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Watsu : la relaxation pour traiter l’aquaphobie
Watsu : la relaxation pour traiter l'aquaphobie
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2 décembre 2008 | 1 commentaires
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jolanjo, 1 article (Rédacteur)

jolanjo

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Watsu : la relaxation pour traiter l’aquaphobie

Watsu : la relaxation pour traiter l'aquaphobie

Le WATSU est une technique de relaxation dans l’eau qui aide à combattre la crainte psychologique de l’eau et ainsi à traiter l’aquaphobie.

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Watsu : une approche intéressante pour traiter l’aquaphobie

En France, une personne sur cinq* n’est pas à l’aise avec l’eau. Si pour la plupart, il s’agit d’une simple gène, pour d’autres il s’agit d’une peur intense très handicapante. L’aquaphobie est une peur irraisonnée et excessive de l’eau, les personnes qui souffrent de cette phobie ont peur de ne pas flotter, d’être aspiré vers le fond, et ainsi de se noyer.

Le mot WATSU vient de la contraction de "water" (eau en anglais ) et de "shiatsu" (relaxation à l’aide de la pression des doigts en japonais). C’est une technique de relaxation aquatique élaborée dans les années 80 par un californien du nom d’Harold Dull.

Le WATSU est une forme passive du travail du corps en milieu aquatique. Le moniteur s’occupe d’une personne à la fois. La séance est souvent accompagnée d’une musique relaxante. Le moniteur est dans l’eau chaude avec vous. Le bassin a une profondeur de 1m20. Dans les exercices de WATSU décrits ci-après, la face est toujours hors de l’eau.

Le socle de la technique repose en grande partie sur le "SOUFFLE DE L’EAU".

Pour être plus explicite, il faut que la personne se mette au diapason avec l’eau en respirant au rythme de l’eau. Quand elle inspire, elle monte de deux ou trois centimètres, quand elle expire elle descend de la même hauteur. Dans un premier temps la personne est dans l’eau, adossée au mur les pieds au fond du bassin, épaules dans l’eau. Dans un deuxième temps cette même personne est au milieu de la piscine toujours les pieds reposant au fond, épaules dans l’eau. Enfin la personne est allongée sur le dos avec la tête soutenue par le moniteur alors qu’elle a décollé les pieds du fond.

On peut ainsi apprécier la portance naturelle de l’eau.

On s’aperçoit que le corps humain se comporte comme un iceberg dans la mer. Il suffit de garder la face hors de l’eau pour respirer et garder son calme.

La personne essaiera selon sa capacité de maintenir au mieux le rythme du souffle de l’eau tout au long de la séance.

Des mouvements fluides et gracieux sont imprimés. Il existe plusieurs figures inventées par Harold Dull. L’offrande lente, le dos libre, l’offrande d’une jambe, l’accordéon, etc.

Tous ces mouvements ont pour but de faire pratiquer le lâcher-prise. Une évacuation du stress se produit ainsi qu’une profonde relaxation immédiate.

L’aquaphobie étant justement un stress dû à l’eau, une séance d’aquaphobie efficace ne peut se faire sans connaître les fondements du WATSU.

Le "souffle de l’eau" décrit ci-dessus est l’unique premier exercice que peut pratiquer un "aquaphobe profond".

Pour information, un "aquaphobe profond" est une personne qui n’est pas capable de se passer le pommeau de la douche sur la face. Il est également incapable de se laver les cheveux sous la douche. Il n’a donc pas la capacité de faire la moindre chose le corps immergé dans un bassin, seul.

Quand l’exercice du souffle du l’eau est acquis au milieu du bassin avec les exercices WATSU cités ci-dessus, on doit quitter le WATSU pour enchaîner des mouvements mains dans les mains avec le moniteur.

Le passage de la tête sous l’eau se fait alors avec facilité.

On imprime ensuite un rythme respiratoire au passage de la tête sous l’eau.

Puis, on commence à pratiquer des exercices de flottaison plus usuels comme l’étoile ventrale et dorsale. La recherche d’un ou deux objets sous l’eau à différentes profondeurs, la fusée, etc.

La personne à ce stade n’est plus aquaphobe, pour autant elle ne sait toujours pas nager, mais le principal est fait. A ce moment va commencer l’apprentissage classique la nage.

Il faut savoir que l’aquaphobe estime à juste titre que l’apprentissage classique de la natation lui est interdit parce qu’il manque un chaînon, ce chaînon manquant se trouve malheureusement au début du cycle.

En conclusion, si la personne arrive à passer le souffle de l’eau, alors sans s’en rendre compte, il sait pratiquement nager ou n’a besoin que de peu de cours pour acquérir une nage correcte.

Didier Jean
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(IP:xxx.xx8.56.174) le 12 octobre 2010 a 19H30
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je viens de lire cette article avec plaisir, je suis éducatrice sportive spécialisée en activités nautiques (anciennement le titre de Mns, mais révisé par l’ancienne ministre des sports Me BUFFET qui a professionnalisé le métier d’Éducateur sportif en validant un ensemble de connaissances exhaustives concernant le milieu aquatique, sa familiarisation, son apprentissage..etc... ainsi que physiologie, chimie de l’eau..etc.... )... j’ai aussi suivi la formation Watsu et suis praticienne dans le cadre de ma Profession... cependant je crois qu’il faut donner une mesure a vos propos concernant l’aquaphobe et le watsu.... des séances d’aquaphobie sont proposées par notre profession, comme la médecine aux médecins, nous intervenons dans toutes les activités aquatiques, comme la rééducation aquatique, qui ne doit pas légalement être faite par les kiné... je crois qu’il ne faut pas trop s’avancer sur des domaines où il existe une vrai profession, en l’occurence la mienne.. je travaille en profession libérale en proposant de l’aqua-phobie, watsu, bébés nageurs, sauvetage aquatique.. natation sportive, entrainement, natation synchro...etc... ( passer le Beesan demande d’être relativement polyvalent et d’avoir un certain niveau de pratique, "national"). le watsu ne peut absolument pas guérir de l’aquaphobie... la peur de l’eau ne peut s’envoler comme cela... avec quelques mouvements... la psychologie des peurs est malheureusement un grand mystère... comme vous le dites on est comme des "icebergs", mais le grand problème de l’iceberg est que l’on ignore sa profondeur... cela dit vous avez l’air d’aimer ce que vous faites et ça fait plaisir... cependant ne rentrez pas trop dans des vérités qui ne sont que des constats et non sur des réalités non-mesurables et non palpables...