par ragoodagno

Je m’étonne de la disparition d’un de mes messages de réponse à Monsieur Mauro Khon. Je me permets donc de le copier ici, afin que ses allégations au sujet d’une absence d’analyse et d’explication rationnelle soient contredites avec force. Il serait vraiment idiot que les insultes proférées par ce Monsieur causent la disparition d’une autre façon de voir les choses. Voici donc le message, dont tout le monde constatera qu’il est bourré d’invectives et d’affirmations péremptoires...

Je n’aime décidément pas vos insinuations cher Monsieur. Puisque vous avez quand même daigné me servir le plat indigeste distribué depuis des mois dans tous les cabinets de France je vais y tremper ma fourchette, par politesse.

Si vous le permettez je vais commencer par la fin. Pourquoi réclamer un M1 pour les titulaires d’un CCO ? Voilà une bonne question. Hé bien parce que cela coule de source, si on se base sur vos prétentions en ECTS.

J’ai fait mes 270 ECTS non ? Je suis donc au moins M1, de fait. Pourquoi ne me l’accorderait-on pas dans ce cas ? Cela éviterait également une fracture dans la profession, avec le risque que des titulaires d’un diplôme supérieur au notre se voient accorder une extension de compétences ou une exclusivité sur certains actes dans le futur. N’est-ce pas ce que les orthos expliquent depuis des mois pour justifier leur refus d’un double diplôme ?

Le risque que cette fracture se produise serait bien supérieur avec un M2 pour toutes les nouvelles et un pauvre CCO pour les autres n’est-ce pas ? Ou alors, la question du décret de compétences n’est pas aussi directement lié à la reconnaissance du diplôme que ce que la FNO me dit depuis le début. Je me refuse à le croire.

Alors maintenant pourquoi considérer que le M1 est suffisant ? Parce qu’il l’est ! C’est quatre ans, exactement ce qu’on fait depuis des lustres. On ne peut pas dire « on est compétentes pour tout nous qui avons été formées en quatre ans » et « notre formation est trop courte pour qu’on soit compétentes pour tout ». C’est très contradictoire non ? Si en plus on explique que nous faisons ces quatre ans alors qu’ils sont reconnus seulement deux, c’est tendre le bâton. Le ministre nous propose de reconnaître notre formation de quatre ans… quatre ans ! Cette histoire d’ECTS est en conséquence incompréhensible. Comment peut-on oser avancer que 240 ECTS serait un recul ? Mais enfin, il ne s’agit que de la reconnaissance universitaire, pas d’une obligation stricte. En admettant que nos quatre ans en contiennent quatre et demi (encore logique ça), soit 270 ECTS, que se passerait-il en cas de M1 pour tout le monde ? RIEN ! Personne ne viendrait opérer des coupes claires dans la formation (dont on peut lire qu’elle serait amputée des cours d’informatique pour « rentrer », drôle de façon de concevoir la formation d’orthos). Nous pourrions tout à fait continuer à former les orthos comme depuis des années et des années, ces orthos dont la FNO nous explique qu’elles sont DEJA compétentes pour tout notre décret.

En ce qui concerne les accords de Bologne, qui ont bon dos, le M1 existe bel et bien, c’est le L. Il permettrait en passant de débloquer la situation de nos collègues salariées, dont la FNO se soucie peu de toute évidence. Agiter l’impossibilité supposée des orthos d’aller bosser à l’étranger comme un argument pour justifier le refus est pour le moins curieux. Les orthos bilingues sont-elles si nombreuses que ça ?

Quant au couplet sur la FNO il est symptomatique de la situation syndicale de la profession. Nous ne sommes pas représentées par la FNO, nous sommes gouvernées par des gens qui nous cachent des infos, nous inondent de mails partisans ou nous menacent piteusement sur internet quand nous osons remettre en cause la validité de son argumentaire. Je l’ai quittée rapidement à cause de ce vilain travers mais j’ai gardé l’envie d’informer mes consoeurs. C’est fait, je m’en tiendrai donc là parce que j’ai mieux à faire que de lire des menaces.

Bonne continuation

Merci.