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par Cristophe

Comme annoncé, vous n’avez pas apporté un seul élément sur le pseudo droit à l’enfant que je n’invoque pas. Vous rêvez en fait d’une situation où les couples infertiles seraient interdits d’enfants (c’est d’ailleurs le titre d’un excellent livre que j’ai commenté dans un article il y a quelque temps) dont tout écart seraient pour vous un droit à l’enfant. Les lecteurs de ce forum comprendront facilement où se situe le totalitarisme.

Votre remarque sur le droit des enfants bafoués est significative. Alors que l’histoire de l’humanité définit la parenté comme un lien social de la plus grande profondeur, vous n’y voyez qu’un élément biologique sans avoir peur d’inventer un prétendu droit à être élevé par ses parents biologiques. Résumer la parenté à de la biologie rappelle certains comportements sinistres comme par exemple ce que nous avons connu dans la France de Pétain. Les parents adoptifs apprécieront également d’être qualifiés par vous de palliatifs.

On appréciera également votre remarque sur le les liens merveilleux qui se tissent entre la femme et l’enfant qu’elle porte, et par extension avec le père. Qu’est-ce qui vous permet d’écarter qu’il n’y ait pas de lien avec la mère d’intention ? Une fois de plus, résumer un lien à un aspect biologique relève d’une vision déterministe qui fait l’impasse sur l’aspect spirituel des liens. Il n’échappera pas à certains que l’argument des liens utérins est infirmé par les autorités médicales et que le nombre de dénis de grossesse ou d’infanticides à la naissance lézarde sérieusement votre affirmation. On notera que l’argument des liens utérins n’est pas nouveau : il est utilisé à tour de bras par les anti-IVG.

Enfin, je crois que votre réflexion est bancale dès le départ car vous semblez ignorer ce qu’est la gestation pour autrui. En effet, en matière de GPA, le qualificatif biologique peut s’appliquer à plusieurs personnes : bien sûr le père qui apporte ses spermatozoïdes, mais aussi la mère qui apporte ses ovules, et encore la femme qui fait don de gestation. Il faudrait intégrer ces éléments dans votre réflexion.

Au final, votre appréciation de révolution totalitaire serait presque hilarante. Chacun relèvera que même si la gestation pour autrui est légalisée en France, personne ne sera obligé d’y avoir recours ! Alors, où se trouve le totalitarisme ? Et à y regardez de près, cela n’a rien d’une révolution. Relisez mon article et vous verrez que depuis la nuit des temps, des femmes infertiles deviennent mères grâce à l’aide d’autres femmes. C’est plutôt empêcher cette aide solidaire et de résumer la parenté à un phénomène biologique qui serait une révolution ! :-p