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La microkinésithérapie : une médecine manuelle méconnue
La microkinésithérapie : une médecine manuelle méconnue
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21 juin 2011
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ACDM, 1 article (Microkinésithérapie)

ACDM

Microkinésithérapie
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La microkinésithérapie : une médecine manuelle méconnue

La microkinésithérapie : une médecine manuelle méconnue

Encore confidentielle auprès du grand public et des médias, la microkinésithérapie est bientôt trentenaire !
Cette méthode manuelle de soin s’adresse à tous, dès le plus jeune âge, et ne présente aucun danger, ni contre-indication. Parfaitement compatible avec la médecine conventionnelle et la médecine alternative, la microkinésithérapie ne peut être exercée que par des masseurs-kinésithérapeutes ou des médecins.
Près de 6 000 professionnels de santé ont été formés depuis 1983, en France et dans le monde. Parmi eux, quelques vétérinaires, car les animaux aussi ont droit à cette technique douce et respectueuse.

De nombreuses évaluations réalisées depuis le début des années 80 attestent de son efficacité dans le traitement des désordres liés aux chocs et traumatismes physiques, aux chocs psychologiques ou émotionnels et même au contact de toxiques et de pollutions.

La micro-kinésithérapie

De micro (petit), kinesis (mouvement en grec) et therapeuein (soigner en grec),
microkinésithérapie signifie « soin par le petit mouvement ».

Cette méthode de soin manuelle a été développée dans les années 80 par deux masseurs-kinésithérapeutes lorrains : Daniel Grosjean et Patrice Benini. Elle s’inscrit dans le registre des médecines douces, à l’instar de l’homéopathie ou de l’acupuncture. Ici, les granules et les aiguilles sont remplacées par la micropalpation, effectuée manuellement par le microkinésithérapeute. Cette discipline n’apporte, ni n’enlève matière, énergie ou magnétisme, pas plus qu’elle n’effectue de chirurgie « à mains nues ». Là où la radiographie, le scanner ou l’IRM peuvent ne rien déceler dans l’organisme d’un patient qui se plaint d’une pathologie fonctionnelle, le (la) microkinésithérapeute ressent entre ses mains le dysfonctionnement douloureux.

Douceur et respect sont au coeur de la microkinésithérapie que seuls les masseurs-kinésithérapeutes et médecins (les vétérinaires aussi, pour les animaux) sont autorisés à exercer, après avoir reçu son enseignement.

En quoi consiste le traitement ?

Il consiste à rechercher dans le corps du patient des zones d’immobilité, de résistance ou de restriction que le thérapeute va sentir entre ses mains lorsqu’il les place en différents endroits, selon un protocole déterminé. Cette immobilité, résistance ou restriction est l’indication palpatoire qu’un tissu ou un organe associé a été lésé par un événement traumatique ou autre qui a pénétré trop vite, trop fort et trop loin, au point de lui faire perdre sa vitalité (qui s’exprime par un rythme vital qui n’est rien d’autre que la manifestation rythmique palpatoire (MRP) ou micromouvement décrit par l’ostéopathe américain William Sutherland, père de l’ostéopathie crânienne).

Le but du traitement est de permettre à l’organisme, de restaurer le rythme vital altéré, de le réparer pour qu’il retrouve sa pleine capacité. Pour cela, dans le cas d'un traumatisme, la solution va consister en une reproduction de ce traumatisme initial de manière lente, douce et longue au cours de laquelle les tissus lésés vont s’harmoniser et revenir à la vie. La microkinésithérapie applique ici, à sa manière, la même loi de similitude qu’en homéopathie.

La théorie avancée en microkinésithérapie est que cette immobilité, résistance ou restriction post-traumatique ne se limite pas au point d’impact du choc ou de l’événement mal assimilé mais se transmet dans l’ensemble des tissus qui sont en relation avec cette zone. Ainsi donc, les séquelles laissées par les chocs traumatiques, non seulement créent un dysfonctionnement local sur la zone d’impact, mais altèrent également le rythme vital de l’ensemble du territoire concerné.

Localiser la lésion primaire

Le ou les symptômes qui ont conduit le patient à pousser la porte du microkinésithérapeute ne renseignent pas toujours sur la localisation du ou des tissus lésés.

