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Addictions, les repérer pour s’en détacher
Addictions, les repérer pour s'en détacher
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13 novembre 2014 | 1 commentaires
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Se soigner naturellement, 16 articles (Magazine)

Se soigner naturellement

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Addictions, les repérer pour s’en détacher

Addictions, les repérer pour s'en détacher

 

Alcool, drogues, tabac, jeux, nourriture… Lorsqu’une personne devient dépendante d’un produit ou d’un comportement, et compte tenu des conséquences néfastes sur sa santé physique et psychologique, on parle d’addiction.

Simple habitude ou dépendance totale, il faut évidemment distinguer l’usage répété et la perte de contrôle de la consommation ! Aujourd’hui, en France, les addictions sont devenues un vrai problème de santé publique. Non seulement les personnes dépendantes mettent en jeu leur propre santé en connaissance de cause (cancer, hypertension, dépression…), mais les dégâts collatéraux sur l’entourage sont aussi bien réels.

Cigarette et alcool sont les addictions les plus répandues, viennent ensuite les substances illicites comme les drogues douces (cannabis) ou dures (héroïnes, cocaïne, morphine, etc).

N’oublions pas les autres addictions qualifiées de comportementales comme l’argent, la nourriture, le sport, l’achat compulsif, etc, dont les dommages sur la santé sont parfois moindres, mais pas sur l’environnement proche…

Si, pour la plupart des addictions, les hommes sont plus concernés que les femmes, personne n’est à l’abri et celles-ci peuvent survenir à n’importe quel moment. Les 15/25 ans étant fortement influençables, cette tranche d’âge est plus propice aux dépendances. Les chiffres le prouvent d’ailleurs puisque 31,5% des adolescents de moins de 18 ans sont des fumeurs quotidiens contre 30% des 18/75 ans selon l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies.

Quand parle-t-on d’addiction ?

Lorsque l’organisme devient dépendant et que des manifestations physiques ou psychologiques se développent, entraînant un manque indéniable, le danger d’addiction devient alors réel. Prenons l’exemple de l’alcool. Lorsqu’un individu est en manque, des réactions physiques peuvent survenir comme des tremblements, des palpitations, des insomnies… Quant au tabac, l’arrêt de la nicotine provoque souvent irritabilité, nervosité, et angoisse en raison du manque lié au produit. Lors de la prise répétée d’une substance comme la drogue ou l’alcool, le cerveau libère en fait de la dopamine, un neuromédiateur du plaisir et de la récompense. L’organisme devient peu à peu dépendant et insensible à la substance. Le consommateur doit alors augmenter les doses pour obtenir le même niveau de plaisir.

Quelques chiffres sur l’addiction en France

  • 49000 décès par an attribuables à l’alcool.

  • En 2010, 3,8 millions de Français avaient une consommation à risques d’alcool (selon l’OFDT*).

  • Entre 1,5 et 2 millions de personnes seraient dépendantes à l’alcool en France.

  • 73000 décès annuels liés au tabac.

  • En 2012, l’OFDT recensait 2 millions de joueurs en ligne sur des sites légaux. 17% d’entre eux présentaient des risques.

  • Les gros joueurs passent plus de 14 heures par semaine à jouer aux jeux vidéo.

  • De 10 à 19 ans, les crises de boulimie peuvent concerner jusqu’à 28% des adolescentes et 20% des adolescents, selon l’Institut fédératif des addictions comportementales.

L’environnement social constitue un facteur d’apparition d’addictions. Isolement, ennui, précarité et incompréhension sont aussi des éléments favorables et toutes les catégories sociales sont touchées. Ces personnes tentent de remplacer un manque d’affection ou de reconnaissance par un objet ou une activité afin de trouver du plaisir et éviter ainsi la souffrance. Il s’agit là d’une perte de contrôle des émotions. Chez les toxicomanes et les alcooliques, par exemple, on retrouve les mêmes fragilités psychologiques d’insécurité et une tendance dépressive. La prise d’un produit ou le comportement offrent alors un effet positif sur le moment. Le sucre est lui souvent associé à la douceur et au réconfort alors on en abuse, tout comme l’alcool qui peut procurer une certaine ivresse au début. Oui mais voilà, la répétition devient dangereuse.

L’addiction n’est pas une fatalité !

Contrairement aux idées reçues, l’addiction à un produit est une pathologie liée au cerveau et non une faiblesse ou un manque de volonté. Face à cette dépendance, le cerveau ne fonctionne plus normalement et la vie quotidienne est chamboulée : famille, travail, alimentation, sommeil, liens sociaux… Peu à peu, les individus perdent le contrôle de la situation et cherchent à tout prix à se procurer le produit. Le manque est là.

Quant aux troubles du comportement, ils sont plus liés à l’humeur. La dépendance est bien présente (pour les jeux vidéo, les achats compulsifs…), mais elle est moins grave pour la santé, troubles alimentaires mis à part. Attention toutefois, ces dépendances peuvent être dévastatrices d’un point de vue personnel et professionnel. Dans les deux cas, la prévention et la prise en charge sont capitales.

Pourtant très courantes, les addictions sont souvent taboues, voire honteuses. Résultat, la dépendance est sous-estimée et pas toujours traitée. L’entourage, souvent impuissant et désemparé, doit proposer son soutien pour aider la personne en difficulté et la faire prendre en charge psychologiquement. Les médecines douces – comme la sophrologie, l’acupuncture pour l’arrêt du tabac – peuvent aussi s’avérer efficace dans certains cas.

Certains signes de l’addiction

  • Désir compulsif de consommer le produit

  • Difficultés à contrôler sa consommation

  • Apparition d’un syndrome de sevrage en cas d’arrêt

  • Tendance à augmenter les doses pour obtenir un effet similaire

  • Conséquences néfastes sur la vie quotidienne

  • Poursuite de la consommation malgré la souffrance qu’elle engendre

 

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Commentaires
1 vote
par babette (IP:xxx.xx5.226.213) le 14 novembre 2014 a 11H34
babette (Visiteur)

je trouve que l’on ne parle pas assez du fait que les addictions sont devenues un problème de sécurité au travail d’importance croissante : voir La prévention des addictions aux drogues au travail : http://www.officiel-prevention.com/...