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Se soigner par les plantes
Se soigner par les plantes
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6 juin 2014 | 2 commentaires
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Bien-être et santé, 172 articles (Magazine Santé)

Bien-être et santé

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Se soigner par les plantes

Se soigner par les plantes

La phytothérapieapaiser des affections sans gravité, et de stimuler ou compléter le traitement de certaines maladies chroniques.

 
herboriste a été supprimé il y a un peu plus de 70 ans et laphytothérapieest pas une spécialité médicale, mais il est toujours possible de se soigner efficacement par les plantes. Certains médecins généralistes ont suivi, en complément de leurs études médicales, une formationpostuniversitaire dans une faculté dispensant un enseignement dephytothérapie sanctionné par un diplôme, ou dans une institution privée. Mais ils sont assez rares.
 

Pharmaciens, tous formés

Les pharmaciens, eux, reçoivent tous, durant leurs études, un enseignement en botanique et en pharmacognosieutilisation. De plus, les plantes et produits à base de plantes vendus en pharmacie garantissent une qualité et une sécurité optimales.
 

Contrôlés et garantis

En France, comme tout autre médicament, chaque médicament à base de plantes (en comprimés, gélules, teinture mère) doit avoir reçu une autorisation de mise sur le marché (AMMau produit final. À côté de ces médicaments dephytothérapie, on trouve en pharmacie des tisanes (plantes séchées pour infusion ou décoction), des huiles essentielles et des élixirs floraux (fleurs deBachhoméopathie et non de phytothérapie comme on pourrait le croire.
 

CHOISIR LES BONNES PLANTES

 
Les plantes médicinales sont tellement nombreuses qu’en dehors de quelques-unes très connues, il est parfois bien difficile de se repérer sans aide.
 
Pour vous guider, voici leurs principales indications reconnues en France.
 
Douleurs articulaires
Certaines plantes sont utilisées pour soulager les crises ou améliorer la mobilité  : harpagophytum et cassis pour lutter contre l’inflammation  ; saule blanc, reine des prés et ortie à la fois anti-inflammatoires et antidouleur. Mais aussi arnica, gingembre, romarin, bambou, curcuma, bouleau…
 
Circulation veineuse
Les plantes riches en flavonoïdes, substances antioxydantes, à utiliser seules ou en association, soulagent jambes lourdes, chevilles gonflées et fourmillements, renforcent les parois veineuses ou fluidifient le sang dans les petits vaisseaux  : marron d’Inde, hamamélis, petit houx (fragon), vigne rouge,ginkgo, mélilot, cassis, cyprès…
 
Troubles digestifs
Pour faciliter la digestion  : boldo, romarin, fumeterre, radis noir, artichaut. La mélisse calme les spasmes de l’estomac et de l‘intestin. La menthe poivrée aussi et lutte contre nausées, ballonnements et inflammation intestinale. Fenouil, aneth, carvi, cumin et coriandre apaisent les maux de ventre. Autres plantes utilisées  : thym, genévrier, sauge, bouillon-blanc. Contre la constipation  : pruneau, tamarin, rhubarbe, aloès, bourdaine, mais sans en abuser.
 
Rhume et maux de gorge
Pour lutter contre les symptômes liés au rhume  : thym, sureau noir, eucalyptus. Contre la toux  : lierre grimpant, fenouil, primevère officinale, menthe poivrée, thym, grande mauve, anis vert (toux grasse) et aubépine, mélisse (toux sèche). Pour les maux de gorge, l’enrouement, l’extinction de voix  : sisymbre, guimauve, bouillon-blanc, romarin.
 
Troubles urinaires
En augmentant la production d’urine et en favorisant le drainage des voies urinaires, certaines plantes sont utiles en traitement complémentaire ou en prévention de la cystite. Busserole, pissenlit, ortie, bouleau, orthosiphon ont des propriétés diurétiques. Grâce à leur effet antibactérien, les baies decanneberge (cranberry) sont utilisées pour prévenir les récidives chez les femmes abonnées aux crises de cystite.
 
Palpitations
La sensation que le cœur cogne très fort et s’emballe peut avoir diverses origines et correspondre soit à une adaptation du cœur à une situation normale, soit à des battements anormaux. Un avis médical est donc nécessaire pour faire le distinguo. Mais si ces palpitations sont bénignes, la valériane, réputée pour son effet calmant, est souvent associée à d’autres plantes sédatives  : aubépine, passiflore.
 
