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Crash du vol Rio-Paris : la fatigue de l’équipage mise en cause
Crash du vol Rio-Paris : la fatigue de l'équipage mise en cause
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21 mars 2013 | 5 commentaires
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

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Crash du vol Rio-Paris : la fatigue de l’équipage mise en cause

Crash du vol Rio-Paris : la fatigue de l'équipage mise en cause

Les membres de l’équipage de l’AF 447 se seraient rendus à Rio avec leurs compagnes dans un esprit festif. Au vol retour à destination de Paris, la fatigue aurait été au rendez-vous. Et le plus atteint par le manque de sommeil aurait été le commandant de bord en personne, devenu incapable de gérer une situation périlleuse dans le cockpit. Ce facteur « fatigue », qui avait été totalement occulté par le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) -considérant qu’il s’agissait d’un élément de leur vie privée-, a été révélé par plusieurs sources à renfort de documents accablants, dont Le Point et Le Figaro.

Le Point en a fait état dans ses colonnes le 15 mars dernier : Le manque de sommeil et le grand coup de fatigue des pilotes du vol AF447 durant le trajet Rio de Janeiro-Paris, qui a connu son destin tragique dans la nuit du 1er juin 2009 en s’étant échoué dans l’océan avec un bilan de 228 morts, aurait été caché par les enquêteurs du BEA. Et ce en raison d’un « respect à la vie privée ». Le document basé sur l’enquête judiciaire remis aux familles des victimes n’aurait pas fait mention de ce détail, pourtant capital pour l’enquête : Le grand coup de fatigue des pilotes, et en premier lieu du commandant de bord lui-même, qui s’est retiré en plein vol pour faire un somme.
 
Les quelques phrases perçues par les enregistreurs de vol dans le cockpit auraient pourtant pu mettre la puce à l’oreille des enquêteurs, de même que l’attention relâchée de l'équipage au point d’écouter de la musique. Pendant les 23 premières minutes, c’est un silence quasi complet. Et peu après une heure du matin, le commandant de bord grommelle, quelques minutes avant d’aller se reposer : « Cette nuit, j’ai pas assez dormi. Une heure. C’était pas assez tout à l’heure ». Évidemment, une heure de sommeil dans la nuit précédent un vol long-courrier, c’est très loin d’être suffisant. Et même si cette insomnie ne peut expliquer l’accident à elle seule, elle mérite qu’on s’y attarde.
 
Fabrice Amedeo, journaliste spécialisé dans l’aéronautique, livre son point de vue : « Une certaine confusion mentale a régné dans l’esprit de l’équipage. Une confusion due à la fatigue. Le matin même, les membres de l’équipage et leurs compagnes s’étaient offert une virée en hélicoptère dans la baie de Rio. Et l’équipe montrait déjà des signes d’épuisement ». Le Figaro, qui a voulu en savoir plus, a interrogé un médecin du sommeil : « Quand on regarde précisément la transcription des conversations dans le cockpit, on s'aperçoit que le commandant de bord est dans une situation d'ivresse du sommeil. Le pilote a encore le cerveau ralenti par le sommeil profond dont il a été sorti brutalement.

D'un point de vue électroencéphalique, le sommeil lent profond est un sommeil où le cerveau est ralenti et est pratiquement dans le coma. On a extrait le commandant de bord d'un sommeil profond et dans ce cas-là, il faut plusieurs minutes pour retrouver ses capacités intellectuelles : ce laps de temps correspond au processus de dépolarisation des neurones ». On comprend dès lors que le commandant de bord essayait tant bien que mal de gérer sa dette de sommeil sur sa couchette, et qu’à son retour dans le cockpit, à quelques minutes du crash, ses propos redoublent d’incohérence : « Descends… Non tu montes là… Tu montes… C'est pas possible… Tu es en… Tiens euh... Tu as quoi ?... Non attends ».

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Commentaires
0 vote
(IP:xxx.xx0.16.213) le 22 mars 2013 a 00H49
 (Visiteur)

Beaucoup de conditionnel et peu de certitudes. C’est bien Internet, on peut écrire n’importe quoi.

3 votes
par irina Leroyer (IP:xxx.xx9.143.14) le 22 mars 2013 a 01H22
irina Leroyer (Visiteur)

@ l’auteur,

un accident comme celui d’AF447 est du à ce que l’on a coutume d’appeler : une pyramide de causes !

parmi les causes identifiées, on peut citer :

- le givrage des tubes de pitot ayant provoquer le désengagement du pilote automatique.

- l’addiction aux automatismes des pilotes.

- le concept "AIRBUS" favorisant la machine sur l’homme réputé faillible.

