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par Pascal GILBERT

Que tout le monde aime parler médecine n’est pas une nouveauté, il suffit d’emprunter un moyen de transport en public pour se rendre compte que causer santé-maladie-médecine est le buzz. Et si la rigueur n’est que très rarement au rendez-vous je ne m’en offusque pas. Il en est tout autrement si le quidam s’exprime en public.

Le fait d’être sociologue n’empêche pas, à priori, de donner son point de vue. Le problème est celui des sources du discours, ancien et toujours d’actualité. Toute personne qui veut causer médecine (et d’autres choses aussi du reste) devrait, selon moi, s’attacher à s’informer le plus complètement possible.

Pour la médecine, deux sources sont incontournables : la Revue Prescire en français, et la Cochrane Library en anglais.

Sur le fond de l’article, en me référant à ces sources, et pour faire rapide je dirai :

- Les résultats de l’ostéodensitométrie ne suffisent pas pour estimer le risque de fracture suite à un traumatisme léger, et il n’y a pas d’indication à une mesure systématique de la densité osseuse pour toutes les femmes ménopausée, encore moins à la répéter.

- Les traitement , hormis la vitamine D et le Calcium, ont une efficacité modeste et parfois des effets secondaires graves (voire gravissimes) qui peuvent faire douter de la positivité de leur balance bénéfice risque.

Au total je suggérerai à l’auteur de revoir sa copie.