 

CONSEILS DE PHARMACIEN

Méfiez-vous des plantes et des produits à base de plantes vendus sur Internetet dans certains pays. Leur composition n’est pas garantie et ils sont parfois contaminés, voire toxiques.
- Signalez à votre médecin ou votre pharmacien que vous prenez un produit dephytothérapie, à cause du risque d’interaction avec certains médicaments classiques.
- Le millepertuis, par exemple, utilisé pour soulager les déprimes légères, peut diminuer l’efficacité des antidépresseurs, de certains antimigraineux, anticoagulants, antiépileptiques, corticoïdes, etc. Mais aussi celle d’autres plantes  : valériane, ginkgo, passiflore.
- Si vous êtes allergique à l’aspirine, ne prenez pas de remèdes à base de plantes contenant des dérivés salicylés  : saule, reine des prés, quinquina.
 
 

DU BON USAGE DES PLANTES

 
- De nombreux médicaments ont été mis au point à partir d’observations de l’utilisation traditionnelle de certaines plantes puis produits chimiquement  : aspirine, éphédrine, digoxine, réserpine, atropine… Même des anticancéreux  : la vincristine et la vinblastine à partir de la pervenche de Madagascar.
- Les diverses parties d’une même plante peuvent présenter des compositions chimiques différentes. Souvent, une seule partie de la plante est employée :rhizome (tige souterraine) du petit houx, racine de la gentiane, sommité fleurie du mélilot, feuilles du boldo  ; mais parfois plusieurs  : racine, feuilles et fleurs pour l’arnica, racine, feuilles et sommités fleuries pour le millepertuis. Dans d’autres cas, c’est un suc extrait par incision  : suc d’aloès, baume du baumierdu Pérou, par exemple.
- En France, la fabrication de médicaments à base de plantes garantit une qualité et une efficacité constantes. Les contrôles sont nombreux. Il ne peut pas y avoir de confusions et quand des traces de polluants chimiques sont décelées, les lots de plantes sont rejetés.
- Les personnes qui souffrent d’une maladie chronique peuvent prendre en parallèle des produits de phytothérapie, mais pas avant de demander conseil au pharmacien ou au médecin. Et surtout sans arrêter les traitements prescrits.
- Les personnes ayant un terrain allergique (rhume des foins, eczéma,dermatite atopique, conjonctivite allergique, asthme…) peuvent développer des symptômes allergiques après la prise de plantes de la même famille que les plantes ou herbes responsables de l’allergie (par exemple, la camomille fait partie des astéracées). Il y a aussi des allergies croisées  : l’allergie à une plante prédispose à l’allergie à une autre plante, par exemple fenouil etarmoise.
- En cas de grossesse et en dessous de 12 ans, il faut être prudent, surtout avec les huiles essentielles par voie orale.
 
 

À lire

200 PLANTES QUI VOUS VEULENT DU BIEN
L’auteure, pharmacienne, détaille pour chaque plante ses propriétés, recettes et posologies pour l’utiliser efficacement et sans danger Carole Minker, éd.Larousse pratique, 19,90 €.

TOUTES LES PLANTES QUI SOIGNENT
Une encyclopédie des plantes médicinales écrite par la directrice du Centre dephytothérapie et de recherches de l’île Maurice. Pr Ameenah Gurib-Fakim, éd.Michel Lafon, 24,95 €.

LE GUIDE DES PLANTES QUI SOIGNENT, LA PHYTO-THÉRAPIE À L’ÉPREUVE DE LA SCIENCE
Pour savoir comment les utiliser et distinguer les usages scientifiquement prouvés des usages fantaisistes, avec des fiches détaillées. Éditions Vidal, 26 €.
 
 

PASSER UN MAUVAIS CAP

 
Les plantes peuvent aussi nous donner un coup de pouce pour retrouver de l’énergie et surmonter des moments difficiles de la vie, s’ils sont légers et transitoires.

Troubles du sommeil
Les plantes proposées en cas de difficultés d’endormissement répétées ou encore d’insomnies passagères ont essentiellement des propriétés calmantes ou relaxantes et sont utilisées seules ou associées  : valériane,passiflore, houblon, mélisse, aubépine. Mais aussi verveine, tilleul, camomille…
 
Anxiété, Dépression légère
L’anxiété se manifeste par de nombreux symptômes (problèmes de concentration, tensions musculaires, maux de ventre…). Les médicaments dephytothérapie ou les compléments alimentaires conseillés contre l’anxiété associent ainsi des plantes pour les troubles du sommeil à d’autres plantes comme le coquelicot ou l’eschscholtzia. Pour la déprime (démotivation, fatigue, tristesse), le millepertuis est efficace. Autres possibilités  : griffonia, rhodiole,actée à grappes noires.
 
