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Doucement avec le citron !
Doucement avec le citron !
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29 octobre 2015
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Pleine santé naturelle, 21 articles (Rédacteur)

Pleine santé naturelle

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Doucement avec le citron !

Doucement avec le citron !

Le citron, véritablement un fruit de santé aux nombreuses vertus, riche en de nombreux nutriments, est recommandé pour quantité de troubles ou pour les prévenir, on lui confère aussi des propriétés minceur et il permet même d’assainir la maison.
Un aliment miracle me direz-vous ? A première vue, oui !
Ceci-dit, le citron est-il l’allié santé de tous sans exception ? Ses bienfaits étant nombreux, peut-on pour autant le consommer sans modération et au long cours ?

 

Vertus et bienfaits du citron pour la santé

Que contient le citron ?

Flavonoïdes : le citron en contient plusieurs types. Il s’agit de composés antioxydants ayant pour propriété de neutraliser les radicaux libres permettant ainsi la prévention de l’apparition de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et maladies chroniques. Ces flavonoïdes sont principalement l’ériocitrine et l’hespéritine pouvant diminuer le stress oxydatif.
La nobiletine, un autre flavonoïde pourrait contribuer à ralentir la croissance des tumeurs et des métastases selon une étude japonaise de 2010.

Limonoïdes : il s’agit d’antioxydants possédant des propriétés d’ampleur moindre que celles des flavonoïdes. La limonine et la nomiline sont les principaux limonoïdes du citron.
Des études chez l’animal suggèrent que ces composés pourraient eux aussi ralentir la progression de tumeurs et de métastases. L’action synergique de plusieurs limonoïdes entre eux pourrait amplifier ce mécanisme d’action.

Fibres solubles : le citron est riche en fibres solubles, essentiellement la pectine, auxquelles on confère l’aptitude de contribuer à améliorer le ratio cholestérol LDL/cholestérol HDL. La pectine suggère également, in vitro, qu’elle pourrait inhiber la croissance de cellules cancéreuses.

Vitamines et minéraux : le citron est une bonne source de vitamine C et une source correcte de cuivre et de fer.

Pour quels troubles le recommande-t-on et pour prévenir lesquels ?

De nombreuses études indiquent que la consommation de citron exerce un effet favorable sur les troubles suivants :

Hypercholestérolémie : Les agrumes sont riches en flavonoïdes qui pourraient avoir un potentiel de réduction de l’hypercholestérolémie. Des études menées sur l’animal on confirmé cette supposition mais en raison de la différence des mécanismes d’absorption par rapport à l’humain, on ne peut pour le moment avancer quoi que ce soit quant à leur efficacité clinique.

Rétention d’eau : le citron est diurétique et favorise l’élimination des liquides contenus dans les tissus. En outre, il favorise la circulation. Le mieux est encore d’éviter les excès de sel et les aliments acidifiants, ceux-ci ayant tendance à favoriser la rétention d’eau.
A ce sujet, une fausse croyance est répandue : il faut prendre des diurétiques en cas de rétention d’eau ! Et bien non ! C’est justement le contraire : il faut boire beaucoup. Le mécanisme de la rétention d’eau est somme toute simple à comprendre mais il mérite qu’on lui consacre un article. Je note ceci dans un petit coin et rédigerai, dans un futur proche, un article dédié.

Troubles digestifs : on recommande le citron pour les cas de digestion lente, de maux d’estomac ou de remontées acides. Un citron pressé dans un verre d’eau fera des merveilles. En outre, il nettoie le foie et contribue à purifier l’ensemble du système digestif.
On préconise souvent de démarrer la journée par un verre d’eau chaude dans lequel on a pressé le jus d’un citron : oui mais pas pour n’importe qui et pas forcément au long cours (c’est ce que nous verrons plus loin).

Vertus anti-âge : cette propriété est sans doute exagérée ou mal nommée mais le citron, de par les flavonoïdes qu’il contient, réduit les effets néfastes des radicaux libres et permet d’atténuer les effets du vieillissement cutané. En outre, sa richesse en vitamine C renforce cette propriété.

Maux de gorge : sa richesse en acide citrique et en vitamine C lui confère des propriétés anti-inflammatoires et anti-infectieuses. En cas de toux ou de douleurs dans la gorge, ayez le réflexe citron !
Pressez le jus d’un citron dans de l’eau chaude et additionnez de miel (bio de préférence pour ses meilleures qualités nutritionnelles et pour garantir de meilleures propriétés bactéricides). A boire au besoin…

Aphtes : Ses propriétés anti-inflammatoires et anti-infectieuses permettent de venir à bout des aphtes, ces petites ulcérations de la bouche.
“Rincez vous la bouche trois fois par jour avec le jus d’un citron fraîchement pressé dans un verre d’eau chaude”. le citron peut rendre l’aphte plus douloureux mais cette sensation s’estompe au fur et à mesure du traitement.

Prévention et ralentissement de la progression du cancer : une étude menée au Japon indique que la consommation d’agrumes combinée au thé vert serait associée à une plus forte diminution de l’incidence de certains cancers.
Les flavonoïdes, qui pour rappel sont de puissants anti-oxydants, ont démontré que le citron peut ralentir la prolifération des cellules cancéreuses. In vitro et sur des modèles animaux, il est question d’une diminution de cellules cancéreuses au niveau du sein , de l’estomac, du poumon, de la bouche et du côlon.

