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Les bienfaits du yoga sur le cerveau
Les bienfaits du yoga sur le cerveau
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5 février 2014
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Nivritti, 12 articles (Professeur de Yoga)

Nivritti

Professeur de Yoga
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Les bienfaits du yoga sur le cerveau

Les bienfaits du yoga sur le cerveau

Les plus récentes études en neurobiologie confirment l’influence positive de yoga et de la méditation sur notre santé physique et psychologique.

PatanjaliBouddha et de nombreux yogis nous déchiffraient des recettes de l'immortalité, de non-souffle, le contrôle de nos états d'âme qui frôlait au délire, pourtant les études scientifiques le confirment. Il paraît incroyable comment la position de guerrier (virabrasana) ou de corbeau (kakasana) puissent s’avérer si puissantes, mais ce n'est pas une magie. C'est la neurobiologie

 
Les plus récentes études en neurobiologie confirment l'influence positive de yoga et de la méditation sur notre santé physique et psychologique. Grâce au 10 ans de recherches cliniques dédiées au yoga et à la méditation,Sat Bir Singh Khalsa, doctorant en Médecine de Harvard Medical School à Brigham, instructeur certifié de Kundalini Yoga et Directeur de Recherche de l'Institut de Recherche sur Kundalini, nous présente dans son livre Your Brain on Yoga une compilation de preuves scientifiques concernant l'impact de la pratique de cette discipline ancestrale sur le fonctionnement de notre cerveau et en général sur notre vie. L'auteur démontre comment la pratique régulière du yoga peut réduire la tension artérielle, augmenter la puissance respiratoire et traiter l’anxiété, le stress, la dépression ou l'insomnie.
 
Cela peut sembler aussi profond qu'évident : tes actes et tes pensées changent la composition physique et chimique du cerveau. Un simple changement de posture, un ralentissement volontaire de rythme respiratoire, le relâchement des tensions des muscles du visage, peuvent influencer l'activité du cerveau. Transitoire au début, grâce à la pratique régulière, ce changement gagne en durabilité.
 
N'ayons pas peur de l'avouer : les postures de yoga, le changement de rythme de respiration (pauses à plein, vide, etc.) provoquent un "stress". Les muscles tremblent, le corps trempé de sueur (ah oui, on transpire dans le yoga ! Merci mulabandha !)...Le cerveau essaie de résoudre l'inconfort en provoquant la sensation de contrariété, stress physiologique, en activant le dialogue entre le cortex (analyse du danger) et le plus émotionnel système limbique. C'est le moment où vous vous dites : "Je n'en peux plus !!". Du coup, cette anxiété aggrave le stress et le cercle vicieux se referme : plus longtemps vous restez dans la position, plus vous sentez l'inconfort, votre corps envoie au cerveau les messages de SOS, le cerveau répond avec le stress qui à son tour bloque et crispe le corps en provoquant d'autant plus de tension et de douleur.
 
L'enjeu est de garder la respiration lente et calme, pour obtenir le lâcher-prise malgré tout. On trompe notre cerveau en donnant un message : "Tout va bien, tu n'est pas en train de mourir", "Même si cela fait déjà deux minutes que vous restez en pause à vide, ce n'est pas grave, continuez comme ça". D'après mes expériences, le yoga fonctionne non parce que les postures sont relaxantes, mais parce que nous apprenons à "gérer" le stress physiologique : nous répondons différemment aux positions inconfortables et stressantes. C'est en restant calme et zen, en sachant relâcher toutes les tensions au moment ou le corps atteint ses limites que le vrai travail de yoga déploie ses bienfaits neurophysiologiques. Nous ne pouvons pas contrôler le stress physiologique, mais nous pouvons décider de notre réponse et au lieu de s'affoler, accepter la contrainte. Cette résilience ou acceptation diminuera le stress et vous amènera à trouver un confort dans la posture.

Bref : Nous choisissons la voie du calme en tant que réponse à l'analyse situationnelle de notre cerveau. 
Isa B - Nivritti Yoga

SOURCES

  • www.yogallure.blogspot.com
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