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Semaine nationale des 300 vies
Semaine nationale des 300 vies
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15 février 2013
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Damien Maillard, 7 articles (Chiropratique)

Damien Maillard

Chiropratique
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Semaine nationale des 300 vies

Semaine nationale des 300 vies

Contrairement à la plupart de nos voisins européens, peu de Français sont formés à la conduite à tenir s’ils sont témoins d’un accident de la route.


Afin d'obtenir des Pouvoirs Publics qu'une courte formation aux premiers secours soit délivrée préalablement à l'examen du permis de conduire, jeunes et moins jeunes sont invités à visionner une courte vidéo de sensibilisation aux gestes simples qui peuvent sauver, à la partager avec tous leurs contacts, à liker et à twitter pour soutenir le mouvement.

L’Automobile-Club Médical de France (ACMF) a manifesté à maintes reprises, et depuis de nombreuses années, le vœu que l’ensemble des usagers de la route soient formés à la conduite à tenir face à un accident de la route. Un récent rapport de l’Académie Nationale de Médecine « Secourisme en France, Panorama, Perspectives et Propositions », montre le retard de notre pays en la matière et propose la mise en place d’un parcours secouriste citoyen avec des formations adaptées aux différentes étapes de la vie.

Malgré les améliorations spectaculaires de l’accidentalité routière ces dernières années, force est de constater qu’elle demeure un véritable problème de santé publique : 3 963 morts et 81 251 blessés en 2011 selon le recueil de l’Observatoire Interministériel à la Sécurité Routière. La plupart des accidents graves se produisent sur le réseau secondaire, l’intervention des services de secours professionnels y est donc souvent retardée (moyenne nationale d’intervention des pompiers = 13mn).

Les constatations des services de secours et des études internationales ont prouvé que l’intervention - dans la période qui précède l’arrivée des professionnels - d’un premier témoin ayant reçu une formation même courte, est bénéfique pour le devenir du blessé. Il sera plus à même de transmettre des informations pertinentes au médecin régulateur lors de l’alerte et de réaliser des gestes que ce dernier pourra lui conseiller. En présence d’une détresse vitale, ladite formation permet, par exemple, d’intervenir sur une victime dont l’état respiratoire et hémodynamique sera in fine moins dégradé et donc augure à l’évidence d’une amélioration de la survie. Les estimations en matière de régression de la mortalité routière vont de 5 à 10 % dans l’hypothèse où un premier témoin intervient ; soit pour la seule année 2011, un gain qui aurait pu aller jusqu’à 300 vies.

Il convient d’ajouter, et c’est non négligeable, que la prise en charge précoce d’une détresse respiratoire ou d’une hémorragie notamment, réduit de manière significative les séquelles hypoxiques et anoxiques des traumatismes.

Il a par ailleurs été prouvé que les usagers de la route formés aux gestes qui sauvent ont une attitude préventive sur la route ; pour eux les accidents sont donc moins nombreux.

Plusieurs enquêtes d’opinion, enfin, ont prouvé que les Français sont d’accord pour se former aux gestes de premiers secours, sous réserve que le temps à y consacrer soit court, pour des raisons évidentes d’organisation et de budget.

Dans ces conditions, il apparaît à ce jour pertinent d’instaurer une formation systématique lors de la préparation de l’examen du permis de conduire. Un programme pédagogique « Protéger - Alerter- Secourir » a été élaboré par un groupe d’experts et est en cours de validation.

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