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Un nuage radioactif visiblement sans danger pour la France
Un nuage radioactif visiblement sans danger pour la France
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23 mars 2011 | 3 commentaires
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Un nuage radioactif visiblement sans danger pour la France

Un nuage radioactif visiblement sans danger pour la France

Aucune mesure de protection n’a été prise face à l’arrivée du nuage de Fukushima. Didier Champion, de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, évalue les rejets à 10% de ceux de Tchernobyl et estime que les niveaux arrivant en Europe sont 10 000 fois plus faibles qu’en 1986. Mais comme le rappellent les laboratoires indépendants, une incertitude demeure sur d’éventuelles particules de combustibles hautement cancérigènes, comme le plutonium, qui auraient réussi à voyager en altitude.

En levant le nez vers le zénith, en ce beau mercredi ensoleillé, on peut admirer par moment un grand ciel bleu. Mais celui-ci cache une terrible réalité : le nuage radioactif de Fukushima est actuellement au dessus de nos têtes. Après avoir survolé une partie du globe, le voici arrivé chez nous. Si le terme de nuage est parfois contesté, son passage dans l’hexagone ne l’est plus. Le 30 avril 1986, la présentatrice de la météo Brigitte Simonetta avait assuré à la télévision que le nuage radioactif de Tchernobyl -réellement nocif- s’était « arrêté » en Allemagne grâce à l’anticyclone des Açores*. Difficile, à l’ère de l’Internet, de rejouer cette pièce. Et la culture du secret militaire sur le nucléaire civil, symbolisée à l’époque par le professeur Pellerin (mis en examen en 2006 suite aux cancers de la thyroïde), a vécu.

Cette année on serait bien tenté de croire qu’il n’y a réellement aucun risque. Tenter de l’observer est peine perdue. Selon l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), « le nuage contient des particules radioactives issues des rejets : des gaz rares (xénon, krypton...) et des particules en suspension dans l'air : iode, césium, strontium. Celles-ci sont invisibles ». La plupart des communicants insistent sur l’absence de danger. Et en premier lieu la ministre de l’Environnement Nathalie Kosciusko-Morizet. L’ingénieure du gouvernement assure que « les retombées radioactives du nuage émis par la centrale japonaise ne nécessitent pas de précautions particulières pour la santé ». Toute aussi confiante, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) affirme que « les masses d’air en question contiennent des quantités tellement infinitésimales de produits nocifs qu’elles ne seraient même pas détectables ».

Chez nos voisins, même constatation : en Belgique, où le nuage ne serait même pas détectable, on assure qu’ « il n’y a aucun risque pour la santé ». Pas de hausse de radioactivité non plus en Suisse, où l’Office Fédéral de la Santé Publique (OFSP), qui a procédé à des mesure au sol et dans les airs, ne détecte rien d’anormal. Dans l’hexagone, même la Criirad (Commission de Recherche et d’Information Indépendants sur la Radioactivité), souvent critique à l’égard des pouvoirs publics, confirme les pronostics. Roland Desbordes, son président, se veut rassurant : « le risque associé à l’inhalation des aérosols et halogènes radioactifs présents dans l’air devrait être très faible ; la prise de comprimés d’iode stable n’est pas justifiée ; le risque d’irradiation des personnes par les produits radioactifs déposés sur les sols sera négligeable, n’induisant aucune augmentation mesurable du bruit de fond ambiant ; le risque lié à l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par les retombées radioactives devrait rester limité ».

Mais comme le précise Bruno Chareyron, son bras droit à la Criirad, l’impact sera réellement connu lorsque les balises de prélèvement livreront leurs premiers résultats. Jean-Michel Jacquemin-Raffestin, un des plus grands spécialistes de Tchernobyl en France, attend lui aussi de voir pour se prononcer. Et pour Stéphane Lhomme, de l’Observatoire du nucléaire, il faut redoubler de prudence : « On a très peu d’informations sur les particules de combustibles comme le plutonium, très cancérigènes, et qui pourraient avoir réussi à voyager en altitude ».

*Cette année, afin de mieux comprendre la propagation du nuage radioactif de la centrale nucléaire de Fukushima, Météo France a procédé à une simulation de la dispersion des rejets radioactifs à très grande distance, à partir des estimations de l’IRSN. Cette opération durerait jusqu’au 29 mars.
 

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Commentaires
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(IP:xxx.xx9.4.218) le 23 mars 2011 a 18H40
 (Visiteur)

Coucou je vie à la campagne et j’’ai un jardin il y a encore des épinards peut on les manger ???

0 vote
par Man (IP:xxx.xx9.220.145) le 23 mars 2011 a 20H44
Man (Visiteur)

Personnellement, je ne te conseille pas d’en manger car ça pourrais être dangereux...:S

0 vote
par alfred (IP:xxx.xx4.243.183) le 23 mars 2011 a 19H46
alfred (Visiteur)

mange c est bon !!