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Avoir recours aux plantes en cas de déprime passagère
Avoir recours aux plantes en cas de déprime passagère
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8 septembre 2010
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DR DELEPOULLE A-S, 16 articles (Pharmacien)

DR DELEPOULLE A-S

Pharmacien
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Avoir recours aux plantes en cas de déprime passagère

Avoir recours aux plantes en cas de déprime passagère

En cas de déprime passagère (déprime saisonnière, difficulté passagère), le recours aux plantes permet parfois de remonter la pente ! Mais attention, il faut en connaître les limites et utiliser les plantes à bon escient.

Un traitement par phytothérapie peut être envisagé en cas de :

•dépression caractérisée légère
•manifestations dépressives (symptômes isolés, en nombre insuffisant ou d'une durée inférieure à 15 jours)
•symptômes d'intensité sévère mais transitoires (réactionnels : deuil par exemple).
 

Le Millepertuis Procalmyl®, myldac® ou Hypericum perforatum (sommité fleurie) est la seule plante reconnue par les autorités de santé en traitement de courte durée, chez l'adulte dans les manifestations dépressives légères et transitoires accompagnée d'une baisse d'intérêt et de troubles du sommeil, à condition d'être utilisée seule (et non pas à un traitement antidépresseur classique). Son action antidépressive est de type sédatif.

•Mécanisme d'action : agit sur la sérotonine (bloque sa destruction et sa recapture et celles des autres neuromédiateurs).

•Posologie :2 à 4g de plante ou 0,2 à 1mg d'hypéricine (50 gouttes de TM) en 1 à 3 prises qui doivent être effectuées aux mêmes heures. les tisanes ne sont pas recommandées en raison de leur composition trop variable. Les effets ne se font ressentir qu'après 10 à 14 jours de traitement. En l'absence d'amélioration significative après 4 semaines, il est inutile de le poursuivre.

•Interactions médicamenteuses : liées à l'effet inducteur enzymatique de cette plante sur le cytochrome P450. Associations contre indiquées : anticoagulants oraux, anticonvulsivants (sauf la carbamazépine), contraceptifs oraux , digoxine, immunosupresseurs, inhibiteurs de protéases, théophylline. Associations déconseillées : carbamazépine et télithromycine. Associations nécessitant des précautions d'emploi en raison du risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique : antidépresseur ISRS, IMAO non sélectif et IMAO sélectif A, linézolide.

•Précautions d'emploi : éviter l'exposition au soleil et aux UV (risque de photosensibilisation). Déconseillé par précaution d'emploi pendant la grossesse et l'allaitement. 
 

Le Safran issu du Crocus : Safralite®, Crocus Arkogélules®... Le safran intervient aussi sur la recapture de la sérotonine. Des études iraniennes ont montré qu’une cure de 6 semaines du Crocus sativus était tout aussi efficace que l’imipramine sans pour autant en avoir les effets secondaires*.*Comparison of Crocus sativus L. and imipramine in the treatment of mild to moderate depression : A pilot double-blind randomized trial [ISRCTN45683816]


Plantes normorégulatrices

•Le Ginseng (Panax ginseng) est actif sur le taux de dopamine et sur un neuromédiateur, le Gaba, réduisant l’angoisse souvent présente en cas de déprime.

•La griffonia
(Griffonia simplicifolia), plante africaine riche en 5-HTP et la mucuna (Mucuna pruriens) un classique de la médecine ayurvédique, très intéressante pour son taux de L-Dopa. Ces plantes seront utiles en complément du millepertuis ou du ginseng
Plantes complémentaires Plantes sédatives et hypnotiques, anxiolytiques. Le millepertuis est associé avec bénéfice à une autre plante sédative comme la valériane ou la passiflore.

Anne-Sophie Delepoulle Pharmacien

POST-SCRIPTUM

  • •Un suivi après 15 jours auprès d’un professionnel de santé permet de ne pas passer à côté d’une dépression modérée à sévère
    •La phytothérapie peut être une alliée en cas de sevrage progressif aux antidépresseurs classiques, mais son utilisation doit alors être accompagnée par votre médecin traitant afin d’éviter toute interaction médicamenteuse.

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