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Sommeil et environnement
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29 mars 2013
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Sommeil et environnement

Sommeil et environnement

A l’occasion de la 13ème journée du sommeil, dédiée cette année au thème « sommeil et environnement », les spécialistes du sommeil se sont mobilisés pour sensibiliser le grand public, favoriser le dépistage et rappeler que des structures de soins existent pour prendre en charge les pathologies liées au sommeil, souvent très invalidantes dans la vie de tous les jours. Entretien avec le Pr Damien Léger, chef du service d’exploration et de prise en charges des troubles du sommeil et de la vigilance de l’Hôtel-Dieu et président de l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV), qui organise chaque année les journées sommeil.

Quel impact de l’environnement sur notre sommeil ?

Plus d’un français sur 2 n’est pas satisfait de son sommeil. Près de 20% de la population souffre d’insomnie, 4 à 5% de syndrome d’apnées du sommeil et 7 à 8% de somnolence. Les solutions thérapeutiques sont peu nombreuses sur le plan médicamenteux et nous nous rendons compte que l’environnement a un grand impact sur le sommeil.

L’enquête* 2013 « sommeil et environnement » met largement en avant 3 ennemis majeurs du sommeil dans l’environnement : le bruit, la température et la lumière.

- Le bruit est identifié comme l’élément perturbateur n°1 du sommeil. Près d’un tiers des personnes questionnées sur leur environnement sonore (31 %) se plaignent d’être gênées par le bruit en semaine ou en week-end. La moitié d’entre elles vivent en centre-ville. Ils sont dérangés par le bruit des transports, du voisinage, des proches…

- La lumière gêne 42% des français pour s’endormir. Elle joue pourtant un rôle crucial dans la synchronisation de l’horloge biologique. Pour un bon rythme, l’idéal est d’avoir une alternance d’obscurité complète pendant la nuit et de bonne lumière pendant la journée. Environ 24 % des personnes interrogées sont exposés à l’éclairage public dans leur chambre. Sans compter le nombre d’appareils électroniques qui restent allumés pendant la nuit, ce qui contribue à perturber le sommeil. Il y a aussi les appareils électroniques qui restent allumés dans les chambres. Enfin, de plus en plus de personnes travaillent à l’abri de la lumière naturelle en pleine journée.

- La température. Le corps est plus vulnérable aux excès thermique pendant le sommeil car les mécanismes de régulation thermique marchent moins bien pendant notre sommeil. Pour s’endormir et avoir un sommeil de bonne qualité, il faut perdre 1 degré !

Travaillez-vous sur ces paramètres à l’Hôtel-Dieu ?

Dans notre centre à l’Hôtel-Dieu, nous nous occupons beaucoup de la lumière. Nous l’utilisons pour resynchroniser l’horloge biologique. Nous avons une salle de lux thérapie particulière qui permet de faire varier à la fois la lumière et l’intensité lumineuse pour resynchroniser un certain nombre de patients qui sont décalés. Nous prêtons également des lampes à certains patients (personnes travaillant la nuit ou en horaires décalés, jeunes adultes ou adolescents qui s’endorment très tard et ont du mal à se réveiller…) pour qu’ils se recalent.

Sur le plan de la recherche, nous travaillons avec les non-voyants, l’absence de lumière pouvant induire un certain nombre de troubles du sommeil et de la vigilance.

 * Une enquête auprès d’un échantillon représentatif de la population est réalisée chaque année par l’INSV => voir le site internet de l’INSV

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