Accueil du site
> Santé & Maladies > Les Actus
Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Vieillir, oui mais… en forme
Vieillir, oui mais… en forme
catégorie
note des lecteurs
date et réactions
4 juillet 2012
Auteur de l'article
Bien-être et santé, 172 articles (Magazine Santé)

Bien-être et santé

Magazine Santé
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
172
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

Vieillir, oui mais… en forme

Vieillir, oui mais… en forme

En 2050, près d’une personne sur trois aura plus de 60 ans. Si vieillir en bonne santé sera l’objectif principal de ces jeunes seniors, possèderont-ils les clés d’une longévité réussie et heureuse ? De nombreux facteurs entrent en ligne de compte.

 

En avril dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rappelé que « bientôt et pour la première fois il y aura plus de personnes âgées que d’enfants dans le monde  » et lancé un appel pour faire en sorte qu’avec le vieillissement de la population mondiale les personnes arrivent à un âge avancé dans le meilleur état de santé possible ». Son slogan : une bonne santé, pour mieux vieillir. Un vrai défi qui peut pourtant être relevé… à condition d’adopter le plus tôt possible un mode de vie sain et de se surveiller.

 

 

Centenaires, de plus en plus nombreux !

On peut s’en réjouir, en France, l’espérance de vie ne cesse d’augmenter et il est loin le temps où les centenaires étaient des exemples de longévité exceptionnelle. Ceci dit, vivre très vieux mais malade, handicapé, dépendant, dans une maison de retraite ou un institut spécialisé, ce n’est pas une perspective des plus enthousiasmantes… Sur ce point, les résultats d’une récente étude sur les espérances de vie dans les 27 pays de l’Union européenne sont plutôt mitigés pour les Français.

L’exemple suédois

Les hommes se situent dans le peloton de têteavec une espérance de vie de 78,2 ans et les femmes de 85,3 ans. C’est très bien, mais pour « l’espérance de vie sans incapacité » ou Esvi (à cause de maladies), c’est beaucoup moins bien. Celle-ci n’est que de 61,9 ans pour les hommes, en baisse par rapport à 2008, ce qui les place au 10e rang européen, et c’est encore plus vrai pour les femmes avec 63,5 ans, en chute également. Il est des pays pourtant où l’écart entre l’Esvi et l’espérance de vie est moins marqué, la championne d’Europe en la matière étant la Suèdel’Esvi a augmenté régulièrement entre2008 et2010 : + 2,3 ans sans incapacité pour les hommes et +2 ans pour les femmes. Les hommes peuvent ainsi espérer 90% de leur vie sans limitations, dans les activités habituelles. Un exemple à suivre !
 
---------------------
 
Prévention : 49% acceptent de modifier alimentation et mode de vie
Maladie liée à l’âge : 36% pensent aussitôt à la maladie d’Alzheimer.
Apparence physique : 35% craignent de prendre du poids.
Vie sentimentale : 24% redoutent la baisse de leur pouvoir de séduction.
 
*Source : enquête exclusive BIEN-ÊTRE & santé/Pharmagest.
 
---------------------

Adoptez l’attitude santé


Chacun a sa part de responsabilité dans la gestion de son capital santé, à condition de ne pas se prendre en main trop tard. Cela dit, adopter un mode de vie bon pour l’organisme après 50 ans et même 70 ans, c’est encore rentable.
 
Nous ne sommes pas égaux dans la lutte contre le vieillissement. Le capital génétique que nous héritons influe sur les maladies, le vieillissement et la longévité. Des facteurs extérieurs jouent aussi et interagissent même avec les gènes : pollution de l’air et de l’eau, substances chimiques, produits toxiques, stress… Mais nous pouvons essayer de les limiter, par exemple en utilisant des matériaux sans risque. Quant aux autres facteurs, ils dépendent entièrement de nous.

Manger équilibré

À chacun de jouer, en gardant à l’esprit que les besoins nutritionnels évoluent avec l’âge. Au-delà de 60 ans, parfois avant, les systèmes d’assimilation peuvent être émoussés et il est recommandé de mettre l’accent sur certains nutriments : les protéines (pour les muscles surtout), le calcium (pour les os) et certaines vitamines pour les défenses immunitaires et le cerveau. Pas d’excès, les obèses ont plus de maladies et vivent moins longtemps, mais pas de restrictions drastiques non plus. Ne faites pas l’impasse sur des aliments précis comme le beurre qui apporte de la vitamineA. C’est une question d’équilibre. Voici quelques conseils somme toute faciles à suivre.
 
