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Une carte pour lutter contre l’ambroisie
Une carte pour lutter contre l'ambroisie
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20 avril 2011 | 1 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Une carte pour lutter contre l’ambroisie

Une carte pour lutter contre l'ambroisie

L’ambroisie est une plante à priori anodine mais hautement allergisante. Et elle est devenue un ennemi public, car elle envahit les terrains vagues, bords d’autoroutes et voies de chemin de fer, chantiers, mais aussi terres agricoles et jardins. Face à l’enjeu de santé publique, la Direction Générale de la Santé A inscrit la lutte contre l’ambroisie dans le second Plan national santé environnement. L’objectif est clairement affiché : Prévenir et combattre les allergies. Et l’arme est toute trouvée : Un système de cartographies régionales permet de localiser cette « mauvaise herbe » avec une précision qui sera renforcée dans le temps.

L’ambroisie est une plante herbacée particulièrement présente sur les terrains nus, les jardins, les bords de route, les zones de culture agricole ou encore les chantiers de construction. Cette plante, de la famille des tournesols et des pâquerettes, est originaire d’Amérique du nord. Elle est introduite pour la première fois en France en 1863, et se propage chaque année un peu plus dans l’hexagone. « L’extension est très nette depuis les années 1990 » note Caroline Paul, responsable de l’environnement et des produits chimiques à la Direction Générale de la Santé (DGS). Le problème c’est son pollen. Celui-ci déclenche de fortes allergies chez les personnes sensibles, surtout d’août à octobre.

5 grains par mètres carrés suffisent pour provoquer des eczémas, des rhumes des foins, des rhinites, des conjonctivites ou encore d’importants problèmes respiratoires. Et une fois sur deux cette allergie conduit à l’asthme ou provoque son aggravation. Les régions les plus infestées sont le Rhône-Alpes et l’Auvergne et, grosso modo, tout le quart sud-est de la France. Pour éviter ces problèmes, et plus concrètement l’émission des pollens et la formation des graines, on procède ici et là au déracinement de ces plantes avant leur floraison. Mais l’évolution envahissante de l’ambroisie conjuguée à l’augmentation du nombre et de la densité de la population humaine est une source de menace non seulement pour la santé, mais aussi pour les écosystèmes naturels, l’agriculture et le paysage.

L’Assemblée nationale a ainsi lancé, cette semaine, un « Comité parlementaire de suivi du risque Ambroisie ». Dans la foulée, un observatoire de l’ambroisie devrait voir le jour à l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA). Les ministères de la Santé, de l’Environnement, des Transports et de l’Agriculture ont quant à eux lancé la diffusion, le 19 avril dernier, d’un ensemble de cartes détaillant la présence de l’ambroisie afin d’informer et de mieux sensibiliser le public sur les risques liés à cette plante.

Décliné sous forme de cartographies régionales, l’état des lieux a été réalisé par la Fédération des Conservatoires Botaniques Nationaux (FCBN), et dévoile des programmes de prévention et de lutte à mettre en œuvre. La DGS précise qu’il sera nécessaire de poursuivre ce travail cartographique pour localiser avec toujours davantage de précision la présence ou l’absence d’ambroisie, et aussi d’évaluer l’efficacité des actions de lutte mises en place. Les internautes peuvent consulter la cartographie développée à ce jour sur le site internet du ministère de la Santé. Il suffit de se rendre à l'adresse suivante : www.sante.gouv.fr/cartograph...
 

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Commentaires
0 vote
(IP:xxx.xx4.199.74) le 21 avril 2011 a 12H56
 (Visiteur)

Vous écrivez : 5g par m3 suffisent pour déclencher ...

Mais 5g par m3 c’est enorme, ne serait-ce pas plutôt des mg ou des microgrammes ?