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La fièvre : quelle utilité ?
La fièvre : quelle utilité ?
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15 novembre 2011
Auteur de l'article
Annie Casamayou, 37 articles (Naturopathe)

Annie Casamayou

Naturopathe
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La fièvre : quelle utilité ?

La fièvre : quelle utilité ?

Notre corps a des capacités étonnantes de réparation. Et la fièvre serait un des exemples de ce pouvoir de l’organisme à s’autoréguler, elle serait salutaire ! Non, ce ne sont absolument pas des notions abracadabrantes… déjà un grand médecin de l’antiquité, Parménide, disait que si on lui donnait le moyen de provoquer la fièvre, il serait capable de guérir toutes les maladies. Alors vraiment, la fièvre ne serait pas une maladie ?

 

L’action de la fièvre

 
La fièvre, c’est une hyperthermie, la température du corps s’élève parce que l‘organisme cherche à lutter contre les infections, qu’elles soient virales ou bactériennes. C’est donc un phénomène de défense, en effet beaucoup de germes ne sont plus actifs au delà de 38,5 ou 39°. La fièvre provoque une accélération de l’ensemble du métabolisme, les fonctions physiologiques vont être stimulées, notamment au niveau cardio-vasculaire, ceci dans le but d’amener au plus vite des agents défensifs sur le lieu même de l’infection. La circulation sanguine et lymphatique s’accélère.
 
La fièvre permet également un drainage abondant, avec des sueurs plus importantes, des urines plus chargées, et souvent plus colorées. Signe que les toxines sont évacuées et éliminées plus rapidement. La fièvre a aussi le pouvoir de neutraliser les enzymes nécessaires à la digestion, c’est pourquoi on n’a pas faim quand on est fiévreux, c’est tout à fait normal, on ne peut pas digérer correctement. C’est une erreur de se forcer à manger dans ce cas là puisque le corps mobilise ses énergies de défense pour lutter contre l’infection. La fièvre en elle même n’est jamais une menace pour la vie, s’il y avait danger, ce serait à cause du déséquilibre interne auquel la fièvre essaie justement de mettre un terme. 
 

Laisser au corps une chance de se guérir seul

 
Il est donc recommandé de chercher plutôt à soutenir l’action de la fièvre, de l’accompagner avec quelques mesures simples. Faire chuter la fièvre avec des antipyrétiques (médicaments qui luttent contre la fièvre) ne fera que masquer la maladie alors qu’elle est agissante. On luttera contre la fièvre uniquement si celle-ci est très importante et entraîne agitation et confusion. Certains sont plus fragiles que d’autres, et notamment pour les enfants, il y a des risques de convulsions qui peuvent apparaître au dessus de 39°.
 
 

Modérer la fièvre

 
Les symptômes sont désagréables, on a parfois envie de faire baisser la fièvre, plusieurs possiblités naturelles :
  • des enveloppements avec un linge froid sur les mollets ou autour de la tête vont permettre de rafraîchir le corps
  • un bain froid, 2° en dessous de la température du corps, on y reste 20 mn, il permet de perdre 1° de fièvre pour quelques heures
  • un lavement, à faire en 1e intention car il a le double avantage d’aider à l’élimination du côlon et de refroidir.
Pour les anciens, la fièvre était un processus d’ordre spirituel, une manifestation de l’esprit Lumière. Une sorte d’initiation qui accompagne l’évolution et la croissance. La fièvre favorise le développement de la personnalité, il n’y a qu’à observer les enfants après une fièvre, une fois rétablis, ils grandissent ou ils mûrissent. N’oubliez pas aussi que c’est le repos qui permet aux capacités naturelles de guérison d’agir pleinement.
 
IMPORTANT
Ne tentez pas de faire vous même votre diagnostic en cas de problème grave ou persistant. Consultez toujours un médecin si les symptômes persistent ou si la fièvre est trop forte.
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