Mangez 5 portions de fruits et légumes par jour, ils contiennent des antioxydants naturels puissants (polyphénols et flavonoïdes), et vitamines, minéraux et oligoéléments.
 
Limitez charcuteries, viandes grasses, fromages gras, viennoiseries et mettez davantage de poissons à vos menus, surtout les gras (saumon, sardine, maquereau).
 
Consommez suffisamment de produits laitiers, bons pour les os.
 
Ne bannissez pas les sucres complexes (pain, pâtes, riz), c’est un carburant vital pour le cerveau.
 
Pensez à boire pour éliminer rapidement les toxines et faire fonctionner les reins et la vessie. De l’eau plutôt que des sodas et des boissons sucrées ou alcoolisées. Et un peu de vin, qui contient beaucoup de resvératrol, bon pour les artères et, selon une recherche américaine récente, contre les maladies neurodégénératives.

Activité physique et cérébrale

Si ne pas fumer est un comportement santé essentiel, il est très important de ne pas se laisser aller !
L’exercice physique entretient les capacités respiratoires, le système cardiovasculaire, aide à prévenir le diabète de type 2, assouplit les articulations, solidifie le squelette, stimule les défenses immunitaires, et il est bon pour le moral et le fonctionnement du cerveau.
Faire travailler ses neurones retarde le vieillissement cérébral : mots croisés, jeux de cartes, lecture, sorties, promenades, bricolage… Et exercices d’entraînement cérébral sur Internet, mais attention, tous les sites ne se valent pas.
 
Evelyne Oudry
 

 

Conseils de pharmacien

 
- Privilégiez les oméga 3, acides gras insaturés, pour leur effet préventif sur les maladies vasculaires et leur effet protecteur sur la mémoire ; les vitamines C et E, antioxydantes, pour prévenir maladies cardiovasculaires et cancers ; les vitamines du groupe B (B1, B6, B9, B12) pour le cerveau.
 
- Un complément alimentaire à base d’oméga 3 (DHA issu de poissons sauvages), de vitamines B6, B9 et B12 pour maintenir un fonctionnement normal du cerveau, et de l’extrait de myrtille, riche en antioxydants. Chaque boîte offre, en plus, l’accès gratuit (grâce à un code) à un programme d’exercices en ligne, pour entraîner le cerveau. Voir le site www.phytalzeal.com
 
- Un autre complément alimentaire (en dosettes) à base de L-citrulline permet de limiter la fonte musculaire liée au vieillissement.
 
 
Réponses d’expert
 
Dr Bruno Gaudeau, président du Groupe Pasteur mutualité, ancien chef de service de médecine interne-gérontologie du centre hospitalier de Chaumont.
 
«  Être heureux et bouger ! »
Pourquoi la France est-elle mal placée en matière de bien vieillir ?
En France, les soins sont de qualité, mais la prévention est le point faible. Elle n’est même pas au programme des études médicales. Pourtant elle devrait commencer dès le plus jeune âge, car c’est là qu’elle est la plus efficace. On sait qu’être bien dans sa peau, heureux dans son travail et dans sa vie favorise la sécrétion d’hormones favorables au bien vieillir, mais tout le monde ne peut pas l’être. En revanche, chacun peut faire de l’exercice. Malheureusement, on n’en prend pas assez le temps.
 
Que recommandez-vous concrètement pour bien vieillir et éviter la dépendance ?
La dépendance n’est pas une fatalité. On peut limiter ou retarder l’ostéoporose ou le déficit musculaire, par exemple, par des moyens peu coûteux. Toutes les études montrent que pratiquer un exercice physique une demi-heure à trois quarts d’heure par jour est bon pour la santé et permet de vieillir en forme. Le plus simple est de marcher (d’un bon pas) chaque jour et de saisir toutes les occasions : prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur ou les escaliers roulants, etc. L’activité physique sous toutes ses formes est excellente (randonnée, natation, vélo, gymnastique à partir d’un certain âge), mais les autres sports, plus coûteux et plus contraignants, sont difficiles à pratiquer régulièrement.
 
La mutuelle que vous présidez a-t-elle pris des mesures pour aider ses adhérents à mieux vieillir ?
Pour encourager et favoriser la pratique sportive, j’ai proposé de prendre en charge l’inscription de nos adhérents (ayant plus de 15 ans d’ancienneté, à partir de 55 ans) à un club sportif, à hauteur de 120 euros par an. Nous organisons aussi des réunions régionales d’information et de sensibilisation à l’activité physique à l’intention de nos adhérents et des non-adhérents, auxquels participent l’alpiniste Catherine Destivelle et le Pr Bernard Devulder (doyen honoraire de la faculté de médecine de Lille).  
 
