Accueil du site
> Santé & Maladies
Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Un rein imprimé en 2018
Un rein imprimé en 2018
note des lecteurs
date et réactions
14 octobre 2014
Auteur de l'article
Ligue Rein & Santé, 16 articles (Association)

Ligue Rein & Santé

Association
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
16
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

Un rein imprimé en 2018

Un rein imprimé en 2018

Les scientifiques russes seront capables d’imprimer d’ici 2018 un rein humain, qui pourra ensuite être transplanté.La première imprimante biologique – un dispositif destiné à imprimer des fragments de tissus et d’organes en 3D – sera présentée dans le cadre du IIIe Forum International « Open Innovations » de Moscou, qui se déroulera dans la capitale russe du 14 au 16 octobre.

D’abord le modèle du futur organe avec toutes ses particularités anatomiques et biologiques est créé. Ensuite, des sphéroïdes (des conglomérats cellulaires) sont obtenus à partir des cellules souches du patient. Ces cellules sont utilisées pour la création d’un tissu ou d’un organe. L’imprimante biologique créée en Russie arrive à imprimer des objets avec une précision d’un micromètre, une densité qui détient actuellement un record mondial.

« L’avantage principal de notre imprimante biologique – c’est la possibilité d’utiliser toutes les méthodes d’impression biologique connues », explique le directeur exécutif du laboratoire 3D Bioprinting solutions, Youssef Hesuani. « Il vous permet d’effectuer l’impression à l’aide des cellules, des sphéroïdes et du gel biologique. L’imprimante est équipée de cinq gicleurs. Deux d’entre eux permettent de faire sortir l’hydrogel polymère couche par couche, et les autres placent trois types de cellules dans ce gel en les plaçant dans des combinaisons diverses. Ensuite, la construction imprimée est placée dans un réacteur biologique, rempli de substances nutritives différentes. Une fusion de cellules et l’évacuation du gel biologiques excédentaire y a lieu. A la différence des analogues étrangers, la technologie russe permet d’avoir un résultat qui ressemble entièrement à l’organe naturel ».

La première imprimante biologique fonctionne pour l’instant dans un régime de test, car certaines technologies de ce dispositif en sont toujours au stade de la mise au point. Mais dès mars 2015, cette imprimante devrait « imprimer » une thyroïde fonctionnelle de souris. L’organe imprimé par ce procédé sera testé à l’aide de plusieurs méthodes, notamment grâce au bioréacteur, avant de l’intégrer dans l’organisme de la souris. Et en 2018, les chercheurs russes prévoient de pouvoir imprimer un rein humain, prêt pour la transplantation. Selon les experts étrangers, une telle opération ne pourra pas avoir lieu avant 2030. Mais les chercheurs russes sont plus optimistes. Après la création des cellules souches qui peuvent être utilisées sur une imprimante biologique, il a fallu aux chercheurs moscovites six mois avant de créer une imprimante biologique et de mettre en œuvre la fabrication des sphéroïdes. Si tout se passe bien avec l’expérience sur la thyroïde, le rein humain « imprimé » pourrait apparaître avant la date prévue, assure le directeur exécutif du laboratoire « 3D Bioprinting solutions ».

Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Mots-clés :
Greffe d’organe