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L’avenir des médecines douces, vu par Maître Robard
L'avenir des médecines douces, vu par Maître Robard
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21 octobre 2010
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Jean-Luc Martin-Lagardette, 33 articles (Journaliste)

Jean-Luc Martin-Lagardette

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L’avenir des médecines douces, vu par Maître Robard

L'avenir des médecines douces, vu par Maître Robard

Selon l’avocate Isabelle Robard, spécialiste du droit de la santé, le recours aux médecines non conventionnelles (MNC, dites douces, traditionnelles, complémentaires ou alternatives) sera facilité, « non pas pour satisfaire la liberté thérapeutique des patients, mais par nécessité économique ».

Voir l'interview intégrale.

Interrogée dans le cadre du congrès national de l’Alliance pour la santé, qui s’est tenu à Montreuil (93) à la mi-octobre 2010, maître Isabelle Robard répond aux questions d’Ouvertures sur la situation des MNC en France. « Il faudra bien qu’on arrive un jour à mettre sur la table toutes les offres possibles pour voir ce qui est le mieux pour chaque individu  », revendique-t-elle. « Il y a un décalage entre les textes qui affirment la liberté de prescription et la réalité : hors des sentiers battus, les médecins subissent plaintes et poursuites, même s’ils ont l’accord éclairé de leurs patients, même s’ils ont des résultats ! »

Soulignant également que beaucoup de professionnels non médecins pratiquant ces démarches parallèles sont légalisés chez nombre de nos voisins européens, elle rappelle que le système français qui régit l’exercice illégal de la médecine date de… 1803 !

Quelques avancées ont cependant vu le jour ces derniers temps, comme la légalisation de la fonction d’ostéopathe et de celle de chiropracticien. Mais il y a encore beaucoup de chemin à parcourir.

Vraisemblablement, le recours aux MNC sera facilité, « non pas pour satisfaire la liberté thérapeutique des patients, mais par nécessité économique », en raison de la faillite du système de santé tel qu’il fonctionne aujourd’hui.

Isabelle Robard plaide pour la réunion d’une commission ad hoc, pas nécessairement formalisée, entre les différents acteurs de la médecine (conventionnelle et non conventionnelle), à l’instar de ce qui avait été fait en 1993 autour du député européen Paul Lannoye et qui avait abouti au vote d’un important texte européen sur les MNC.

>> A l´occasion de son congrès, Alliance pour la santé a annoncé avoir dépassé le chiffre de 3 000 adhérents.

JL ML jlml.fr / ouvertures.net

SOURCES

  • www.ouvertures.net
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