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Le Bio est-il victime de son succès ?
Le Bio est-il victime de son succès ?
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9 octobre 2009 | 2 commentaires
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Béatrice de Reynal, 207 articles (Nutritionniste)

Béatrice de Reynal

Nutritionniste
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Le Bio est-il victime de son succès ?

Le Bio est-il victime de son succès ?

Depuis que les Français aiment le BIO, les producteurs n’arrivent plus à fournir ! Les fournisseurs des grandes marques sont forcés d’aller importer des matières premières BIO. Bio, mais pas local. Un hiatus mais une réalité !

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Le Bio est-il victime de son succès ?

En 2008, le secteur BIO a affiché une croissance de 25 %, à 2,6 milliards d’euros. Selon l’Agence Bio, la hausse était déjà de 10 % par an entre 2000 et 2007. En 2008, tous produits confondus, les importations se sont élevées à 30 %, contre moins de 20 % en 2005. La France manque de lait bio, de céréales, surtout de fruits et légumes.

 
L’équation est pourtant très simple et prévisible ; il faut deux ans pour convertir un élevage laitier, trois ans pour une exploitation céréalière.... Mais les politiques, cette fois, a été plus vite que la manoeuvre : entre Grenelle, le Pacte écologique de Nicolas Hulot, puis HOME. Les esprits se convertissent à la planète, à l’environnement et même la taxe carbone passe comme une lettre à la poste.
 
Seuls les vrais BIO - comprenez : ceux qui sont BIO depuis longtemps, ceux qui militent, ceu qui sont vraiment BIO dans l’âme, n’arbitrent pas sur la qualité. Ils choisissent forcément du BIO local. Mais pour les autres, ceux qui sont opportunistes, aucun scrupule pour importer du BIO.
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Mots-clés :
Bio Légumes Fruits
Commentaires
0 vote
par Beret Man (IP:xxx.xx9.31.169) le 2 mai 2010 a 10H32
Beret Man (Visiteur)

Non, le bio est victime du manque de volonté politique !

Alors qu’on arrose encore les céréaliers et autres producteurs agricoles intensifs de subventions, le bio manque en France. Il est inadmissible (!) que 80% de notre consommation bio soit importée !!!

0 vote
par Mac le Givré (IP:xxx.xx4.5.37) le 12 mai 2010 a 00H21
Mac le Givré (Visiteur)

Il y a bien plus qu’un problème politique, il y a un aussi problème d’éducation.

Tout le monde agricole, du diplomé à l’agriculteur de père en fils, est persuadé que l’avenir est dans les pesticides, que le bio ne sera jamais qu’un produit de luxe pour bobo écolo.

Le bio a le droit d’éxister, mais ne sera jamais capable de concurrencer l’agriculture des pesticides et des biotechnologies, c’est ce qu’on nous apprend dans les écoles d’agriculture depuis des générations, et que les paysans transmettent à leurs enfants. Le pire étant que les bios eux mêmes tiennent à leur niche, appeurés par une éventuelle surproduction bio et une chute des cours.

Moi qui suis acteur à la fois dans le conventionnel et dans le bio je suis persuadé d’une chose, notre agriculture est basée sur l’emploi des pesticides et des engrais chimiques, et c’est une méthode qui marche. Qui a évolué avec l’irrigation, les variétés, le travail du sol, l’irrigation afin d’accroitre les rendements.

Mais la voie du bio n’a jamais été travaillée, le recherche a uniquement porté sur l’optimisation par les pesticides, financée en partie par l’industrie des pesticides. Et donc si le bio n’est pas au point, pas au niveau du conventionnel, ce n’est pas une histoire d’impossibilité mais plutôt de persuasion autant que de manque de recherche : pas de pognon et rien à vendre à cette agriculture, ou pas grand chose.

Et le coût du conventionnel, bien inférieur à priori à celui du bio, est très lié à ce retard technique, et au fait que le ramassage des algues sur les plages bretonnes et le traitement des eaux pour les rendre officièlement potables n’est pas inclu dans le prix du kilo de cochon ou de farine mais payé séparément pour quiconque boit de l’eau ou paye des impots... Potabilité de l’eau qui est évaluée par rapport à des études des firmes phytosanitaires sur les pesticides pris un à un, alors que nous en consommons constament un cocktail...

Mais les idées progressent, on est à présent convaincu que le glyphosate ne disparait pas par magie au contact du sol comme on nous l’a chanté pendant 30 ans...