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Le poids, une question de place ?
Le poids, une question de place ?
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14 mai 2013
Auteur de l'article
Françoise Bayle, 12 articles (Medecine Douce)

Françoise Bayle

Medecine Douce
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Le poids, une question de place ?

Le poids, une question de place ?

Avec le printemps, et comme chaque année, on voit fleurir des tonnes de publicités pour des régimes, du style « perdez cinq kilos avant l’été » ou pour des gélules miracle, telle méthode ou telle astuce.

Depuis le temps qu’on nous assomme avec ça, plus personne ne devrait avoir de poids en trop ! Pourtant, c’est l’inverse. La surcharge pondérale augmente dans la population chaque année.

femme

Le sujet m’intéresse de près, car moi aussi j’ai quelques rondeurs de plus en plus difficiles à cacher. Je pourrais toujours dire : « Ah, c’est l’âge, c’est la ménopause, que voulez-vous, mon métabolisme n’est plus ce qu’il était…etc ». Et subir !

Ces « rondeurs » m’accompagnent en fait depuis fort longtemps, quasiment depuis l’enfance. Des régimes, j’en ai fait plusieurs. Qui ont fonctionné, pour la plupart. Oui, mais le temps de les pratiquer ! Car il est bien connu que dès qu’on se retourne à ses bonnes vieilles habitudes alimentaires, hop, les kilos perdus reviennent au galop, trop heureux de retrouver leur place, et souvent ils ont même invité des copains. Résultat : le fameux effet yo-yo.

Pendant quelques années, j’ai été adepte du jeûne : en général une semaine, je suis même allée jusqu’à deux semaines. C’est une technique qui ne manque pas d’intérêt, sur plusieurs plans. Mais j’ai arrêté, parce que me suis aperçue que je reprenais mon poids de plus en plus vite ensuite, avec du surplus également.

En étudiant le phénomène de la surcharge pondérale, je me suis rendue compte qu’actuellement, de nombreux « spécialistes », j’entends par là des médecins, ou des thérapeutes, proposaient un angle de vue nouveau et intéressant. J’ai essayé d’en faire une petite synthèse, pour tous ceux qui se désespèrent de leurs kilos en trop, et qui ont besoin de dépasser leur mal-être.

1 – Les « régimes » ne marchent pas !

Aucune méthode pour faire maigrir ne fonctionne sur le long terme, c’est le résultat sans appel de nombreuses enquêtes, et d’ailleurs nous le savons bien, dans notre for intérieur. En revanche elles permettent souvent à certains de s’engraisser !

Pourquoi ? Et bien pour une bonne raison : au seul mot de régime, le cerveau se fige de stress, se programme pour le manque et le corps se met en mode « stockage » ! Le mot lui-même évoque une règle à laquelle on doit plier : ne parle-t-on pas de régime fiscal, de régime dictatorial… Or, en fonction d’éléments divers tels que notre éducation, ou notre rapport à la nourriture étant enfant, nous sommes plus ou moins enclins à déclencher ce programme. Ce qui est bien souvent le cas pour les personnes en excès de poids. Ainsi dans un premier temps, le corps sous-alimenté maigrit, bien sûr, mais à la première occasion (et en général elles ne manquent pas !) il absorbe tout ce qu’il peut pour constituer des réserves en vue de la prochaine pénurie. C’est tout à fait logique, car voyez-vous notre corps est programmé de manière à survivre, à tout prix, et c’est sa façon de gérer le manque.

Ce premier constat établi, on peut souffler. Et non, ce n’est pas de notre faute, si nous n’arrivons pas à maigrir, ce n’est pas par manque de volonté comme on l’entend si souvent dire par les « minces ». Donc, détendons-nous, il n’y a pas de faute, et personne n’est coupable.

2 – S’accepter tel que l’on est

 

Lorsque l’on a enfin intégré cette donnée, qui demande je vous l’accorde une sérieuse remise en question intérieure, on retrouve une certaine paix. Une fois débarrassé de ce maudit sentiment de culpabilité, regardez comme c’est agréable cette détente à l’intérieur. Tout va bien, je suis comme je suis, et c’est bien. Tout est bien, mon corps fonctionne avec sa conscience et son intelligence propres, c’est une pure merveille, il SAIT, et il accomplit ce qui est le mieux pour moi.

Et pourquoi ne pas adopter quelques formules d’auto-suggestion, histoire d’apaiser notre enfant intérieur, et remonter notre niveau de valorisation personnelle. Par exemple :

- Je suis une bonne personne, je mérite le meilleur

- Je m’accepte tel (telle) que je suis

- Je me plais et je m’aime

-…

Faire la paix avec soi, c’est le meilleur tremplin pour un changement réel et durable.

3 – L’approche de la métamédecine

 

Je me suis tournée aussi tout dernièrement, à l’approche particulièrement intéressante proposée par Claudia Rainville, créatrice de la « Métamédecine », et qui va encore plus loin que ce qui est énoncé plus haut. J’ai écouté attentivement les conférences qu’elle donne sur le sujet, j’ai été très touchée par sa vision et sa faculté de compréhension. Elle le dit d’emblée : « La nourriture ne constitue que 10 % de la problématique de surpoids ». 10 %, vous vous rendez compte !

Pour la métamédecine, la surcharge pondérale pourrait traduire un sentiment de ne pas se trouver « à sa place » dans son existence, par exemple pas à sa place dans son travail, ou bien dans son couple. Pour tenter de compenser, le corps physique fabriquerait de la matière en quelque sorte, pour donner « plus de poids » à l’incarnation. Ce processus serait mis en place dans l’enfance, et serait réactivé à chaque fois que l’on ne se sent pas « à sa place ».

Pour moi, tout l’intérêt de cette approche, c’est qu’elle incite à regarder en soi, à définir avec sincérité et lucidité quelle est notre « juste place » en ce monde, et …à la prendre  ! C’est un tout autre exercice, que de partir à l’assaut du corps et de lui infliger des privations. C’est en quelque sorte une double punition, puisqu’il nous lance un message et que nous le nions. Apprenons à respecter notre corps, et à décoder ses signaux.

Oui, mais alors que faire, malgré tout pour ces kilos superflus ?

Et bien c’est déjà pas mal pour aujourd’hui, voilà de quoi « se nourrir » si j’ose dire et nous verrons dans un prochain article, ce que nous pouvons mettre en oeuvre, maintenant que nous avons fait la paix avec nous-même.

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