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par Nautile35

Un tel article me laisse sur le c... je rend grâce à la chaise qui me porte.

Non, monsieur !(permettez moi de ne pas vous appeler par ce titre de médecin pour lequel j’ai encore du respect)

Mon pharmacien ne "frénétique" pas sur la substitution de génériques. C’est même moi qui lui ai, dès que cela a été possible, suggéré de le faire. Ce n’est pourtant pas un saint par ailleurs. je n’ignore pas non plus que, en dehors de ces marges arrières que vous évoquez et que je croyais plus adaptées à la grande distribution, que les pharmaciens avaient négocié une augmentation de leurs marges sur les génériques, lesquelles marges sont bien évidemment un pourcentage du prix du médicament. Ce n’est pas son niveau de vie qui m’inquiétait. Il se porte bien, comme le votre sans doute ! très bien même ! Ce qui m’importait dans cet acte que j’estime citoyen avant d’être de nature médicale était le respect de cette institution qu’est Notre Sécurité sociale. Je dis notre parce que ce n’est pas la votre, du moins pas dans le même sens. En essayant de réduire - aussi modestement que cela soit -l’impact de mes frais de santé sur son budget, je voulais réduire l’impact de mes aléas de santé sur cette institution qui m’est chère (au cœur !) Alors quand aujourd’hui j’entends de telles allégations que d’aucuns de vos semblables se font un plaisir de propager, je ne peux que vous répondre par le mépris.

Si la "sécu" se débat aujourd’hui dans de tels problèmes déficitaires c’est pour de multiples raisons. Pour certaines, en tant que bénéficiaires, nous sommes responsables. Mais pour d’autres ... Gardons à l’esprit que si la sécu est malade aujourd’hui, c’est aussi parce que l’exercice libéral a souvent consisté à la saigner plus qu’à la soigner. Et votre article m’apparait comme une nouvelle forme d’attaque contre notre sécu qui vous permet de vivre. Qu’elle émane de vous ou peut être des labos ...

N’avez vous par ailleurs jamais profité de ces "marges arrières" qu’ont longtemps généreusement dispensé les labos à leurs médecins prescripteurs ? J’ai trop longtemps côtoyé les visiteurs médicaux pour ignorer les pratiques qui avaient lieu il n’y a pas si longtemps. Tout le monde (médical) vit grâce à la sécu, ne l’oubliez pas. Tuez la sécu et vous briserez la branche sur laquelle vous êtes assis. A moins que vous ne soyez déjà un membre actif de cette médecine à deux vitesses en ayant abandonné le secteur conventionné.

Le procédé est habile autant que méprisable ! Jeter le doute sur les génériques, c’est porter un nouveau coup sur notre sécu. A terme, c’est d’accroitre le risque d’éloigner encore plus les plus fragiles pécuniairement du système de soins. Sans doute ne font ils déjà pas partie de votre clientèle habituelle ?