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Soins psychiatriques sous contrainte : des changements importants
Soins psychiatriques sous contrainte : des changements importants
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3 juin 2011 | 1 commentaires
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Pr. Antoine Pelissolo, 41 articles (Psychiatre)

Pr. Antoine Pelissolo

Psychiatre
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Soins psychiatriques sous contrainte : des changements importants

Soins psychiatriques sous contrainte : des changements importants

La très grande majorité des soins psychiatriques s’organise à la demande des patients eux-mêmes, conscients de leurs troubles et de la nécessité de se faire aider. Il arrive cependant que les troubles mentaux perturbent le jugement au point de rendre, transitoirement au moins, tout consentement impossible.

C’est le cas des maladies psychotiques (schizophrénie, délires), de certaines dépressions très graves, ou encore des toxicomanies. Il peut être alors nécessaire d’intervenir avec une forme de contrainte pour protéger la personne contre des comportements suicidaires et pour l’inciter à se soigner. Parfois même, il faut recourir à la force pour éviter des passages à l’acte violents contre d’autres personnes, par exemple quand le patient est envahi d’hallucinations lui ordonnant d’attaquer voire de tuer d’autres personnes.

Ces situations rares et douloureuses sont naturellement très encadrées en France par la loi, garantissant les libertés individuelles. Ces textes ont fait l’objet ces derniers mois de très nombreuses discussions et, finalement, de modifications législatives conséquentes. Ces changements émanent pour une part de la demande des professionnels dont beaucoup considéraient que la loi précédente, datant de 1990, n’était pas satisfaisante et était souvent difficile à appliquer. Mais aussi, par ailleurs, d’une volonté du gouvernement de mieux protéger la population contre les risques de violence de certains malades potentiellement dangereux, à la suite de plusieurs drames largement médiatisés.
 
Trois changements notables ont donc été votés en mai dernier, et devraient être applicables à partir de la rentrée. Le plus conséquent est la création d’une possible obligation de soins dits « ambulatoires », se surajoutant au dispositif d’hospitalisation. Il s’agit d’imposer aux patients réticents une prise en charge en consultation, avec si nécessaire des traitements médicamenteux, leur évitant une hospitalisation sous contrainte à temps plein. Ce régime de « liberté surveillée » peut être conçu comme une alternative moins coercitive et moins traumatisante à l’internement, lorsque l’état des patients leur permet de rester dans leur famille et ne pose pas de problème de dangerosité. Pour beaucoup de psychiatres et d’associations de patients, ce point constitue une réelle avancée, autorisant une application plus souple et modulable des obligations de soins. Mais d’autres professionnels se sont élevés très violemment contre cette disposition, au nom du respect des droits des patients et de la difficulté de mise en place de cette obligation de soins ambulatoires. Tout cela dépendra effectivement des modalités d’application, et surtout des moyens humains nécessaires pour un suivi rigoureux des traitements et pour le respect des règles éthiques indispensables. Malheureusement, les ressources actuelles des services de psychiatrie sont déjà notoirement insuffisantes…
 
Les deux autres innovations de la nouvelle loi concernent les modalités de déclenchement d’une hospitalisation à la demande d’un tiers (HDT), et la surveillance juridique ultérieure de son bon déroulement. Va être créé un régime dit de « péril imminent », permettant aux médecins de décider une hospitalisation sous contrainte même sans demande écrite d’un proche du malade, lorsqu’aucune personne n’est présente ni joignable pour donner son avis sur cette démarche. Ce dispositif vise à permettre d’intervenir auprès de patients très isolés, n’ayant aucune famille ni amis susceptible d’agir dans leur intérêt. Par ailleurs, un délai de 72h devra obligatoirement être observé entre l’arrivée d’un patient et la décision d’internement, en espérant que les premiers soins rendent possible une prise en charge moins lourde du fait d’un début d’amélioration des troubles. Enfin, l’avis d’un juge sera obligatoire pour toute hospitalisation sous contrainte se prolongeant plus de 2 semaines, afin de vérifier son bien fondé. Ce dernier point constitue un changement très important dans l’esprit de la loi, car il introduit la justice au cœur d’un processus de soins qui ne restait jusqu’à présent que du ressort des médecins et des soignants. Outre la question politique que cela pose, très discutée, les modalités d’application risquent là également d’être très délicates, pour des raisons de moyens à nouveau, mais du coté du système judiciaire cette fois.
Pr Antoine PELISSOLO, psychiatre
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Commentaires
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(IP:xxx.xx1.58.106) le 6 juin 2011 a 11H36
 (Visiteur)

Cette loi n’a été faite que pour permettre de mettre hors d’état de nuire si l’on peut dire ceux qui dérange le pouvoir des "psys" ou des politiques exactement comme en dictature on enferme ceux qui défendent la liberté en les étiquetants "fous".

Quand est-ce que l’on osera enfin dénoncer les traitements inutiles, inhumains et dangereux de ces apprentis sorciers que sont les psychiatres et les psys qui n’ont aucune formation scientifiques, qui ne comprennent rien à part l’argent et le pouvoir par lesquels ils sont corrompus, donnant des "médicaments" dangereux comme les anti dépresseurs comme on donne des bonbons à un enfant !

Ce sont les "professionnels" qui sont apparemment les plus malades, pas les patients que l’on soumet à des drogues et des traitements comme les electrocutions pour les rendre dociles au prétexte de les soigner, l’institution psychiatrique n’est qu’une folie en elle même dont les patients font toujours les frais contrairement aux psychiatres qui s’en mettent plein les poches avec ses maladies qui leur offrent un train de vie luxueux !

Le site http://www.ccdh.fr/ est le site le mieux informé et détaillant le plus les scandales et abus continuels auxquels se livrent les psychiatres, qui aboutissent à des séquelles graves pour les malheureux patients voir même à la mort.