 

Collaborez avec votre phamacien

 
Le bien vieillir touche particulièrement le pharmacien et ses clients. Un récent sondage nous renseigne sur leur collaboration dans l’échange des connaissances.
 
Inédit. Un sondage exclusif BIEN-ÊTRE & santé/Pharmagest* auprès de ses 7500 pharmacies et du grand public a permis de recueillir une information croisée pharmacien/client sur le bien vieillir. Le premier enseignement à tirer de ce sondage, c’est que le pharmacien connaît parfaitement les priorités de ses clients en matière de santé.

Côté pharmaciens

Tout d’abord, 63% des pharmaciens pensent que les Français s’intéressent au bien vieillir, 34% constatent qu’ils en font leur priorité. Parmi les principales conséquences du vieillissement, 29% des pharmaciens citent la perte d’autonomie, 25% le déclin des facultés intellectuelles et cognitives, et 20% les maladies comme l’ostéoporose, le cancer du sein, l’arthrose, les problèmes de prostate. Pour les symptômes liés à l’âge les plus mal vécus par leurs clients, 66% citent les douleurs articulaires, 38% la baisse de l’acuité visuelle et 36% l’incontinence urinaire. 87% des pharmaciens conseillent d’observer une bonne hygiène de vie afin de préserver son capital jeunesse, tandis que 53% proposent d’entretenir la mémoire et 51% de pratiquer régulièrement un sport. 55% des pharmaciens disent que les demandes de conseils anti-âge portent sur les compléments alimentaires, 45% sur les produits cosmétiques antirides et 19% sur les bienfaits des plantes et du bio.

Côté patients

Quand il s’agit de définir jusqu’à quel âge les Français se voient vieillir heureux, 39% citent jusqu’à 80 ans, 20% jusqu’à 70 ans et 18% jusqu’à 90 ans. Interrogés sur les conditions indispensables pour avoir une vieillesse heureuse, 90% déclarent que c’est conserver ses moyens physiques et intellectuels, 62% avoir une vie affective et être entouré de ceux que l’on aime, 62% bénéficier de moyens financiers suffisants. Quant à la conséquence esthétique du vieillissement qu’ils appréhendent le plus, 35% pensent à la prise de poids, 19% aux rides, 15% à la chute de cheveux. Afin de prévenir les maladies qui les menacent, 49% acceptent de modifier leur alimentation et leur mode de vie, 44% suivent les dépistages recommandés et 38% consultent si besoin un spécialiste.
Ce sondage nous démontre à quel point les réponses des pharmaciens sont en phase avec les internautes. Il nous prouve une fois de plus que le pharmacien connaît bien ses clients et leurs besoins.
 
Didier Galibert
 
* Sondage BIEN VIEILLIR (questionnaire à choix multiples) réalisé en janvier 2012 par Pharmagest Inter@ctive à la demande de BIEN-ÊTRE & santé sur www.carevox.fr grand public et auprès de 7500 pharmacies clientes Pharmagest Interactive équipées du logiciel LGPI : 169 questionnaires validés sur CAREVOX (grand public) et 512 questionnaires validés sur le logiciel LGPI (professionnel).
 
Expert de la pharmacie depuis plus de 30 ans et filiale du groupe Welcoop, Pharmagest Inter@ctive
est le leader de l'informatique officinale avec 43
 % de parts de marché.

 
 
Regards croisés
 
Le facteur de vieillissement le plus redouté
- Selon les pharmaciens : 32% la dégradation physique, 29% dépendre de son entourage, 19% perdre la mémoire
- Selon les Français : 37% la dégradation physique, 29% dépendre de son entourage 21% la perte de mémoire
La maladie liée à l’âge qu’ils craignent le plus.
- Selon les pharmaciens:55 % Alzheimer, 32 % le cancer, 4 % l’accident vasculaire cérébral
- Selon les Français : 36% Alzheimer, 25% le cancer, 17% l’accident vasculaire cérébral
 
---------------------
 
Prévention du vieillissement :
 
40% des pharmaciens pensent que leurs clients suivent correctement leur traitement.
22%  des pharmaciens constatent que leurs clients sollicitent leur avis.
 
* Source : Sondage exclusif BIEN-ÊTRE & santé/Pharmagest.

 

Le magazine Bien-être & Santé est un mensuel gratuit offert à leurs clients par les pharmaciens abonnés uniquement. Pour savoir si votre pharmacie est partenaire, rendez-vous sur le site dédié.

 

 


Cet article est extrait en exclusivité du magazine Bien-être & Santé - Tous droits réservés
Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Mêmes thématiques
Mots-clés :
Vieillissement