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Virus du Yosemite : 230 000 personnes à risque
Virus du Yosemite : 230 000 personnes à risque
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14 septembre 2012
Auteur de l'article
Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Virus du Yosemite : 230 000 personnes à risque

Virus du Yosemite : 230 000 personnes à risque

L’affaire du virus du Yosemite monte d’un cran. En constatant qu’une personne a contracté l’hantavirus dans une partie du parc américain qu’elle considérait jusqu’à présent comme épargnée, la direction du site a annoncé le 13 septembre dernier qu’elle va contacter la totalité des 230 000 personnes qui ont séjourné dans l’ensemble du parc cet été. Parmi ces visiteurs se trouvent de nombreux touristes étrangers.

Les autorité envisageaient au tout début du mois d’établir une liaison avec les 10 000 personnes, parmi lesquelles 53 familles françaises, qui ont séjourné cet été dans le Curry Village, un des sites du parc du Yosémite, dans l’ouest de la Californie. La donne a cependant changé suite à la découverte d’au moins une personne qui aurait contracté le "virus de la souris" (comme l’appelle une partie des médias outre-Atlantique) dans une partie du parc que l’on pensait à l’abri de ce fléau, au High Sierra Camps. Par conséquent, l’alerte au syndrome pulmonaire à Hantavirus (SPH) a été élargie, le 13 septembre dernier, à l’ensemble des personnes ayant visité, depuis juin dernier, un point quelconque de ce parc touristique de la Sierra Nevada. Il y va ainsi de 230 000 personnes, dont de nombreux visiteurs étrangers.
 
L’hantavirus tant redouté, qui a contaminé au moins neuf personnes (dont trois sont décédées) chez les visiteurs du parc, n’est pas transmissible par l’homme. La contamination se fait en respirant le virus présent dans la poussière de bois ou la terre infectées par des déjections de rongeurs contaminés, et notamment de souris. Découvert aux USA en 1993, le SPH est une maladie rare, mais qui peut se révéler très dangereuse. Depuis sa mise à jour, le virus a été diagnostiqué chez 587 personnes aux Etats-Unis, et dans 36% de ces cas la maladie s’est soldée par la mort.
 
Si les symptômes sont bénins (fièvre, maux de tête, problèmes intestinaux, toux…), l’issue -en particulier pour la variante américaine du virus, plus rarement pour les cas ayant trouvé leur origine eu Europe- peut devenir fatale. Et il n’existe aucun traitement à ce jour. Il convient donc, pour les personnes ayant potentiellement été en contact avec cette "poussière de souris" de se mettre le plus rapidement possible en contact avec un médecin. Des informations supplémentaires figurent sur le site internet du parc, et le ministère de la Santé à Paris a mis en place un numéro vert (08 00 63 66 36) à l’attention de toute personne désireuse de se renseigner sur le virus du Yosemite. A ce jour, les 53 familles de France ayant séjourné dans le parc cet été ont toutes été contactées.
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