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Tout savoir sur la lombalgie
Tout savoir sur la lombalgie
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12 mars 2012
Auteur de l'article
Xavier Dufour, 2 articles (Ostéopathe - kinésithérapeute)

Xavier Dufour

Ostéopathe - kinésithérapeute
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Tout savoir sur la lombalgie

Tout savoir sur la lombalgie

La lombalgie est une douleur située dans la colonne lombaire. C’est la manifestation clinique de différentes pathologies affectant diverses structures : disque, ligament, articulaires postérieures, muscles, racines nerveuses.
La lombalgie peut irradier jusqu’au genou. Si la douleur dépasse le genou, cela s’appelle une sciatique.
La hernie discale est une usure du disque intervertébral avec expulsion du noyau au contact de la racine nerveuse. C’est la principale cause de sciatique. 80% de la population déclarera, au cours de sa vie,
au moins un épisode de lombalgie. Cela représente 110 000 arrêts de travail, soit 3,5 millions de journées perdues par an. Le coût économique est estimé à 2 milliards de francs par an.

Les lombalgies chroniques, 10% des lombalgies, supportent 80% des coûts et arrêts de travail. C’est donc le passage à la chronicité contre lequel il faut lutter. Ceci implique de connaître les mécanismes favorisant les lombalgies pour les endiguer.

Extension et lordose, méfions nous des idées reçues.

Il ne faut pas confondre Lordose et Lombalgie. La lordose est la courbure naturelle de la colonne lombaire. Sa valeur est déterminée par les paramètre pelviens établis par Duval-Beaupère et répondent à la formule
L = 0.6 Incidence + 34°.
Pour réaliser ces mesures, il faut réaliser une grande radio de profil sur cassette 30*120 visualisant les têtes fémorales, le bassin, les lombaires et les dorsales. C'est le seul moyen de savoir si une lordose est trop importante ou non.

Il n'existe aucun lien direct entre la valeur de la lordose et la lombalgie.

McKenzie semble même démontrer l'inverse dans certaines pathologies comme la hernie discale, la dysfonction articulaire et la lombalgie commune.

Le mouvement d'extension provoque l'avancée du noyau discal, ce qui va dans le sens de la réintégration du nucléus en cas de hernie.
A l'inverse la flexion provoque un recul du noyau contre l'anneau fibreux (cf Kapandji). Les travaux de Nachemson montrent l'augmentation des contraintes discales avec la flexion et la diminution avec l'extension. ce qui semble confirmer les travaux de McKenzie et Donelson.

Causes

Les causes des lombalgies sont nombreuses et inconstantes.
Cependant les raisons mécaniques soient les plus importantes sans qu'il y ai de facteur héréditaire réellement établi.
La colonne lombaire est soumise à deux impératifs contradictoires : la stabilité et la mobilité.
Sa structure répond bien à ses deux impératif mais nécessite de respecter des règles de fonctionnement.

La flexion est un facteur prépondérant dans l'usure du disque intervertébral.
Plus le degré de flexion est important, plus les contraintes discales augmentent, c'est le docteur Nachemson qui a démontré le premier cette théorie.

Il apparaît chez tous les lombalgiques chroniques soit une diminution des mobilités, soit une perte de l'endurance et de la force musculaire avec une modification de la synergie entre les spinaux et les abdominaux. La prévention des lombalgies passe donc par une meilleure connaissance des contraintes et faiblesses du rachis pour mieux l'utiliser et pouvoir pratiquer une gymnastique d'entretien adaptée. Cette gymnastique cherche à améliorer la mobilité sous pelvienne par des assouplissements des ischio-jambiers, quadriceps, grand-fessiers et psoas-iliaques. Le deuxième axe de travail est le travail des abdominaux et spinaux mais dans un but d'endurance et de controle du dos et non de force pure.

La hernie discale est une détérioration du disque intervertébral provoquant l'expulsion du noyau de l'anneau fibreux. Il vient comprimer la racine nerveuse en regard. Cette lésion peut provoquer des lombalgies et/ou des sciatiques irradiant dans le membre inférieur.

Il existe d'autres pathologies susceptibles de générer des lombalgies.
Le canal lombaire étroit
correspond à une problème de contenant-contenu ; le canal médulaire
(trou dans la vertèbre qui donne passage à la moelle épinière) est trop petit par rapport à son contenu.
Les premiers symptomes sont des douleurs à la marche pouvant irradier dans les deux jambes et nécessitant parfois un arrêt de la marche. Le traitement est le plus souvent chirurgical si les infiltrations n'améliorent pas les douleurs.

Le Spondylolisthésis est un glissement d'une vertèbre sur une autre (L5/S1 ou L4/L5), le plus souvent avec une lyse isthmique qui correspond à une fracture spontanée pour permettre d'absorber les contraintes mécaniques. Le bassin possède alors des particulairtés anatomiques avec une incidence élevée (cf définition), un sacrum ayant une forme particulière quiva modifier les courbures rachidiennes.

Les causes mécaniques sont le plus souvent à l'origine de lombalgies chroniques sans raisons apparentes, les examens complémentaires ne montrent rien de particulier, le traitement médicamenteux, s'il réduit la douleur n'empêche pas son retour. Les contraintes mécaniques sont produites par des raideurs articulaires, un déséquilibre musculaire et une attitude posturale modifiée. Le traitement est alors essentiellement kinésithérapique et ostéopathique, c'est à dire mécanique. Le bilan diagnostic est alors une étape préalable indispensable avant tout traitement.

Traitements

Le traitement des lombalgies ou des hernies discales doit toujours être un traitement médical en première intention. Il comporte souvent trois parties : les antalgiques pour diminuer les douleurs, les anti-inflammatoires pour diminuer les réactions locales et un myorelaxant pour limiter les contractures.

Si les douleurs persistent, on envisage alors le traitement masso-kinésithérapique, l'immobilisation dans un corset et les infiltrations épidurales. Les examens complémentaires (radio, IRM, scanners, radiculographie...) sont réalisées pour confirmer ou infirmer un diagnostic.
Le traitement mécanique manuel tient une place prépondérante dans les problèmes lombaires. La lombalgie a le plus souvent une origine mécanique à laquelle une réponse mécanique est logique. La méthode McKenzie, suite à un bilan basé sur l'application de contraintes mécaniques propose des mouvements simples qui sont réalisables par le sujet seul pour diminuer la douleur instantanément.

La chirurgie n'intervient que dans certains diagnostics précis et quand le traitement médical bien conduit a échoué. L'intervention la plus courante pour le rachis est l'exérèse de la hernie discale responsable des sciatiques. Les suites post-opératoires sont simples et les complications rares.

Un traitement préventif des récidives est cependant nécessaire car il existe souvent une inhibition des muscles spinaux avec une perte d'endurance des muscles abdominaux favorisant une mauvaise utilisation de la mécanique rachidienne. Les exercices à réaliser sont développés dans la partie gymnastique.

Kinésithérapeute - Ostéopathe - Ergonome www.itmp.fr www.ecoledudosparis.com
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