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Ce que vous devez savoir sur le miel
Ce que vous devez savoir sur le miel
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5 août 2015
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Loïc, 28 articles (Manger Cru)

Loïc

Manger Cru
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Ce que vous devez savoir sur le miel

Ce que vous devez savoir sur le miel

A force d’étudier séparément les antioxydants, acides aminés, vitamines, acides gras et autres oligo-éléments, beaucoup de nutritionnistes en finissent par oublier que l’aliment consommé entier constitue un tout dont les effets spécifiques sur l’organisme vont au-delà de ce que fait chacun de ses composants. Les aliments bruts naturels contiennent quantité de substances. Si quelques-unes d’entre-elles sont connues, d’autres restent mystérieuses tout comme les interactions entre elles. C’est le cas pour le miel. Après des milliers d’études scientifiques sur cet aliment, plus de 4000, il garde encore de nombreux secrets. Contrairement à ce que disent certains nutritionnistes, notamment ceux ralliés à la cause de l’industrie agroalimentaire, le miel n’est pas comme du sucre. Il est beaucoup plus que cela car il contient de nombreux composants rares et utiles pour la santé.



Un aliment sain

D’abord comme aliment, le miel, bien que sucré et riche en fructose, n’a pas les effets néfastes que peuvent avoir les sodas, friandises ou sirops vendus dans les supermarchés. Une étude sur trois types de personnes : en bonne santé, diabétiques, ou souffrant d'hyperlipidémie (trop de graisse dans le sang) a révélé que [1] le miel augmente moins la glycémie que le dextrose (glucose) et le saccharose (chimiquement formé de molécules de glucose associées à du fructose), qu’il réduit le taux de protéines C-réactives, un marqueur de l'inflammation et du risque cardiaque, ainsi que les taux de cholestérol, de triglycérides et d'homocystéine, un autre marqueur sanguin associé au risque de maladie cardiovasculaire.
De plus les miels non traités contiennent une abondance d'antioxydants variés qui pourraient avoir des implications majeures pour la santé. De façon générale, la consommation d'antioxydants dans le régime alimentaire est associée à une meilleure santé et un risque plus faible de maladie [2] [3]. Deux études ont révélé que la consommation de miel d'acacia augmente le taux d'antioxydants dans le sang [4] [5].

En usage externe

C’est moins connu mais le miel est très efficace en usage externe. Appliqué sur une blessure, il a des propriétés cicatrisantes et antibactériennes. Il agit contre une soixantaine de germes et contre certaines souches de bactéries multirésistantes aux antibiotiques. Il peut être utilisé contre les infections à E. Coli, Staphyloccocus aureus, Helicobacter pylori et Salmonella. Ces propriétés sont attribuées à sa composition. Acide, il empêche les bactéries de se développer, d'autant plus qu'il est capable d'attirer et absorber l'eau dont elles ont besoin pour vivre. Le peroxyde d'hydrogène qu’il contient est antiseptique et antifongique. Il contient aussi des peptides capables d'inhiber la croissance des germes, et surtout des flavonoïdes et de nombreuses enzymes qui détruisent les micro-organismes en les « digérant ». Le miel est donc une substance vivante hautement active et il n'est pas étonnant qu'il se suffise à lui-même pour le traitement de plaies même ulcérées et contre des infections cutanées, même sévères.

Le miel de Manuka

Un miel a fait son apparition il y a quelques années dans les rayons des magasins bio et diététiques : le miel de Manuka. Son marketing axé sur ses vertus antibactériennes et cicatrisantes lui vaut un vif succès. Selon ses producteurs, le miel de Manuka est bien supérieur aux autres [6]. Il combat des infections bactériennes, y compris résistantes, et guérit mieux des plaies, même ulcérées. Des études, y compris cliniques, confirment la capacité de ce miel à réduire la durée de cicatrisation et le nombre de récidives.
Cependant, cette supériorité est vivement contestée par les apiculteurs français quelque peu échaudés par le succès commercial du miel de Manuka, lequel est produit en Nouvelle-Zélande. Ils expliquent aujourd'hui que si les mêmes études avaient été faites avec des miels locaux (thym, romarin, acacia, lavande, etc.), les résultats auraient sans doute été tout aussi flatteurs. Mais l’apiculture française ne bénéficie pas du soutien d’un gouvernement qui consent à investir dans la recherche, comme c’est le cas en Nouvelle-Zélande. Grâce à cette différenciation commerciale, le miel de Manuka se paie au prix fort alors qu’il n’est pas certain que ses vertus thérapeutiques soient si exceptionnelles. Elles pourraient même être inférieures à celles des autres miels [7] !

Le miel est un aliment à part entière.

Il fait partie de la palette alimentaire humaine depuis la préhistoire. Il ne fait aucun doute que notre organisme y est parfaitement adapté à condition évidemment qu’il ne soit pas dénaturé. En effet, faut-il le rappeler, les miels des supermarchés subissent toutes sortes de traitements. Ils sont souvent mélangés et chauffés pour rester liquides. Des adjuvants sont quelques fois ajoutés pour améliorer leur onctuosité ou leur couleur. Ces miels peuvent aussi contenir des traces de produits phytosanitaires provenant soit des cultures butinées, soit de traitements pratiqués par les apiculteurs sur leurs ruches.
En revanche un miel bio naturel provenant de zones éloignées des sources de pollution, récolté sans enfumage, dont les abeilles ne sont pas nourries au sucre l’hiver mais avec leur propre miel, sera loyal et généreux. Généreux parce qu’un tel miel vous procurera des sensations inégalées et loyal parce qu’il vous signalera quand vous arrêter. Ainsi vous en mangerez avec plaisir tant que votre organisme sera en demande de cette bonne énergie et en capacité de l’assimiler. Dès que vous aurez fait le plein, la satiété se manifestera sans ambiguïté : langue qui chauffe, qui pique, bouche en feu comme avec du piment. Ça vous décourage instantanément de continuer. Allez-y en confiance, avec ces miels là, vous ne risquez pas la surcharge glycémique.
Loïc
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Sucre