Fatigue passagère
Souvent liée au mode de vie que la société nous impose, le sentiment d’épuisement et de perte d’énergie peut être combattu par des plantesadaptogènes, c’est-à-dire qui aident l’organisme à répondre aux agressions et aux déséquilibres dont il est l’objet  : ginseng, éleuthérocoque, rhodiole. D’autres, très riches en vitamine C, donnent du tonus  : acérola et églantier (cynorrhodon).
 
Excès de poids
Pas question bien sûr de maigrir uniquement grâce aux plantes mais d’accompagner un régime en agissant sur la rétention d’eau et l’accumulation de toxines. Queues de cerises, orthosiphon, hibiscus, piloselle, thé vert, bouleau, pissenlit, prêle des champs sont diurétiques. D’autres produits à base de fucus et de pectine de pomme ont un effet rassasiant.
 

Plantes et cosmétiques

Les produits cosmétiques anciens reposaient essentiellement sur les vertus de certaines plantes, et ça continue. Elles sont utilisées comme ingrédients (huiles de noix de coco, jojoba, beurre de karité, germe de blé…), mais aussi comme substances actives.
- Eaux florales (rose, oranger, bleuet…), extraits de souci (calendula), mauve, sauge, camomille, mélilot…, infusions de fleurs ou huiles essentielles.L’eaud’hamamélis et l’extrait d’avoine sont utilisés pour les rougeurs des peaux irritées ou sensibles.
- Huiles d’amande douce (adoucissante), d’argan (peaux desséchées, gerçures, cheveux secs), de rose musquée (couperose, acné, peaux allergiques) constituent des bases de soins, seules ou associées à des huiles essentielles.

Les huiles essentielles

Toutes ne se valent pas. Les huiles essentielles vendues en pharmacie sont produites à partir de plantes certifiées, récoltées à la meilleure période pour obtenir le meilleur extrait et par une méthode d’extraction qui préserve l’activité des composants. Selon la plante, elles s’utilisent par voie orale (sur un sucre, un morceau de pain ou un comprimé neutre), cutanée (le plus souvent diluées dans une huile végétale), au moyen d’un diffuseur atmosphérique ou par inhalation. Quelques incontournables  : citronnelle, eucalyptus, lavande officinale, menthe poivrée, ravintsara, niaouli, tea tree.
 

Êtes-vous bien informé(e) sur les plantes ?
Faites le test sur notre site Internet www.bienetre-et-sante.fr
 

EVELYNE GOGIEN

 
Cet article est extrait en exclusivité du magazine Bien-être & Santé - Tous droits réservés

SOURCES

  • www.bienetre-et-sante.fr
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Commentaires
0 vote
par Marchaux (IP:xxx.xx4.14.32) le 9 juin 2014 a 14H52
Marchaux, 94 articles (Rédacteur)

Merci pour cet article, il est très intéressant !.

0 vote
par Anicée (IP:xxx.xx4.133.59) le 20 juin 2014 a 09H01
Anicée (Visiteur)

Bonjour, Article très intéressant mais juste deux petits bémols à mon avis :
- j’étais la semaine dernière en formation dans une école d’herboristerie, y ai rencontré une étudiante en 3ème année de pharmacie qui elle, a éprouvé le besoin de se former en parallèle pour la bonne raison que les études de pharmacie actuelles ont pratiquement occulté la botanique et la phytothérapie, c’est quand même fort de café pour cette profession, non ? Je me suis aussi récemment trouvée dans une pharmacie que je connais bien, une dame demandait de l’huile essentielle d’arbre à thé, la pharmacienne en avait bien dans son rayon mais a avoué ne pas connaître ses propriétés et par là même ne pas pouvoir conseiller la cliente, "ça ne fait pas partie de l’enseignement en fac" a-t-elle dit.
- deuxième constatation, j’ai reçu le témoignage de plusieurs personnes de mon entourage très déçues d’avoir acheté des plantes médicinales en vrac en pharmacie pour deux raisons : dates de péremption passées depuis longtemps et produits tellement défraîchis que même sans date ça ne donnait pas envie de se faire une tisane... en gros elles s’étaient faites avoir ! Alors si les pharmaciens veulent vraiment faire avancer la phytothérapie, il va falloir soit qu’ils se recyclent, soit qu’ils admettent que la profession a bien changé depuis l’avènement des drogues chimiques. Je connais par ailleurs des pharmaciens passionnés de plantes (si, si, ça existe :-))) mais ils avouent eux même que leur savoir dans ce domaine tient plus de l’autoformation que des acquis universitaires, alors qui croire et que penser de tout ça ?