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Fukushima : Omission radioactive
Fukushima : Omission radioactive
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21 avril 2011
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Béatrice de Reynal, 207 articles (Nutritionniste)

Béatrice de Reynal

Nutritionniste
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Fukushima : Omission radioactive

Fukushima : Omission radioactive

Les rayonnement, dont on ne constate de leur existence que leurs effets ou leurs méfaits, sont absolument effrayants pour les populations. Et puis après l’expérience collective de Tchernobyl, rien d’étonnant à ce que le monde ait tremblé (ne tremble plus ? Merci les médias qui fouettent d’autres chats car il n’y a plus assez d’extraordinaire dans ce sujet là, alors qu’il brûle de plus en plus !!!).

Que les Américains se soient précipités sur les comprimés d'iode n'est pas risible. AU contraire : nous devrions tous pleurer : si un comprimé reste notre seule arme contre la contamination radioactive, vous voyez bien que notre cas est bien désespéré !?

Des années avant ce désastre de Fukushima Daiichi, le gouvernement US a démarré sur les chapeaux de roue un programme lourd de recherche pour des molécules pouvant combattre les irradiations fortes... contre les cancers ainsi induits, contre les effondrements immunitaires...

Les expositions léthales sont sans doute les plus délicates à traiter : le contact avec des isotopes radioactifs portés par l'air ou par la nourriture (dont l'iode 131, le strontium 90 ou le plutonium) provoquent plus ou moins rapidement des cancers multiples. Ceux qui sont irradiés violemment par proximité au générateur par exemple, outre les brûlures de la peau, souffrent de dommages graves intestinaux, avec infection, et peuvent décéder en quelques jours ou quelques mois. Le système osseux est également touché, ainsi que les globules blancs ou rouges, les plaquettes... Les patients sont alors sensibles à de nombreuses infections, à des hémorragies.... 

Les antibiotiques peuvent limiter les dégâts, les transfusions également.

Il est proposé une thérapie nommée filgrastim (vendu sous le nom de Neupogen) basée sur un facteur de stimulation de granulocyte (G-CSF). Il incite la moelle à produire plus de globules blancs.

Andrei Gudkov, directeur du Cleveland BioLabs propose une molécule nommée CBLB502, qui semble pouvoir protéger les primates d'une exposition aïgue 48 après.

Ex-RAD (de Onconova Therapeutics) est également en cours de mise au point et semble protéger les souris irradiées dès le lendemain de l'exposition aïgue.

Et ainsi, plusieurs autres pistes thérapeutiques sont aujourd'hui en cours de développement dans les labo de recherche privée....

Jusqu'à ce que nous soyons fins prêts pour le désastre !

pompier

Quoi qu'il arrive, ces solutions thérapeutiques devront pouvoir être proposées aux populations, en mode "aïgu", c'est-à-dire qu'elles doivent pouvoir être mises à disposition 24 ou 48 h après l'accident, à raison de millions de doses... Et ça, c'est une plus grande difficulté encore que de savoir mettre au point un traitement.

 


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Radioactivité Iode