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Un léger surpoids favoriserait la longévité
Un léger surpoids favoriserait la longévité
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3 janvier 2013
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Un léger surpoids favoriserait la longévité

Un léger surpoids favoriserait la longévité

Certes, un niveau élevé d’obésité est lié à un risque accru de mortalité. Il semblerait en revanche qu’un léger surpoids nous fasse vivre plus longtemps. Selon une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), et qui a pris en compte l’Indice de Masse Corporelle (IMC), les personnes considérées en surpoids ou modérément obèses auraient un risque de décès un peu inférieur à celles de poids normal.

Le docteur Katherine Flegal et ses collègues des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) aux Etats-Unis ont fait paraître, le 2 janvier dernier dans le Journal of the American Medical Association, une compilation d’études portant sur l’incidence du poids et de la taille, associés selon la norme de l’Indice de Masse Corporelle (IMC). Un IMC normal se situe entre 18,5 et 25. Il est question de surpoids lorsque l’IMC est compris entre 25 et 30. Enfin, on parle d’obésité lorsqu’il est supérieur à 30. Si une obésité sévère (pour un IMC supérieure à 35) est associé à une mortalité sévère, les auteurs de l’étude ont constaté que les personnes en surpoids ont 5% à 6% en moins de risque de mortalité par rapport aux personnes ayant un IMC normal.
 
Katherine Flegal s’explique : « Il est question ici d’un recoupement de 97 enquêtes. Les résultats se recoupent et sont cohérents : Ils indiquent la même tendance ». En France, le professeur Frédéric Saldmann, nutritionniste et cardiologue à l’institut George Pompidou de Paris a voulu rebondir sur ces conclusions au micro d’Europe 1 : « Quand la graisse est située sur le ventre, ça augmente significativement les risques cardio-vasculaires. En revanche, quand la graisse se trouve dans les fesses, ça n’augmente pas les risques. Une étude a même montré que des fesses rebondies permettaient de lutter contre les risques cardio-vasculaires ! ».

Pour nombre d’observateurs scientifiques, les résultats obtenus peuvent être sujets à discussion. Car en effet, l’IMC ne tiendrait pas compte de la musculature plus ou moins développée de certaines personnes, et reléguant par ailleurs des personnes trop maigres dans la catégorie "normale". Et plusieurs experts sont d'accord avec le professeur Saldmann pour dire que les tissus graisseux peuvent jouer un rôle protecteur en cas de maladie, notamment chez les personnes âgées.

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