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La zoothérapie s’invite à l’hôpital
La zoothérapie s'invite à l'hôpital
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13 mars 2012
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Le courrier de la Maison de Retraite , 35 articles (Site internet)

Le courrier de la Maison de Retraite

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La zoothérapie s’invite à l’hôpital

La zoothérapie s'invite à l'hôpital

Qui ne connaît les bienfaits d’un animal de compagnie pour les enfants, comme pour les adultes ? Les animaux sont aujourd’hui utilisés aussi dans le cadre de thérapies pour les personnes âgées dans les maisons de retraite. A l’hôpital de Lyon, le labrador Eliott aide les patients à faire leurs exercices de rééducation.

Eliott, un chien qui assiste les thérapeutes

Si les animaux font de plus en plus leur apparition dans les maisons de retraite dans le cadre d’animations et moins souvent d’activités thérapeutiques, ils n’ont pas encore conquis les hôpitaux. Sauf à l’hôpital gériatrique des Charpennes à Lyon, qui accueille depuis six moi un charmant labrador de trois ans.

Eliott, destiné à devenir chien d’aveugle, avait peur des camions. Ne pouvant accomplir la mission qui aurait dû être la sienne, le chien s’est reconverti dans l’aide aux malades de l’Unité neuro-vasculaire de la personne âgée (UNV) de l’hôpital des Charpennes.

Accueilli à bras ouverts par le médecin-chef de l’établissement, le professeur Pierre Krolac-Salmon, Eliott participe aux exercices de rééducation des personnes âgées qui ont subi un accident vasculaire cérébral (AVC).

Le labrador assiste l’ergothérapeute et le kinésithérapeute au cours de deux ateliers d’une heure et demie, matin et soir.

La présence du chien permet notamment de motiver les personnes déprimées après un AVC, qui refusaient de participer à la rééducation. Il apaise aussi les patients atteints de la maladie d’Alzheimer et présentant des troubles de comportement débutants.

Au cours des ateliers de rééducation, le chien aide par exemple une patiente qui a perdu la motricité et a du mal à se repérer dans l’espace. La dame âgée de 79 ans se concentre sur le chien auquel le kinésithérapeute ordonne de se déplacer de droite à gauche pour élargir le champ de vision de la patiente.



La zoothérapie encore peu utilisée en France

La zoothérapie consiste à améliorer la santé physique et mentale de patients grâce à la médiation d’un animal. L’animal le plus souvent utilisé est le chien, pour ses qualités d’obéissance et la facilité d’entraînement de celui-ci. Mais, on peut également utiliser des chats, des poissons, des animaux de la ferme…

L’animal et la personne qui procède à la médiation doivent avoir suivi une formation spécifique, dispensée notamment par l’Institut français de zoothérapie. La zoothérapie diffère des activités assistées par l’animal (AAA), qui vise à éduquer, divertir ou motiver les personnes. La zoothérapie doit être pratiquée par un professionnel de santé.

Si elle s’installe peu à peu dans certains Ehpad, la zoothérapie reste encore peu pratiquée en France, beaucoup moins qu’au Canada par exemple.

On lui prête de nombreuses vertus. Plusieurs études montrent ainsi qu’elle améliore le bien-être des personnes âgées souffrant de solitude ou de dépression.

Dans le cadre de thérapies de groupe, l’animal favorise les interactions sociales. La sympathie éprouvée par la personne âgée à l’égard de l’animal diminue son stress, l’aide à se sentir aimée et utile. L’animal offre un soutien dans les moments difficiles et aide la personne à communiquer ses émotions.

Des études de plus petite envergure semblent indiquer que la zoothérapie améliore également la qualité de vie des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés.

Le courrier de la maison de retraite et des personnes âgées
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