signaler ce commentaire
par Pascal GILBERT

Génothérapie et durée de vie : j’en ai parlé à mon hamster, il a été déçu : c’est pour les souris...

Parkinson et thérapie génique : ça marche chez les primates non atteints de dyskinésies, chez l’humain on attend la publication des résultats (ce mois-ci).

Gène et cancer du sein : c’est juste mais encore à confirmer, (travail d’une seul équipe) ; de plus il faut savoir encore qu’en faire.

Curcuma et cancer. "On sait que le simple fait de consommer cette épice a un effet protecteur. Les Indiens, qui en consomment 1,5 à 2 g par jour, sont beaucoup plus rarement atteints de cancer du poumon, du côlon, du sein, des ovaires ou de la prostate que les Occidentaux." Je ne sais qui est ce ON mais je pense qu’il se trompe. D’abord il apparaît difficile de comparer ex abrupto les causes de mortalité de deux pays trop différents, on risque de se planter dur.

En Inde l’espérance de vie est de 61 ans pour l’homme et de 63 ans pour la femme. www.who.int/whosis/mort/prof...

En France de 75 et 82 ans pour les mêmes. www.who.int/whosis/mort/prof...

Il y a une différence qui doit faire chercher plus loin. Par exemple que les cancers n’ont pas le temps d’apparaître quand on meurt jeune. Il faut donc comparer cette mortalité à classe d’âge équivalente. Si on compare la mortalité par cancer chez les personnes de plus de 60 ans on risque moins de dire n’importe quoi.

Cancer du poumon : mortalité quatre fois supérieure pour l’indien que pour le français, double pour l’indienne par rapport à la française.

Cancer de la prostate : mortalité supérieure de 25% chez l’indien par rapport au français

Cancer du colon : mortalité supérieure de 50% chez l’indien par rapport au français, double pour l’indienne par rapport à la française.

Cancer de l’ovaire : quadruple pour l’indienne par rapport à la française.

Cancer du sein : triple pour l’indienne par rapport à la française.

Si on suit le mode de pensée de l’auteur on peut se féliciter que le français ne mange que peu de curcuma... Mais la faille n’est pas là et je vous la laisse chercher si cela vous amuse.

Dangers du Gardasil : maronnier de l’internet mal défendu par une interview déformée.

Citrouille, retrovirus. Là c’est un plantage épistémologique de base où l’on passe de l’hypothèse confirmée à un niveau premier de l’expérimentation pour extrapoler, pouf merci Houdini, à celui de l’humain.