A titre d’exemple, la fatigue, l’insomnie ou les vertiges ne renvoient pas immédiatement à une zone corporelle en souffrance. Pourtant, ce que va chercher sans relâche le microkinésithérapeute, c’est la lésion primaire, à l’origine de la cicatrice pathogène, elle-même responsable des symptômes verbalisés par le patient. Afin d’épargner au patient (et au praticien !) une micro-palpation aléatoire du corps tout entier, les fondateurs de la microkinésithérapie ont élaboré des « cartes » retraçant les voies de propagation des altérations dans l’organisme , et permettent également de remonter jusqu'à la lésion primaire.

Ces cartes ou schémas qui répertorient les correspondances entre certaines parties du corps sont le fruit des connaissances tirées de l’embryogenèse (évolution des tissus dans les premières semaines de la vie de l’embryon). Cette cartographie savante, mise au point à force d’observations, de recherches et d’expériences de reproductibilité, constitue le matériel d’apprentissage de tout microkinésithérapeute en formation. 

Pour quelles pathologies et troubles ?

La discipline a prouvé son efficacité dans le traitement de désordres liés à l’appareil musculo-osseux (entorse, luxation, tendinite, séquelles de fracture, lumbago, torticolis et autres douleurs rhumatismales).

Mais elle s’applique aussi à bien d’autres dysfonctionnements puisque l’altération ou la disparition de la manifestation rythmique tissulaire peut être provoquée par des causes innombrables auxquelles chacun(e) est exposé(e) tout au long de sa vie. Retenons que :

  • Les chocs et traumatismes physiques (entorses, élongations,…) provoqués par les chutes, accidents, bousculades, coups, bagarres… vont modifier les manifestations rythmiques des tissus musculaires et des aponévroses (membranes qui enveloppent les muscles ou qui fixent les muscles aux os) et peuvent également parfois avoir des retentissements sur les viscères.
  • Les chocs psychologiques ou émotionnels (frustrations, conflits, échecs scolaires, problèmes relationnels, deuils, ruptures…) vont dérégler les circuits nerveux et sont à l'origine de la plupart des troubles dits fonctionnels. Leurs lieux d’inscription renseignent sur leur nature.
  • Les toxiques et pollutions  : aliments, métaux lourds (zinc, mercure,plomb…),poisons (venins,vaccins,antibiotiques, drogues…) et les pollutions environnementales (nucléaires, atmosphériques, électro-magnétiques…) affectent le rythme vital des tissus muqueux et du système endocrinien. C’est précisément cette cause responsable que recherche le microkinésithérapeute, qui peut avoir surgi quelques mois, quelques années, voire même quelques décennies plus tôt ! Si ce choc initial n’est pas verbalisé par le patient, il est souvent surprenant de constater qu’il revient à sa mémoire lorsque les tissus sont corrigés, un peu comme si l’on réveillait les tissus en même temps que les souvenirs.

Notons que cette verbalisation n’est nullement une condition sine qua non de l’efficacité du traitement puisque celui-ci peut être effectué sur des nourrissons, sur des personnes dont le microkinésithérapeute ne parle pas la langue ou sur des animaux.

Indications Contre-indications

Il n’existe aucune contreindication à la microkinésithérapie et la complémentarité avec toute autre médecine alternative ou allopathique est totale. Il convient seulement de ne pas trop multiplier plusieurs techniques de soin la même semaine (homéopathie, ostéopathie, acupuncture...) car le corps recevrait alors trop d’informations différentes et pourrait s’en trouver aveuglé.

Comment se déroule une consultation en micro-kinésie ?

1 -Après s’être renseigné sur les douleurs ou les dysfonctionnements dont souffre le patient, le thérapeute fait allonger le patient sur une table, en restant légèrement vêtu. Avec ses mains, il va palper la zone dont le patient souffre (le symptôme).

