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La HAS incite aux thérapies non médicamenteuses
La HAS incite aux thérapies non médicamenteuses
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1er juillet 2011
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Remedeo, 34 articles (Site internet)

Remedeo

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La HAS incite aux thérapies non médicamenteuses

La HAS incite aux thérapies non médicamenteuses

La Direction de la Sécurité Sociale a demandé à la Haute Autorité de Santé, organisme public indépendant d’expertise scientifique, de faire des recommandations pour « le développement de la prescription de thérapeutiques nécessitant une participation active du patient ».

Le rapport rendu recommande la prescription de thérapeutiques non médicamenteuses (activité physique, régime alimentaire, kinésithérapie), au même titre que les médicaments.

 
Certaines maladies chroniques sont particulièrement concernées comme l’insomnie ou les risques cardio-vasculaires, c’est pourquoi ces deux pathologies ont été prises comme exemple pour ce rapport. Par exemple, il semble qu’une activité sportive régulière permette de diminuer le traitement médicamenteux dans les cas de ces affections. Aujourd’hui, il revient au médecin de prodiguer des conseils non médicamenteux à ses patients, mais cette « prescription orale » n’est pas forcément prise au sérieux car elle est considérée comme ayant une importance inférieure à celles des médicaments.
 
Plusieurs freins au déploiement de ce type de prescription ont été relevés :
  • Convaincre le patient demande plusieurs consultations avec le médecin,
  • En parler avec le patient rallonge chaque consultation avec le médecin (payé à l’acte),
  • Déséquilibre du niveau d’information des médecins sur les thérapeutiques non médicamenteuses,
  • Efficacité ressentie par le patient sur le moyen voire le long terme,
  • Faible observance de ce type de thérapeutique
  • Existence d’inégalités dans l’accès aux thérapeutiques non médicamenteuses (diététicien, infirmière, gymnase, salle de sport).
Il est difficile d’évaluer l’impact médico-économique de ce type de thérapeutique : les données comparatives sur l’efficacité de traitement non médicamenteux en comparaison de traitement médicamenteux n’existent pas. Le problème du mode de rémunération du médecin est soulevé, sans pour autant proposer de solution. Il faut bien préciser que la prise en charge par la collectivité du coût que représente ces thérapeutiques pour le patient n’est évoquée qu’au dernier paragraphe, en soulevant la nécessité que le rapport coût/efficacité soit suffisant et clairement établi par une étude… qui, à ce jour, n’existe pas.
 
Le terme « prescription » est souvent associé à un médicament, alors qu’il peut tout aussi bien concerner un régime alimentaire ou un conseil hygiéno-diététique (activité physique, arrêt du tabac, se reposer…). Mais force est de constater que les patients ont souvent tendance à juger leur médecin en fonction de la longueur de l’ordonnance avec laquelle ils sortent de la consultation. La prescription de médicament prouve que le médecin valide son statut de « malade ». Ne pas prescrire de médicament pourrait remettre en cause la véracité de ses plaintes, aussi il est proposé de noter sur l’ordonnance les thérapeutiques non médicamenteuses prescrites. Faire changer les mentalités relève alors d’un enjeu de santé publique…
L'équipe de Remedeo
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