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A 220 km de Fukushima, des enfants contaminés
A 220 km de Fukushima, des enfants contaminés
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8 mars 2012
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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A 220 km de Fukushima, des enfants contaminés

A 220 km de Fukushima, des enfants contaminés

L’ACRO, l’Association pour le contrôle de la radioactivité de l’Ouest, a confirmé le 7 mars dernier que des enfants sont toujours contaminés à 220 kilomètres de Fukushima, dans les provinces japonaises d’Iwaté et de Miyagi. Selon le même laboratoire, une analyse de poussières en provenance des provinces de Fukushima et de Miyagi font également état d’une contamination à des niveaux élevés. Ces révélations interviennent en parallèle de la publication, dans le quotidien Le Monde, d’un reportage montrant la perte de confiance des Japonais vis-à-vis de leur alimentation depuis la catastrophe de Fukushima.

Près d’un an s’est écoulé depuis le séisme et le tsunami qui ont provoqué la catastrophe nucléaire de Fukushima, au Japon. Et les nouvelles ne sont pas rassurantes. Le 7 mars dernier, un laboratoire français indépendant installé à Hérouville-Saint-Clair près de Caen, l’Association pour le contrôle de la radioactivité de l’Ouest (ACRO), a fait savoir que des enfants sont toujours contaminés ) 220 kilomètres de la centrale endommagée. En effet, des prélèvements réalisés entre décembre 2011 et février 2012 sur des enfants à cette distance du lieu de la catastrophe ont fait état d’un taux de contamination au césium 134 et césium 137 frôlant les 64%.

L’association, qui a par ailleurs effectué des analyses sur des poussières d’aspirateur dans des aires régionales assez proches de Fukushima, et qui ont là aussi laissé apparaître « une contamination à des niveaux élevés », indique que « ces résultats mettent en évidence une contamination des urines jusqu’à Ôshû, dans la province d’Iwaté, qui est située à 220 kilomètres de la centrale ». Les chercheurs estiment que « nous sommes face à une contamination qui s’est installée dans le temps ». L’ACRO conforte ainsi les craintes des Japonais qui, selon Le Monde, ont perdu la confiance traditionnelle vis-à-vis de leur alimentation au lendemain de la catastrophe.

Certes, les niveaux de contamination observés seraient moins élevés que ceux qui ont été constatés en Biélorussie suite à la tragédie de Tchernobyl, mais pour David Boilley, porte-parole de l’ACRO « ils confirment toutefois l’hypothèse d’une contamination par le biais de l’alimentation et non pas exclusivement par les fumées dégagées au moment de l’accident ». Pour preuve, l’ACRO a fait état d’une baisse importante de la contamination d’une petite fille de quatre ans originaire d’Ichinoseki, dans la préfecture d'Iwate, « depuis qu’elle a arrêté de manger les légumes du jardin de ses grand-parents, sans que les protagonistes aient soupçonné une contamination ».
 

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