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Transpiration excessive : quelles causes ?
Transpiration excessive : quelles causes ?
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20 mai 2011
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Philippe Desnos, 11 articles (Angiologue)

Philippe Desnos

Angiologue
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Transpiration excessive : quelles causes ?

Transpiration excessive : quelles causes ?

L’hyperhidrose est définie comme une sudation excessive par rapport aux nécessités de la thermorégulation et aux stimuli environnementaux. On la rencontre dans 1 à 3 % de la population générale.

Elle peut être primitive, sans cause évidente (résultant d'une hyperactivité du système nerveux sympathique) ou secondaire à une cause sous-jacente : médicaments diverses maladies (neurologiques, endocrinologiques, cardiologiques, néoplasiques ou infectieuses). L'hyperhidrose peut se compliquer d'infection (mycoses) et d'une gêne sociale (bromhidrose, chromidrose).
 
Une équipe de chercheurs américains a essayé d'évaluer les critères permettant de différencier l'hyperhidrose primitive de l'hyperhidrose secondaire.

L'objectif de cette étude était d'évaluer les critères démographiques et cliniques pouvant contribuer au diagnostic à faire la différence entre l'hyperhidrose primitive et l'hyperhidrose secondaire. Il s'agissait d'une étude rétrospective de 415 patients vus pour leur transpiration excessive dans une consultation de dermatologie de l'Iowa (États-Unis) entre 1993 et 2005.
Une hyperhidrose primitive était diagnostiquée chez 387 patients (93 %) et une hyperhidrose secondaire chez 28 patients (7 %). Les patients ayant une hyperhidrose secondaire étaient plus âgés (39 ans / 27 ans), présentaient plus souvent un âge de début après 25 ans (55 % / 12 %), avaient plus souvent une forme unilatérale ou asymétrique, une forme généralisée ou des crises nocturnes.

Les maladies associées à l'hyperhidrose secondaire incluaient : diabète sucré (n = 11) ; hyperthyroïdie (n = 4) ; l'hyperpituitarisme (n =1) ; neuropathie périphérique (n = 3) ; maladie de Parkinson (n = 2) ; phéochromocytome (n = 1). Au sein des hyperhidroses secondaires, les causes d'origine neurologiques étaient plus particulièrement associées à l'asymétrie.
 
Les auteurs proposent les arguments suivants en faveur de l'hyperhidrose primitive : évolution depuis au moins 6 mois ; atteinte préférentielle des glandes eccrines (aisselles, paumes, plantes, tête) ; répartition bilatérale et symétrique ; absence de crises nocturnes ; crises au moins une fois par semaine ; début avant 25 ans ; antécédent familial similaire ; gêne dans les activités quotidiennes. En cas de suspicion d'hyperhidrose secondaire, le bilan minimal comporte un examen médical complet, une glycémie à jeun et un bilan thyroïdien.

Docteur Philippe Desnos, angiologue

SOURCES

  •  Source : Walling H et al. J Am Acad Dermatol 2011.
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