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Une méthode de mémorisation efficace
Une méthode de mémorisation efficace
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22 décembre 2010 | 1 commentaires
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R. Bartet, 52 articles (Journaliste )

R. Bartet

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Une méthode de mémorisation efficace

Une méthode de mémorisation efficace

Comment faire pour mieux apprendre et mieux retenir ? Quels sont les trucs pour une mémoire d’éléphant ?

Monique Le Poncin : L’essentiel est d’utiliser sa mémoire et de lui faire confiance. Nous disposons d’un 100 % de potentiel pour notre mémoire et il faut savoir qu’il n’y a que la maladie qui peut véritablement la détériorer.
 
La première des choses est de faire un « Stop mémoire » en se focalisant sur ce qu’on doit mémoriser.
 
Il faut ensuite prendre un ou deux indices de ce qui est à mémoriser pour personnaliser ce que l’on veut « entrer » et donc se l’approprier. Ces indices doivent être choisis selon sa propre vision et non en utilisant les « trucs » des autres… c’est important !
 
Il faut aussi diviser ce qui est à mémoriser en petits blocs où les éléments sont associés de façon cohérente pour nous.
 
Prenons l’exemple de se souvenir d’un nom propre : il faut d’abord l’associer à un indice qui peut être une particularité du visage ou tout simplement le regard.
 
L’étape suivante consiste à « coller » le nom, comme une étiquette, sur cet indice (particularité ou regard) en se faisant une petite image de la taille d’un timbre poste. Toute cette première étape de mémorisation est l’engrammage.
 
Deuxième étape, phase d’acquisition en mémoire immédiate : Il faut quitter des yeux le visage et mentalement revoir -(appropriation mentale par visualisation)- « le timbre poste » puis regarder de nouveau le visage en projetant visuellement le nom dessus. Toujours judicieux d’écrire de mémoire le nom nouvellement appris.
 
Pour s’en souvenir plus longtemps –(mémoire à long terme)-, le lendemain s’interroger de nouveau : « Quel était le nom de cette personne ? », l’écrire de mémoire pour vérifier l’exactitude du souvenir, puis laisser passer un jour ; le troisième jour donc, l’écrire à nouveau pour conforter.
 
Pour se souvenir plus encore à long terme, en se souvenant oralement, une fois par semaine pendant le mois suivant. Ce qui a été mémorisé en mémoire immédiate va ainsi être pérennisé en mémoire à long terme.
 

POST-SCRIPTUM

  • Monique Le Poncin est titulaire d’un doctorat ès Sciences d’Etat sur les bases neurophysiologiques de l’apprentissage. A l’origine du premier Institut de prévention du vieillissement cérébral au Kremlin-Bicêtre, elle a également créé le Centre de recherche Monique Le Poncin axé sur l’optimisation, l’entraînement cérébral et la formation continue.

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Commentaires
5 votes
(IP:xxx.xx1.226.87) le 29 décembre 2010 a 16H35
 (Visiteur)

AFFLIGEANT. Ce dossier est affligeant. On dirait Oui-Oui au pays des Bisounours. Des erreurs, des approximations, aucune information utile ou fiable, ce qui semblait pourtant être l’objet du dossier. Mais je crois que l’objectif était de faire un publi-reportage pour vendre le test « Gym Intelligence ». Et un test de plus madame Michu. Autant acheter un livre de Tony Buzan : pour à peine 15 €, on se verra expliqué un truc gratuit : le LOCI et le principe associationiste de la mémoire, le « Grand Système » qui ne fait qu’actualiser le nœud au mouchoir. Mais ça marche !

Alors, quand je lis « entrée en mémoire visuelle » ou « entrée en mémoire auditive », j’hallucine ! Pourquoi ne pas parler d’ « onde », d’ « énergie » et autres trucs new-age attrape-gogo qui veulent tout dire et rien en même temps, la kinesiologie, le brain gym etc.

Besoin de quelqu’un de vraiment compétent pour parler de la mémoire en France ? Alain Lieury !!! Besoin de quelqu’un de Top niveau sur l’apprentissage et les neurosciences en France, qui emploiera des termes précis et développera une pensée à la portée du plus grand nombre ? Olivier Houdé (un Belge !).

Mais c’est sûr que ni Lieury ni Houdé, ni le labo d’Harvard Graduate School of Education (Brain, Mind and Education) ne se commettront à faire du Brain Marketing pour vendre des programmes informatiques sensés stimuler le cerveau. Parce que c’est cela que prépare ce genre d’articles. $$$$$$

Laissez-moi donc, chers amis lecteurs, vous aider à ne pas gaspiller votre argent : le cerveau est plastique. Donc plus vous vous entraînez à un test, une épreuve, un jeu (…), plus vous allez comprendre son principe (via l’apprentissage implicite), plus vous allez réussir. Et vous vous direz alors : mais qu’est-ce que je suis intelligent, qu’est-ce que j’ai une bonne mémoire ! Mais c’est faux, malheureusement. Votre performance dans un domaine n’est pas transposable dans un autre. Pour stimuler le cerveau (la mémoire, le raisonnement, etc.), il faut faire des activités variées et dans un cadre social (pour des raisons liées aux neurohormones). Faire son petit exercice seul devant un ordinateur ne servira pas à grand-chose et au final aura l’effet inverse (et ça, c’est prouvé scientifiquement !). Parce que plus vous faites une activité, plus vous devenez expert dans celle-ci, plus vous rendez votre cerveau paresseux pour celle-ci. Alors prévoyez un budget Brain Fitness très très très important pour acheter les gadgets à gogo qu’on ne va pas tarder à vous vendre.

Vous vous souvenez du programme du DR Kawashima sur la Nintendo DS (l’âge de votre cerveau). Eh bien, Lieury et son équipe ont démontré que ce logiciel n’avait aucune influence. Pire, son groupe de contrôle (qui n’employait pas la DS) était plus performant. Pourtant Kawashima est quelqu’un de sérieux et sa Learning Therapy à l’université de Tohoku au Japon s’est révélée efficace. Mais voilà, dans cette même université, Kawashima utilisait essentiellement un crayon et du papier (pas de DS) et proposait de simples exercices de calculs mentaux, demandait aux patients de lire des textes à voix haute, etc. Que des activités simples.

Les pubs en brain fitness vont mettre en avant les diplômes de tel ou tel collaborateur et inscrire la mention « prouvé scientifiquement ». OK. Il faut alors se poser quelques questions : prouvé sur le cerveau humain ou celui du rat ? Quel est l’échantillon de population testé ? Dans quelles conditions s’est faite l’étude ? Pendant combien de temps, etc ? Il n’est pas rare que ce genre d’étude bidon repose sur un échantillon non représentatif de moins de 60 personnes. Même Merzenich qui est pourtant une sommité mondiale s’est fait attrapé dans le cadre de son positscience.

Un très bon livre pour comprendre la plasticité synaptique : The Brain That Changes Itself de Norman Doidge

Tristan Valmour