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par Cristophe

Sur ces questions passionnelles, il convient d’être factuel et d’analyser les faits. L’affaire que vous citez s’est passée il y a quelques mois en Belgique. Il faut rappeler que la Belgique tolère la pratique des mères porteuses mais n’a aucun dispositif légal pour encadrer la pratique. De plus, en cas de procréation pour autrui, au contraire de la gestation pour autrui, le protocole médical est archi-simple et peut se faire en dehors de tout contrôle médical. Ce qui veut dire que des personnes mal-intentionnées peuvent abuser de parents intentionnels (pas commanditaires, garder ce vocabulaire insultant pour vous) crédules pour faire un chantage à l’argent. Autre point, la femme ensuite décide de vendre cet enfant à un couple d’Hollandais. On bascule donc dans l’adoption et le constat est que le dispositif légal Hollandais en matière d’adoption permet d’acheter des enfants, au contraire des lois Belges, d’où le changement de pays. Les conclusions que l’on peut tirer du comportement sordide de cette femme sont différentes de votre jugement hâtif : il y a risque de dérives quand il n’y a pas un système légal, médical et psychologique d’encadrement des pratiques, et d’autre part le dispositif légal d’adoption en Hollande est dangereusement faillible. Ces faits ne contredisent pas mon billet qui explique que la gestation pour autrui est une solution à l’infertilité dans un cadre précis, bien au contraire.