Accueil du site
> Santé & Maladies > Les Actus
Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Yves Bur : La guerre au tabac est déclarée
Yves Bur : La guerre au tabac est déclarée
catégorie
note des lecteurs
date et réactions
2 mars 2012 | 6 commentaires
Auteur de l'article
Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
476
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

Yves Bur : La guerre au tabac est déclarée

Yves Bur : La guerre au tabac est déclarée

Le 1er mars dernier, le député UMP Yves Bur a rendu au ministère de la Santé un rapport pour lutter contre le tabagisme. Au rang des propositions : Interdiction de fumer dans les jardins publics ou sur les plages, hausse des prix, réforme du statut des buralistes, taxation des industriels ou encore mise en place d’une délégation interministérielle à la lutte contre le tabagisme. L’objectif est de diviser par deux, à l’horizon 2025, la consommation de cigarettes.

En matière de lutte contre le tabagisme, la France est à la recherche d’un second souffle. Et en temps de crise, il n’en va pas seulement de la santé de tous : Chaque année, dans l’hexagone, la cigarette rapporte 11 milliards d’euros à l’Etat mais elle coûte 18 milliards à la Sécurité sociale (le différentiel, 7 milliards d’euros, représente la moitié du trou de la Sécu). Et les Français sont davantage accros à la cigarette : Il y avait 29,1% de fumeurs quotidiens en 2010 contre 27,1% en 2005. Dans ce contexte, le député de la majorité Yves Bur estime qu’il faut passer à la vitesse supérieure pour enfin avoir des résultats concrets.

Ce n’est pas l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) qui va le contredire : « Les deux petites augmentations successives de prix de novembre 2009 et 2010 n'ont eu pour effet que de stabiliser les ventes, favorisant au passage la progression du tabac à rouler ». Pour Yves Bur, les mesures adoptées jusqu’à présent, en particulier sous la présidence Sarkozy, sont trop timides. Pour en finir avec les 6 000 morts liés au tabac chaque année et pour passer sous la barre des 15% de fumeurs en 2025, c’est d’« une guerre au tabac » dont la France a besoin. Au rang des mesures préconises, Yves Bur souhaite notamment :

- Porter le prix du paquet de cigarettes à 7,50 € minimum d’ici à trois ans. Et pour y arriver, l’auteur du rapport propose de fixer des hausses annuelles de 10% par an durant au moins les 36 prochains mois. En cas de refus de l’industrie du tabac, l’Etat alourdirait leur fiscalité. Yves Bur en est convaincu : « c’est le seul moyen pour réduire la consommation de tabac et les maladies qui lui sont liées ».

- Interdire de fumer dans tous les lieux publics. Il s’agirait, à travers cette mesure, de mettre les enfants à l’abri du tabagisme. Le député propose ainsi une interdiction totale de fumer dans les lieux publics, qu’ils soient ouverts ou fermés. Sont concernés, entre autres, les jardins publics, les plages ou même les véhicules privatifs.

- Détourner l’attention du consommateur en créant un paquet neutre standardisé. Le souhait est ici de rendre le paquet de cigarette moins aguichant, avec des couleurs moins criardes, en adoptant le modèle australien. Ils pourraient d’ailleurs ne plus être disposés sur un mur puisque l’auteur du rapport souhaiterait que les buralistes disposent les produits du tabac sous leurs comptoirs.

- Associer les industriels du tabac au financement de la Sécurité sociale. Puisque les dépenses de santé liées au tabac coûtent 18 milliards d’euros chaque année à l’Etat, Yves Bur propose un lien direct : Les fumeurs ne seraient plus les seuls à payer une taxe, les industriels contribueraient eux aussi à l’effort de combler le trou de la Sécurité sociale.

Le député parti en croisade contre le tabac propose d’autres mesures, comme une meilleure prise en charge des fumeurs, une réforme du statut des buralistes (dont la rémunération serait plus stable et non plus dépendante du volume de paquets de cigarettes vendus), ou même la nomination d’un délégué interministériel à la lutte contre le tabagisme. Autant d'actions qui doivent, selon l’intéressé, « s'inscrire sur la durée de deux quinquennats ».
 

