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Une mutation génétique en cause dans des formes familiales d’anévrysme de l’aorte
Une mutation génétique en cause dans des formes familiales d'anévrysme de l'aorte
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17 juillet 2012 | 1 commentaires
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Une mutation génétique en cause dans des formes familiales d’anévrysme de l’aorte

Une mutation génétique en cause dans des formes familiales d'anévrysme de l'aorte

Des équipes de l’AP-HP* et de l’Inserm**, en collaboration avec une équipe de l’université du Texas*** viennent de démontrer l’implication du gène TGFβ2 dans des formes familiales d’anévrysme de l’aorte. Cette découverte ouvre de nouvelles possibilités diagnostiques, et probablement thérapeutiques pour cette pathologie, dont la prise en charge actuelle consiste à surveiller la progression pour proposer à temps la chirurgie de remplacement aortique. Le point sur ces travaux, qui ont fait l’objet d’une publication le 8 juillet 2012 dans la revue Nature Genetics.

L’anévrysme de l’aorte thoracique est une maladie silencieuse qui se traduit par la dilatation progressive de l’aorte qui peut finir par se rompre et entraîner le décès du patient. Il est donc important de la reconnaître à temps. En cas de forme familiale, il est de règle de répéter les échographies pour vérifier l’absence d’apparition d’une dilatation aortique chez les apparentés. La prise en charge est actuellement limitée au traitement béta-bloquant qui n’a pas démontré son efficacité en dehors du syndrome de Marfan, et à la chirurgie lorsque la dilatation atteint un niveau critique.

La coopération entre le Centre National de Référence pour le Syndrome de Marfan et apparentés où sont réalisés le diagnostic et la surveillance des patients et de leurs familles et l’INSERM U698 (Pr Guillaume JONDEAU et Catherine BOILEAU) a permis de démontrer l’implication d’un gène particulier dans le développement de ces anévrysmes. En effet, une mutation « stop » du gène permettant la synthèse de la molécule TGFβ2 normalement libérée par les cellules musculaires lisses de la paroi aortique, a été identifiée comme étant l’anomalie biologique initiale responsable d’anévrysme dans 4 familles (3 françaises et une grande famille américaine).

“ Ces résultats permettront de développer des outils de diagnostic d’anévrysme ou de risque de développement d’un anévrysme chez les différents membres d’une famille donnée. Ils sont également utiles pour établir le pronostic des patients, la chirurgie semblant ici nécessaire tardivement comparée à d’autres formes génétiques d’anévrysme, explique le Pr Jondeau. ” Enfin, ils permettront d’ouvrir des perspectives thérapeutiques intéressantes, par exemple en renforçant le signal de la molécule TGFβ2“. Pour le Pr Catherine Boileau, cette découverte devrait permettre de pouvoir dès maintenant proposer un diagnostic moléculaire chez les apparentés à risque dans les familles.

* hôpital Bichat – Centre National de référence Maladies Rares Marfan et apparentés et hôpital Ambroise Paré – Service de Biochimie et de Génétique moléculaire)

** Unité 698 « hémostase, bio-ingéniérie, immunopathologie et remodelage cardiovasculaire »

*** Equipe de Diana Milewicz, Université du Texas, Houston

 

D’après une communication conjointe AP-HP / Inserm

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Commentaires
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par Marchaux (IP:xxx.xx6.243.243) le 28 avril 2014 a 15H40
Marchaux, 94 articles (Rédacteur)

Merci pour cet article qui est vraiment très instructif.