2 - Première palpation en poussée, en effleurement, en rotation… Elle permet d’objectiver le « dysfonctionnement » des tissus et d’avoir une petite idée sur l’origine de ce désordre. Le traitement commence lorsque le thérapeute quitte le symptôme pour contrôler par des gestes méthodiques et rigoureux des ensembles tissulaires ou corporels qui contiennent la « trace », la « mémoire » des événements responsables des désordres. On peut ainsi traiter les traces des chocs traumatiques, des agressions infectieuses ou toxiques, mais aussi des chocs émotionnels ou des difficultés existentielles qui « perturbent » la personne. Chacune de ces causes « non éliminées » a laissé une trace dans l’organisme à des endroits spécifiques sans rapport avec la zone qui souffre.

3 - Lorsqu’une restriction apparaît entre les mains du thérapeute dans ces ensembles, il va la mettre en rapport avec une zone anatomique en définissant, par de nouveaux gestes palpatoires, l’étage corporel atteint et le tissu concerné et pouvoir ainsi situer la pathologie qui en découle.

4 - Le thérapeute réinforme ainsi l’organisme sur son passé afin de lui permettre de réagir aujourd’hui à cet événement. Le mécanisme réparateur peut se mettre en route puisque le corps a pris connaissance de son agresseur.

5 - Pour finir, le thérapeute retourne palper la zone de départ et vérifie si plus rien n’apparaît à ce niveau. Il explique ensuite à son patient ce qu’il a trouvé s’il ne l’a pas fait au fur et à mesure, et l’informe de la réaction de fatigue possible dans les 48 heures qui suivent. Il lui conseille de boire abondamment pour aider le corps à se drainer.

La durée d’une séance est d’environ 30 à 40 mn.

 

Combien de séances nécessaires ?

Il n’est pas utile de multiplier les séances de soin. Une seule par problème devrait suffire, deux ou trois tout au plus, à un mois d’intervalle chacune, semble être un maximum. Il convient en effet de laisser au corps le temps de réagir avant d’intervenir à nouveau. Ce temps de réaction est évalué à environ une vingtaine de jours, temps nécessaire aux cellules pour enregistrer le nouveau programme de fonctionnement et de le mettre en place.

En revanche, l’évolution de la personne peut lui permettre de rencontrer de nouvelles problématiques et à ce moment-là l’intervention du thérapeute peut s’avérer utile, à nouveau. Il est très important de ne pas laisser s’installer une relation de dépendance entre le patient et son thérapeute car c’est au patient de faire ses expériences de vie qui seules lui permettront de grandir et d’avancer dans la vie.

  • Préventif : On peut envisager des séances dites « préventives » à raison d’une ou deux par an, à des périodes connues comme habituellement difficiles.
  • Curatif : 1 à 3 séances espacées d’un mois.

 

Témoignage d'un Patient :Jean-Pierre, 69 ans, retraité

« Je souffrais d’une périarthrite scapulohumérale ; en clair, d’une inflammation de l’articulation de l’épaule. Mon médecin m’avait assuré que « c’était l’âge, qu’il n’y avait rien à faire hormis calmer la douleur ». C’est une collaboratrice, au travail, qui m’avait alors parlé de la microkinésithérapie dont je ne connaissais rien. J’ai pris rendez-vous ; en deux séances, mes douleurs ont disparu et ne m’ont plus jamais fait souffrir.

Quelques années plus tard, alors qu’une sciatique s’était installée, je suis allé consulter mon médecin (un autre) qui m’a avoué « c’est l’âge ! ». Décidément. J’ai essayé plusieurs disciplines dans le champ des médecines parallèles, l’une me soulageait 4 à 5 heures, une autre, 4 à 5 jours. Puis on m’a prescrit une IRM et des infiltrations. Là, j’ai dit « stop » et étonnamment, le souvenir de la microkinésithérapie m’est revenu. Une seule séance a suffi pour me guérir.

J’étais autant satisfait que circonspect ; j’ai repris rendez-vous pour le mois suivant au cas où ! Et surtout, je souhaitais comprendre. Comment un thérapeute, en une seule séance, était parvenu à me soigner quand plusieurs médecins avaient échoué une année durant ? La fois suivante, ma sciatique était résorbée mais mon praticien en a profité pour régler un problème d’allergie et quelques autres petits soucis bénins. J’ai repris une vie normale, l’accordéon et la danse traditionnelle…"

Centre de diffusion de la microkinésithérapie (ACDM)
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