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Incidents radioactifs à Penly : Des révélations dans quelques jours ?
Incidents radioactifs à Penly : Des révélations dans quelques jours ?
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6 avril 2012
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

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Incidents radioactifs à Penly : Des révélations dans quelques jours ?

Incidents radioactifs à Penly : Des révélations dans quelques jours ?

Un incident de niveau 1 a eu lieu le 5 avril dernier à la centrale nucléaire de Penly, en Seine-Maritime. Le réacteur numéro 2 s’y est arrêté automatiquement après deux départs de feu, vers 12h20, qui ont été suivis d’une fuite d’eau radioactive sur un circuit de refroidissement. Selon EDF l’incident est clos, et pour l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) les faits sont sans conséquences. Le dispositif de crise a donc été levé. Les écologistes, qui jugent néanmoins que l’incident est sérieux, déplorent le manque de transparence, et Eva Joly, candidate EELV à la présidentielle, a qualifié le site en question de « plomberie vétuste ». Les uns et les autres s’accordent toutefois sur le fait que «  pour l’heure il n’y a aucune gravité au niveau des répercussions environnementales ou de santé extérieure ».

Le 5 février dernier, c’est peu après midi qu’une série d’anomalies a démarré dans la centrale nucléaire de Penly, située au bord de la mer, entre Dieppe et Le Tréport, en Seine-Maritime. Deux incendies, qui ont déclenché l’arrêt automatique du réacteur, se sont déclarés sur une des pompes de refroidissement du réacteur numéro 2. Ils sont dus à « deux petites flaques d’huile » selon EDF. Les pompiers, dépêchés sur place, ont rapidement éteint le feu. Et les techniciens n’étaient pas au bout de leurs surprises : une fuite d’eau radioactive signalée (comme le précise Nicolas Chateauneuf, journaliste Sciences et Environnement de France 2) sur un joint de la pompe en question, a eu lieu jusqu’à tard dans la nuit du 6 avril, à 4 heures, lorsque celle-ci a finalement été colmatée.

EDF l’assure : « L’eau contaminée ne s’est pas répandue hors de la centrale. Il n’y a aucune incidence sur l’environnement et la santé ». Les turbulences qui ont secoué Penly ont, au final, été classées au niveau 1 de l’échelle à sept paliers des accidents de nature nucléaire (qui est donc le moins grave). Affaire classée ? Pour Yannick Rousselet, spécialiste du nucléaire chez Greenpeace, « pour l’instant rien, il est vrai, n’indique que cet incident soit grave pour notre environnement ou notre santé. Mais l’incident en lui-même est sous-estimé, car c’est le circuit primaire qui a été touché, c’est à dire celui qui est directement impliqué dans le refroidissement du combustible ».

Jean-Christophe Niel, directeur général de l’ASN, écarte tout alarmisme : « Aucune contamination radioactive n’a été décelée sur les 29 personnes qui sont entrées dans le bâtiment pour éteindre le feu ». Se voulant tout aussi rassurant, Dominique Minière, directeur du parc nucléaire d’EDF, a indiqué « qu’on ne redémarrera pas le site avant de savoir ce qui s’est vraiment passé, et cela pourrait nous prendre plusieurs jours ». Eva Joly, candidate écologiste à la présidentielle, et Michèle Rivasi, députée européenne EELV, ont jugé dans un communiqué qu’« un joint défaillant, une flaque d’huile et un départ de feu dans le bâtiment d’un réacteur nucléaire ne peuvent être considérés comme anodins. Nous parlons de nucléaire là, pas de la chaudière du gymnase du coin ».
 

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