Inscrivez-vous à la newsletter !
Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Commentaires
2 votes
par Rensk (IP:xxx.xx8.30.212) le 2 mars 2012 a 14H29
Rensk (Visiteur)

Hemmm...

Depuis qu’il est interdit de fumer dans les boîtes... nous sentons l’huile (décolletage), ne me dite pas que la partie d’atteinte aux poumons ne viens que du tabac... regardez les vitre des boîtes de décolletage avant d’affirmer que seul le tabac coûte 18 milliards. Tiens, le traitement de surface (chromage, dorage, argentage, niclage etc.) là vous avez carrément des filtres qui aspire tout l’air du département avant de le mettre "en liberté", les gens vivent 8 heures durant en basse pression pour éviter des fuites... Deux visites médicale sont ordonné par année chez l’ORL...

Puis vous avez les suites logiques (comme dans le nord où ils ont diminué les taxes mais malgré cela ils n’ont pu se débarrasser de la mafia russe !) En France la taxe est de 80% ce qui apporte déjà 11 milliards... Et ici les faits : http://www.24heures.ch/suisse/gros-... La section anti-fraude des douanes de Genève a réussi à saisir 50’000 cartouches. Elles étaient ensuite écoulées sur le marché noir en France et sur le bassin lémanique.

1 vote
par Rensk (IP:xxx.xx8.30.212) le 2 mars 2012 a 14H44
Rensk (Visiteur)

Concernant l’ORL... c’est lui qui décide quand vous devez arrêter ce travail, généralement il le fait quand les parois nasales ont disparus... c’est vous dire l’influence sur les poumons...

4 votes
par clostra (IP:xxx.xx2.60.230) le 2 mars 2012 a 14H43
clostra (Visiteur)

Malgré l’excellente note de la rédaction "la cigarette rapporte 11 milliards d’euros à l’Etat mais elle coûte 18 milliards à la Sécurité sociale" est tout simplement de la désinformation.

Les français fument plus malgré cette campagne désastreuse destinée à faire peur - alors que chacun sait user prudemment de la cigarette lorsqu’il se détend divisant pas 8 ou 10 sa consommation en période de stress - les maladies liées au tabac abrègeraient la vie ce qui signifie des retraites à payer moins longtemps et l’impossible économie de la dernière maladie qui coûte le plus cher.

La vraie vérité pourrait être qu’en ces périodes de "disette", si les français augmentent leur consommation, on y voit un beau pactole à récupérer. Tout de même curieux dans un gouvernement qui prône le libéralisme et tutti quanti.

La propagande anti tabac, c’est comme la délinquance : un business.

Interdire de fumer sur la plage -si on y laisse ses mégots - oui, bravo. Mais interdire de fumer sur la plage par grand vent, même si les cigarettes ont tendance à se fumer toutes seules...(briquet amadou conseillé) c’est d’une stupidité sans nom !

Si la cigarette n’existait pas, on l’inventerait pour trouver un - bon - prétexte à la mort à laquelle nous ne pourrons nous soustraire mais qui est un vrai manque de savoir-vivre comme chacun sait !

5 votes
par lulupipistrelle (IP:xxx.xx9.181.128) le 2 mars 2012 a 17H21
lulupipistrelle (Visiteur)

La guerre au tabac ou la guerre aux fumeurs ?

Le Fumeur, il vous emmerde !

Je ne dénoncerai pas toutes les conduites à risques qui coûtent gros à la collectivité, parce que je ne mange pas de ce pain-là...mais en revanche je tiens à dire que je ne me sens plus la moindre sympathie pour toutes les "misères" qui en découlent, et qu’au quotidien je suis d’une intolérance totale avec les acteurs de ce système. Et je ne m’en tiens pas qu’aux intentions.

1 vote
(IP:xxx.xx1.86.197) le 2 mars 2012 a 18H21
 (Visiteur)

Oui Lulu, je confirme !

1 vote
par Abou Antoun (IP:xxx.xx7.3.114) le 2 mars 2012 a 22H16
Abou Antoun (Visiteur)

Trop d’impôt, tue l’impôt. Vouloir ignorer ce principe a conduit à la création de la contrebande du tabac en Europe qui n’existait pas (enfin plus) depuis des décennies. Résultat il y a un premier manque à gagner en matière de taxes et l’impossibilité de mesurer effectivement la consommation des français.