- le fait que le manche de droite ne soit pas couplé avec celui de gauche.

- Une carence dans l’entrainement des pilotes à piloter "en manuel" ainsi qu’a effectuer et rattraper un décrochage.

- le fait que le CDB plus expérimenté et ayant un passé sur des avions "plus classique" ne se trouvait pas dans le poste quand le problème mineure du givrage des tubes pitot s’est produit.

- l’état de fatigue du CDB qui l’a poussé a quitter son poste.

- l’inexpérience du pilote en fonction qui a cédé à la panique face à une situation inattendue.

- le fait que l’avion se trouvait à ce moment là en air turbulent et en IMC.

Ce qu’il faut comprendre : c’est l’ensemble de ces causes qui a provoqué l’accident ! Mais si une seule de ces causes ne s’était pas produite, l’accident n’aurait pas eu lieu !

irina

1 vote
par zenzoe (IP:xxx.xx4.125.167) le 22 mars 2013 a 11H33
zenzoe (Visiteur)

Oui, tout à fait. Aux causes déjà évoquées, il faudrait rajouter :
- le choix de la route par le CDB, alors que de nombreux avions choisissaient de contourner la zone dangereuse cette nuit-là.

1 vote
par jean_pierre31 (IP:xxx.xx7.150.32) le 24 mars 2013 a 10H31
jean_pierre31 (Visiteur)

Cette explication permet de mettre au placard cet attentat ! car il s’agit bien d’un attentat perpétré pour des desseins purement mercantiles, ne jamais oublier que l’Amérique du Sud est considéré comme une chasse gardée des États-Unis, et la vente possible d’avions de chasse rafale au Brésil rendait Washington hystérique ! ce fut un avertissement avec frais ; les passagers ont payé de leurs vies et provoqué beaucoup de malheurs. Les boites d’enregistrement ont été récupérées par l’armée américaine (ou un de ses sous-traitants) et avec les moyens techniques actuels il est très facile de copier (synthétisé) une voie et de lui faire dire n’importe quoi avec les intonations d’origine ! le témoignage du pilote qui suivait la même route ayant vu un éclair très brillant à l’endroit de l’avion d’Air France en dit long ; par ailleurs les États-Unis sont actuellement et a ma connaissance la seule nation ayant la possibilité d’abattre un avion depuis un sous-marin en plongé, veuillez noter qu’il n’est plus question d’achat d’avions militaires par le Brésil depuis cette triste date.

2 votes
(IP:xxx.xx9.235.200) le 31 mars 2013 a 10H40
 (Visiteur)

Jean-Pierre : vous avez mangé quoi ? Je suis d’accord avec les messages précédents (à part celui de JP...of course), quand il y a ce type d’accident il y a souvent plein de "petites choses" qui s’enchaînent et à la fin c’est le drame. J’ai fait souvent cette route mais jamais avec AF. La dernière fois j’ai eu un grande frayeur : je voyageais avec mon mari et des amis sur un vol British Airways plein à craquer, et on avait des sièges séparés. Je n’aime pas les avions, je n’aime pas les longs courriers...et je n’aime pas traverser l’atlantique en avion. Dès qu’on se rapproche de la ville de recife au nord du brésil les avions commencent à bouger (j’ai été dans des 777, des 747 et un seul airbus, ils bougent tous)...on ne voit que des gros nuages par les hublots...pour revenir à mon vol BA, plus on avaçait plus on rentrait dans une espèce de tempête qui faisait vibrer le 777 comme une feuille de papier...tout le monde était très tendu...le cdb a fait une communication très breve, il fallait se préparer à une zone de fortes turbulences, il avait dévié de la route, on arriverait avec pas mal de retard à Londres. A ce moment là je suis totalement tétanisée...je ne bouge plus, mon coeur bat la chamade pendant que l’avion monte et descend (jolis "trous" d’air à répétition, qui commencent à faire gerber les personnes délicates de l’estomac)...ça a duré 20 minutes et à un moment donné on a perdu de l’altitude vraiment, des personnes criaient...franchement j’ai pensé qu’on se crachait...mais visiblement le pilote était un champion...il nous a tiré d’affaire, on est arrivé à destination avec une bonne heure de retard (il n’a pas pu rattraper même si après cet incident le vol a été très calme). Pendant qu’on commencait la descente il a parle pendant un quart d’heure avec une voix très calme, il nous a expliqué tout ce qu’ils avaient fait pour éviter la queue d’un ouragan qui venait de se former et qui nous avait touché malgré leurs efforts. Hereusement les pilotes BA avaient bien dormi visiblement !