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Vitamine D : du bon usage des compléments alimentaires
Vitamine D : du bon usage des compléments alimentaires
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11 octobre 2011
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Annie Casamayou, 37 articles (Naturopathe)

Annie Casamayou

Naturopathe
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Vitamine D : du bon usage des compléments alimentaires

Vitamine D : du bon usage des compléments alimentaires

Un allié très, très précieux…

Bien qu’on la trouve en petite quantité dans l’alimentation, la vitamine D est essentiellement synthétisée lorsque nous nous exposons au soleil par la peau sous l’action des UV.
 
On considère que 90 % de la vitamine D est synthétisée au soleil à condition de s’exposer suffisamment, et de recevoir suffisamment d’UVB. Mais tout dépend de son type de peau, pour certains il faudrait beaucoup plus de temps que pour d’autres. A cela s’ajoute les différents “filtres” : pollution de l’air, nuages, écrans solaires, vêtements, etc. Or, les études récentes démontrent clairement qu’il faudrait quasiment vivre à la latitude de Malte et passer sa vie dehors pour avoir des apports réellement suffisants. Voilà, autant dire qu’une fois l’été terminé, il y a de fortes chances que nous soyons tous plus ou moins carencés en vitamine D…
 
 

Le rôle de la vitamine D

La vitamine D est importante pour une multitude de fonctions dans l’organisme : son effet de reminéralisation sur les os pour lutter contre l’ostéoporose est bien connu, ainsi que contre le rachitisme, mais elle régule aussi la production d’insuline, la pression artérielle, etc. Le déficit en vitamine D a été associé à une augmentation de nombreuses pathologies chroniques : certains cancers (cancer du sein et cancer colorectal notamment), problèmes cardio-vasculaires, sclérose en plaque, lupus, … et de nombreuses infections, fatigue, douleurs musculaires.
 

 

Du bon usage des compléments alimentaires

Se supplémenter en vitamine D serait pour 80 % d’entre nous incontournable, car dans l’alimentation, les sources de vitamine D sont nettement insuffisantes : il y a les poissons gras, les oeufs, le foie. Mais pour vous donner un ordre d’idée, 100 g de saumon amènent 400 UI, ce qui est bien anecdotique à côté des 10 à 20 000 UI synthétisée en 30 mn en été à la plage…
 
L’huile de foie de morue est un grand classique riche en vitamine D, mais aussi en vitamine A. Elle pose 2 problèmes : d’abord, le taux de vitamine D peut être très variable selon la qualité de l’huile, mais surtout si votre carence est importante, elle nécessitera de prendre des doses importantes qui risquent d’entraîner un surdosage en vitamine A potentiellement toxique.
 
C’est pourquoi la supplémentation en vitamine D passe de fait par des formes pharmacologiques…Ceci dit, il n’est pas recommandé de faire trop monter son taux de vitamine D, d’ailleurs à haute dose elle est potentiellement toxique, mais rassurez vous, il en faudrait vraiment beaucoup pour en arriver là. Avant toute supplémentation, il est recommandé d’effectuer en octobre ou novembre un dosage sanguin dans un laboratoire d’analyses pour évaluer son statut en vitamine D. Le chiffre souhaitable à atteindre : entre 100 et 120 nmol/l (ou 30 ng/ml). Faites vous conseiller par votre praticien de santé et refaites un dosage après 3 mois de supplémentation.
 
Sachez aussi que les grosses doses prises de façon espacée sont moins physiologiques que des doses plus rapprochées, mais c’est selon le goût de chacun. Une prise mensuelle ou bi-mensuelle entre novembre et avril semble être un bon compromis pour atteindre le seuil des 120 nmol/l. Dernier point pour bien choisir votre supplémentation : la vitamine D3 d’origine animale serait plus efficace que la vitamine D2 d’origine végétale.
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