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Jardiner sans nuire à la santé et la biodiversité : les bons gestes
Jardiner sans nuire à la santé et la biodiversité : les bons gestes
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30 juin 2011
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La rédaction CareVox, 602 articles (Comité de rédaction)

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Jardiner sans nuire à la santé et la biodiversité : les bons gestes

Jardiner sans nuire à la santé et la biodiversité : les bons gestes

Alors que le jardinage devient plus populaire auprès des français, l’association Santé Environnement édite un guide pratique afin de sensibiliser les jardiniers amateurs aux risques qu’ils encourent en utilisant des produits toxiques, et donne des recommandations pour s’en prémunir.

Jardinage et pesticides : quels risques pour la santé ?

Alors que les pesticides, insecticides et autres substances chimiques sont de plus en plus réglementés dans l’agriculture, le choix des produits de jardinage restent au libre choix des particuliers. Or ceux-ci ne sont pas toujours conscients des risques potentiels des pesticides pour la santé humaine, d’autant plus qu’ils les utilisent sans précautions particulières. Par ailleurs, les jardiniers amateurs ont tendance à sur-doser et exposent de façon involontaire leurs proches et les plus-petits à ces substances nocives en plus de la pollution générée.
D’après l’association Santé Environnement, si plusieurs études scientifiques ont déjà permis de montrer à quels risques les agriculteurs s’exposaient, on mesure encore mal l’effet de l’utilisation des pesticides chez ceux qu’on nomme « les jardiniers du dimanche ».
 
Cependant, on peut supposer que les risques ne sont pas moindres. En effet, les substances les plus utilisées par les particuliers (cf. Tableau 1) peuvent provoquer divers troubles plus ou moins graves. Ces produits ont des effets immédiats (tremblements, salivation, maux de tête), des effets différés quelques mois plus tard (neuropathies, troubles d’orientation, maux de tête permanents) et sont également suspectés de provoquer 10 à 20 ans plus tard des cancers, des troubles de la fertilité ou du système nerveux. D’après le docteur Patrice Halimi, Secrétaire général de l’ASEF, des études prouvent notamment que les mères enceintes qui utilisent des pesticides quand elles jardinent multiplient les risques de pathologies graves chez l’enfant. L’exposition in utéro à des pesticides, même à des doses faibles, a des effets sur l’appareil génital de l’enfant. Il est donc urgent de sensibiliser le grand public à ces enjeux.
 
La contamination peut se faire au moment de l’application du produit par inhalation (pulvérisation), par ingestion, ou par contact cutané. Elle peut également se faire de façon continue lorsque le jardinier, ses enfants ou petits-enfants, s’assoient dans le jardin, mangent les fruits et légumes qui en sont issus, etc.

 

Des effets néfastes bien connus pour la nature

La pollution par les pesticides joue un rôle certain dans ce phénomène inquiétant qui touche même les espèces communes, ainsi les effectifs des oiseaux nicheurs communs ont baissé de 12% en 20 ans, la baisse est même de 25% pour les oiseaux des milieux agricoles. Tandis que le nombre moyen d’espèce de fleurs sauvages dans les parcelles cultivées a baissé de 44% en 30 ans.
 
Jardiner sans pesticides constituera un plus pour la faune et la flore de votre jardin. Par exemple les insectes reviendront, et les oiseaux qui s’en nourrissent apprécieront ! Des plantes locales trouveront un refuge abritant les pollinisateurs qui les butinent. Mais au-delà de cet effet direct sur ces habitants au quotidien, un jardin, même petit et urbain, peut jouer un rôle favorable plus global pour la biodiversité de notre pays. En effet, les scientifiques ont montré que dans un territoire donné, pour que la biodiversité se porte bien, cela nécessitait d’avoir une mosaïque d’espaces favorables à son épanouissement, votre jardin peut contribuer à créer cette mosaïque indispensable.
 

