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L’Académie de médecine s’ouvre timidement aux médecines douces
L'Académie de médecine s'ouvre timidement aux médecines douces
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8 mars 2013 | 1 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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L’Académie de médecine s’ouvre timidement aux médecines douces

L'Académie de médecine s'ouvre timidement aux médecines douces

L’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (APHP) avait donné un avis favorable, l’an dernier, à l’introduction de l’acupuncture, de l’ostéopathie, du tai-chi et de l’hypnose dans ses établissements de soins. Ces quatre thérapies alternatives sont-elles efficaces ? L’Académie de médecine se montre nuancée mais globalement positive : « Certains types de médecines alternatives peuvent effectivement être utiles pour soulager un patient ».

L’Académie de médecine a rendu un rapport le 5 mars dernier au sujet de ce qu’elle appelle les « thérapies complémentaires ». Le terme, pour cette institution dévouée à la science, n’a pas été choisi au hasard, tant elle a encore certaines difficultés à se faire à l’idée du nom, utilisé plus communément, de « médecines douces » ou « médecines parallèles ». Le Professeur Daniel Bontoux s’en explique au nom de l’Académie : « Pour nous il n’y a qu’une seule médecine, la médecine scientifique. Le reste pourrait être sujet à des dérives, d’où notre méfiance ». L’Académie de médecine a néanmoins consenti à se pencher sur quatre « médecines alternatives » que sont l’acupuncture, l’ostéopathie, le tai-chi et l’hypnose. Car, comme le note le Professeur Daniel Couturier, « ces thérapies, significativement répandues, sont en passe d’être démocratisées par l’APHP et ont été assimilés dans les CHU  ».
 
Ainsi, pour l’Académie, « la liste des maladies susceptibles d’en bénéficier, déjà au nombre de 43 pour l’OMS en 1979, n’a cessé de s’étendre, sans pour autant que la réalité de son action et la preuve de son utilité soient souvent établies ». Pour les académiciens, l’ostéopathie et la chiropraxie ont des vertus réelles, car elles soulagent immédiatement les patients. Cependant, « les manipulations rachidiennes peuvent se montrer modérément efficaces sur la lombalgie aiguë, subaiguë ou chronique, sur la cervicalgie aiguë, subaiguë ou chronique, sur la céphalée d'origine cervicale, les états vertigineux d'origine cervicale et, à un moindre degré, sur la migraine  ».

Pour ce qui est de l’hypnose, l’Académie estime qu’elle est intéressante d’une part pour réduire la douleur liée aux gestes invasifs chez l’enfant et l’adolescent, et d’autre part pour limiter les effets secondaires des chimiothérapies anticancéreuses. Mêmes échos positifs concernant la relaxation, le tai-chi et le gigong : « Si aucune étude ne peut prouver leurs effets bénéfiques sur le long terme, ils n’ont en revanche aucun effet secondaire négatif ou indésirable ». Un petit plus est enfin décerné à l’acupuncture, « qui peut se montrer efficace contre les nausées et vomissements induits par certaines chimiothérapies ». L’Académie, bien qu'elle émette des réserves, a ainsi donné un signe d’ouverture. Elle insiste tout de même pour que ces approches ne soient envisagées qu’après le diagnostic d’un médecin, « afin d’éviter tout retard de diagnostic ou perte de chance pour les patients ».

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Commentaires
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par Lisa Sion (IP:xxx.xx6.105.233) le 9 mars 2013 a 12H00
Lisa Sion (Visiteur)

Ouvrez vous tous timidement et humblement aux herbes folles et naturelles