Troubles et maladies cardiovasculaires : nombre d’études épidémiologiques ont démontré que l’apport régulier de bioflavonoïdes contenus dans les agrumes contribuerait à favoriser la dilatation des vaisseaux sanguins, à diminuer l’agrégation plaquettaire et à la prévention de l’oxydation du Cholestérol LDL.

 

Là où le bât blesse

Le citron, comme on vient de le voir, possède d’incroyables vertus et s’avère être prometteur en terme de lutte conte le cancer. Il est une vertu que je n’ai pas encore mentionnée mais qui revient malgré tout assez souvent :

Les vertus alcalinisantes du citron

L’équilibre acido-basique de l’organisme est un thème dont les internautes me semblent friands de nos jours. La mode est à l’alcalinisation de l’organisme via la lutte contre l’acidification. Cette mode est justifiée tant il est avéré que la nourriture que nous consommons combinée à notre mode de vie délétère contribue à l’acidification de l’organisme. C’est là que le citron intervient. Outre ses vertus purgatives (du foie en particulier), le citron est recommandé pour alcaliniser l’organisme.
Mais attendez ! Le citron est pourtant acide (contient essentiellement de l’acide citrique à ce niveau) mais serait alcalinisant ?

Résidu acido-basique et pH des aliments

Le pH (ou potentiel hydrogène) est une mesure de l’alcalinité ou de l’acidité d’une solution. En fait, une solution peut présenter une ou l’autre des trois caractéristiques suivantes : elle peut être acide, neutre ou alcaline. C’est le pH de la solution qui déterminera son acidité, sa neutralité ou son alcalinité.
Il faut savoir que le pH se mesure sur une échelle allant de 0 à 14. Une solution dont le pH est 0 est la solution la plus acide que l’on puisse trouver. Une solution dont le pH est 14 est la solution la plus alcaline que l’on puisse trouver. Une solution dont le pH est 7 est une solution neutre.
Les aliments ont aussi leur pH et il faut en tenir compte. Cependant, ils produisent également un résidu acido-basique à l’issue de leur digestion. Ceci signifie qu’ils laissent dans l’organisme un résidu acide ou alcalin qui exerce une action marquée sur le fonctionnement de l’organisme.
La notion de résidu acido-basique des aliments est connue en diététique conventionnelle, mais on y porte peu d’intérêt. Il s’agit pourtant d’une notion importante.

Quelques exemples de résidus acido-basiques pour quelques aliments :

Citron…………………… 7.7
Pamplemousse…………. 6.4
Banane…………………. 6.0
Pomme…………………. 2.2
Riz blanc………………. –7.8
Arachide……………….–10.6

Le signe moins (-) devant le chiffre du résidu indique que celui-ci est acide. On constate donc qu’un aliment acide peut engendrer un résidu alcalin et le citron en est un parfait exemple.

Pourquoi faut-il être prudent avec le citron ?

Sur le plan pratique, on peut faire une utilisation intéressante de ces notions de résidus et de pH des aliments.
Pour assimiler des aliments au pH acide, il faut disposer de bonnes réserves alcalines. Celles-ci seront mobilisées lors des processus digestifs pour remonter le pH de l’aliment à un niveau convenable afin qu’il puisse passer dans le sang. Si les réserves alcalines sont insuffisantes, il est possible que le pH ne puisse pas être remonté suffisamment pour absorber l’aliment.

En résumé, afin de neutraliser l’acidité d’un aliment, l’organisme puise dans ses réserves alcalines. Et de quoi sont composées principalement ces réserves alcalines ? De minéraux !

Ainsi, la consommation de citron (et plus généralement d’aliments acides) tire sur les réserves de minéraux !

Or, la carence minérale est loin d’être un phénomène isolé dans nos contrées. La faute à de la nourriture cultivée sur des sols surexploités dont les réserves en minéraux admettent un niveau critique ainsi qu’à la surconsommation d’aliments acides donc acidifiants de l’organisme en général.
En outre, l’organisme ne se contente pas de puiser dans les réserves minérales (essentiellement dans le squelette et les dents) pour contrer l’acidité des aliments mais doit également juguler l’acidité générale qui s’est installée au fil du temps. Ce qui contribue à la déplétion des réserves en minéraux !

Dès le départ, il est clair que les personnes dont l’organisme est plus ou moins acidifié n’ont pas d’intérêt à consommer des aliments dont le pH est particulièrement acide.

Les individus qui disposent de bonnes réserves alcalines peuvent sans problème se permettre de consommer des aliments dont le pH est relativement acide. Par contre, ceux dont les réserves alcalines sont faibles ont surtout avantage à consommer des aliments dont le pH est moins acide.
Une personne acidifiée, ou plus précisément hypo-alcalinisée, devrait donc choisir correctement ses aliments pour corriger sa situation. Elle pourra mettre l’accent sur les fruits peu acides et les légumes puisque ces deux catégories d’aliments contribuent à refaire les réserves alcalines. Concernant ce dernier point, en cas de forte acidité de l’organisme, il conviendra de ne pas se limiter à la seule nourriture mais d’également se supplémenter, de manière naturelle en minéraux. Ce sera l’objet d’un futur article…

 

 

 

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