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L’alimentation vivante est-elle une panacée ?

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" Panacée " , ce mot est souvent utilisé de manière ironique pour critiquer les personnes qui semblent dire qu’un produit, qu’une plante ou qu’une approche médicale ou nutritionnelle puissent convenir à de nombreux maux, si ce n’est à tous les troubles de la santé.

Dans notre société ou chaque organe du corps fait l'objet d'une spécialisation médicale et ou à chaque trouble de santé, correspond un médicament spécifique, la notion de panacée peut apparaître peu sérieuse ou en tout cas exagéré, et cela peut se comprendre.

L'intérêt de la spécialisation en général est de connaitre et de maîtriser le plus possible un domaine. Tel est le cas de la nutrition par exemple. Cependant il semble important de ne pas oublier que chaque "partie" et un élément du Tout. D'autre part chaque "partie" est indissociablement connectée à l'ensemble par des interactions permanentes.

Si l'on répand dans un jardin où pousse différentes plantes ou légumes, une eau pollué par différents produits chimiques de synthèse impropre à la Vie, on pourra constater par la suite différentes maladies selon l'espèce des plantes, des fruits et des légumes atteintes.

A partir de la même cause, chaque "organisme vivant" réagira par une "maladie" ou un dysfonctionnement cellulaire et organique qui lui sera propre et spécifique.

Si on retire le polluant de cette eau et qu'en parallèle on apporte un supplément unique composé d'azote, de potassium, de phosphore entre autre, pour contribuer à corriger les " dégâts " occasionnés par cette eau frelaté, on constatera des améliorations et des régénérations sur les différents types de fruits et de légumes altérés, bien que leurs expressions de la "maladie" aura été différentes pour chacun d'entre eux.

Comment cela est possible ?

Bien que chaque plante ou légume ou fruit a besoin d'une qualité de terre et une concentration en éléments vitaux spécifique, les éléments de base nécessaire à la vie sur terre, reste constant en terme de qualité.
C'est pour toutes ses raisons entre autre, que l'on constate que l'alimentation composée d'aliments sains et vivants donnent des résultats très intéressant dans nombre de troubles de santé divers et variés apparemment.

On peut expliquer cela par différents mécanismes

D'une part la très grande majorité des maladies malgré leur spécificité propre à chacune d'elle, partagent des mécanismes semblables dans la majorité des cas.

Par exemple les processus inflammatoires non maîtrises et excessifs sont présents et participent à la genèse de la quasi totalité des troubles de santé du plus bénin ou plus grave : sinusite, rhinite, psoriasis, maladie de Crohn, sclérose en plaque, cancer etc.

On sait par exemple grâce aux travaux des Docteurs Richard Béliveau, Denis Gingras, et David Servan Schreiber, qu'il y a un certain consensus dans la communauté scientifique à propos de la curcumine, molécule active du curcuma.

En effet il semble que la curcumine pourraient être responsable des écarts gigantesques existant entre les taux de certains cancers en Inde et dans les pays occidentaux ou les les Etat-Unis par exemple.

Cette hypothèse est basée sur le fait que le curcurma est presque exclusivement consommé en Inde et ce en quantité très importante de même que sur un nombre impressionnant de résultats obtenus en laboratoire sur les effets anticancéreux du principal constituant ; la curcumine.

Il semble d'ailleurs que le cancer du côlon soit un des cancers sur lequel la curcumine pourrait avoir le plus d'influence positive. Cette hypothèse est basée sur l'observation que ce composé réduit les taux d'une enzyme appelée cyclooxygénase-2 ( COX-2), responsable de la production de molécules qui provoquent l'inflammation selon le Docteur Richard Béliveau et le Docteur Gingras.

D'après ces deux chercheurs, la consommation importante de curcuma par les Indiens, contribue entre autre à expliquer, pourquoi ce peuple possède les plus faibles taux de maladie d'Alzheimer au monde, cinq fois plus faibles que les occidentaux, bien que l'on sait pertinemment que d'autres facteurs rentrent en lignes de comptes dans la genèse de ce trouble de santé.

Le processus inflammatoire est aussi très important dans la genèse de cette maladie dégénérative du cerveau, bien que d'autres mécanismes sont aussi en cause.

Sans être un panacée le curcuma s'avère intéressant pour contribuer à freiner voir à minimiser l'effet inflammatoire dans de très nombreux troubles de la santé.

L'alimentation vivante peut s'exprimer entre autre par l'utilisation de jus de légumes et de fruits, qui concentrent de nombreuses molécules et principes actif.

Les choux apportent des isothiocyanates et des indoles ayant une très forte activité anticancéreuse.

D'autres part les scientifiques pensent que les composés de l'ail et de l'oignon pourraient également interférer avec le développement des cancers par leur effet sur les systèmes responsables de l'activation et de la détoxification des substances étrangères ayant un potentiel cancérigène.

On peut aussi citer l'acide ellagique apportés par les petits fruits comme la fraise ou la framboise qui est susceptible d'interférer avec le développement du cancer selon différentes études scientifiques relaté par les deux chercheurs dont on a parlé ci-dessus.

Il y a aussi l'algue bleu-vert ou alphanozomenon qui contribuerait à la détoxination des métaux lourds dans les tissus et les organes, cerveau comprit ; processus très intéressant dans les maladies neuro-dégénératives.

Pour conclure on peut aussi citer le jus frais d'herbe de blé ou d'orge qui contiennent un enzyme ( HAEM) capable de rendre inactives certaines substances cancérogènes, comme celles issues des protéines brûlées du poisson et de viande. Ces substances toxiques mutagènes ont de loin la plus grande mutagénité. L'extrait d'herbe d'orge verte est capable d'attaquer une telle activité mutagène.

Donc sans parler d'alimentation miraculeuse, il n'est pas excessif de penser qu'une alimentation vivante saine et équilibré et atoxique, comportant entre autre une source importante de nutriments actifs tels que les crudités fruits et légumes sous leur forme entières, associées à des jus de ces mêmes aliments pour un apport supplémentaire de différents principe actif, contribue à éviter ou à corriger de nombreux troubles de santé divers et variés.

Même si les jus ne possèdent pas l'intégralité de tous les composés phyto-chimiques des fruits et des légumes entiers, ils en restituent une grand variétés et de manière importante.

Il est important aussi de préciser ici que la qualité d'extraction à un rôle important à jouer dans la qualité des jus de fruits et de légumes.

Par exemple pour réaliser un jus de 25 à 30 cl de carottes, il faut 500 grammes environ de ce légume.


Eric Darche

Naturopathe Spécialisé en nutrition.

www.ericdarche.com

Te : 04 42 96 33 18.

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