Jardiner « Bio » ou « sans pesticides » : les grands principes

1. Ne pas utiliser de produits chimiques de synthèse

Passez à des engrais « Bio » tels que le guano, le sang desséché, le fumier, la corne broyée, les arrêtes de poisson, le purin d’ortie. Vous pouvez également produire vous-même votre propre compost avec des restes de la cuisines comme les épluchures de fruits et de légumes, coquilles d’œufs, etc. ; des feuilles mortes et autre déchets du jardin, etc.

 

2. Préférer les labels bio

Voici quelques-uns des labels qui peuvent vous aider à mieux vous repérez dans une jardinerie pour choisir des produits respectueux de la nature.
  • L’Ecolabel européen : L’Ecolabel européen atteste qu’un produit respecte plus l’environnement, tout en étant aussi efficace et aussi performant qu’un produit semblable destiné au même usage.
  • Le label « Eco fert » : Il garantit l’origine naturelle des matières utilisées pour fabriquer les fertilisants et composts.
  • Label AB (Agriculture Biologique) : Il garantit des plans issus de l’agriculture biologique, donc sans recours aux produits chimiques
  •  Attention à la mention « Emploi autorisé dans les jardins » censée garantir au consommateur que le produit antiparisitaire présente des « garanties de moindre dangerosité eu égard à leur utilisation par des non-professionnels… » Le non-respect des dispositions prévues par l’arrêté n’est actuellement sanctionné que par le retrait de la mention (cela ne pénalise que le détenteur de l’autorisation de mise sur le marché et non le distributeur). Le célèbre désherbant dont nous avons parlé précédemment porte cette mention, il ne faut donc pas s’y fier…

 

3. Désherber en douceur

Il existe plusieurs possibilités pour désherber sans produits chimiques. Vous pouvez pailler, sans lumière rien ne pousse, biner régulièrement ou pulvériser de l’eau de cuisson des pommes de terre ou de l’eau bouillante sur les plantes que vous souhaitez limiter.

 

4. Supprimer les insectes mais pas tous

Tout d’abord, précisons qu’une plante cultivée dans de bonnes conditions se défend toute seule. Le jardinier est d’abord là pour prévenir ! Certains insectes sont par ailleurs bénéfiques aux plantes comme la coccinelle. Cependant, si vos plantes ont besoin d’un peu d’aide, voici quelques moyens naturels pour se débarrasser des insectes :
  • Les pucerons  : Planter du persil. Faire un élevage de coccinelles. Faire macérer du tabac, puis le vaporiser.
  • Les limaces et les escargots  : Mettre de la cendre de bois ou du sable fin autour des plantes.
  • Tous les insectes  : Vaporiser une préparation de piment fort macéré. Vaporiser de l’eau savonneuse.
  • En cas de très grosse invasion, vous pouvez utiliser de la bouillie bordelaise achetée dans le commerce. Evitez de la faire vous-même et préférez les solutions déjà prêtes. Attention : à n’utiliser qu’en dernier recours (présence de sulfate de cuivre) et en respectant scrupuleusement les dosages prescrits !

5. Ne pas acheter de graines hybrides F1 (plants stériles)

Les graines que vous trouverez dans le commerce ne sont pas vraiment « bio », elles sont souvent traitées, voire couvertes de fongicides pour être mieux conservées et donner des semis plus résistants. Attention également aux graines portant la mention « hybrides F1 » ! Ces graines ne se replantent pas l’année suivante. Alors pensez à bouturer ou récupérer les graines de vos propres plantes !
 

6. Limiter les arrosages au strict minimum

Optez pour des plantes locales, qui sont adaptées à la pluviométrie et au climat du lieu où vous habitez. Vous pouvez également pratiquer le paillage, qui permet de maintenir le sol humide, mais aussi biner ! Le binage permet d’aérer la terre et de drainer l’eau jusqu’aux racines des plantes. Enfin, vous pouvez placer dans votre jardin des bacs ou des citernes pour récupérer l’eau de pluie.
 

7. Respecter la biodiversité

Un jardin doit avant tout être vivant ! Laissez donc un coin pour que « les mauvaises » herbes se développent. Elles formeront un petit bout de jungle qui attirera les oiseaux et les insectes.
La rédaction CareVox

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SOURCES

  • Communiqué de presse ASEF - 24 juin 2011
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