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Schizophrénie… Efficacité ou nuisance des antipsychotiques ?
Schizophrénie… Efficacité ou nuisance des antipsychotiques ?
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11 juillet 2011 | 3 commentaires
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Clojea, 5 articles (Rédacteur)

Clojea

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Schizophrénie… Efficacité ou nuisance des antipsychotiques ?

Schizophrénie… Efficacité ou nuisance des antipsychotiques ?

Bonne question.....

 « Poser un diagnostic de schizophrénie peut sembler scientifique au premier abord, surtout quand la biopsychiatrie ne cesse de prétendre qu’une maladie génétique du cerveau est impliquée. Mais quand on prend du recul et que l’on observe de loin ce que les chercheurs font en réalité, on se demande comment ils peuvent justifier leur travail…. Ce n’est pas de la science. Il ne s’agit que de manipulation mathématique de données dénuées de sens. » Dr Ty C. Colbert, Blaming Our Genes 2001.

La psychiatrie s’immisce de plus en plus profondément dans notre vie quotidienne. Le succès du DSM (Diagnostic Statistical Manual) et des psychotropes en est la cause. La plupart des gens considèrent encore que la tâche principale de la psychiatrie est de soigner les patients atteints de troubles mentaux graves susceptibles de mettre leur vie en danger.

En 1908, le psychiatre Suisse Eugen Bleuler nomma une certaine maladie mentale la schizophrénie. Système de classification qui permet d’acquérir un véritable statut dans le monde médical, car les psychiatres disposent de noms. Tout comportement irrationnel reçoit ainsi un nom, et a son ticket d’entrée pour être « soigné » par les pilules magiques. Mais j’y reviendrais.

Le traitement de la schizophrénie ne diffère pas des autres diagnostics psychiatriques : d’abord étiqueter, ensuite droguer. Les médicaments employés sont appelés neuroleptiques ou antipsychotiques. Les psychiatres ont appris très vite que les neuroleptiques risquent d’engendrer des symptômes de maladie de Parkinson et d’encéphalite épidémique (inflammation du cerveau provoquant une léthargie) chez certains atteints de troubles mentaux. Lors d’une expérimentation sur elle-même, la psychiatre française C. Quarti (Livre Neuropsychologie de la douleur) écrivit une heure après avoir pris une des drogues :

« J’ai commencé à avoir l’impression de m’affaiblir, d’être en train de mourir. C’était très douloureux et angoissant. Après une autre heure, je me sentais incapable de me mettre en colère contre qui que ce soit…. »

Autres effets secondaires et pas des moindres : Dyskinésie tardive (Dyskinésie : détérioration permanente du mouvement volontaire des lèvres, de la langue, de la mâchoire, des doigts, des orteils et d’autres parties du corps) ; syndrome malin des neuroleptiques (Réaction toxique : fièvre, le patient devient confus, agité et très rigide et il meurt.)

Comment contrer cette publicité négative ? Car rien qu’aux USA, plus de 100 000 américains sont morts du syndrome malin des neuroleptiques. Facile : Abreuver le public par des articles placés dans des publications médicales en exagérant les bénéfices des antipsychotiques et en occultant les risques.

Fait curieux quand même. Les patients de trois pays économiquement défavorisés, « l’Inde, le Nigéria et la Colombie » se portaient bien mieux sans bombardement de neuroleptiques que les patients européens et américains. En effet, après 5 ans de soins 64% des patients des pays pauvres ne présentaient plus de symptômes et allaient bien, contre 18% des patients des pays industrialisés. (The international Pilot Study of Schizophrenia : Five-year Follow-Up Findings, Psychological Medecine 22.)

Les psychiatres occidentaux répondirent en argumentant que les gens des pays pauvres ne souffraient tout simplement pas de schizophrénie. Bien joué mais c’est faux. Seuls 16% des patients prenaient des neuroleptiques dans les pays pauvres, alors que dans les pays prospères, ce nombre atteignait 61%. De plus, les taux de rechute sont inférieurs chez les patients qui ne consomment pas ces médicaments que ceux qui en prennent.

Mais voilà, le marché médicamenteux de la schizophrénie a rapporté 5 milliards de dollars en 1999. Les prédictions annonçaient une croissance annuelle de 6% entre 2000 et 2010. But atteint.

Juteux l’affaire, très juteux.

La vérité est que l’on peut guérir de la schizophrénie sans les antipsychotiques. Le cas remarquable de John Nash, prix Nobel, qui n’a plus consommé de drogues psychiatriques depuis 24 ans. Il s’est remis naturellement de son état perturbé.

http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Forbes_Nash

De nombreux programmes médicaux efficaces et bienveillants, destinés à des gens gravement perturbés ne reposent pas sur une administration à outrance de médicaments. Ce fait mérite d’être connu, même si les livres d’histoires sponsorisés par la psychiatrie n’en parlent pas. Le projet Maison Soteria du Dr Loren Mosher, et en Italie, le programme du Dr Giorgio Antonucci sont deux d’entre eux. Liens :

http://www.onpeutlefaire.com/forum/topic/8000-maison-soteria/

http://en.wikipedia.org/wiki/Soteria

http://it.wikipedia.org/wiki/Giorgio_Antonucci

Ils obtiennent un taux de succès bien plus élevé que la méthode psychiatrique qui consiste à déshumaniser et à droguer de façon systématique.

La liste de ce genre de programmes n’est pas exhaustive. De plus, ces programmes alternatifs reviennent également moins chers à la société. Donc, pourquoi ne pas le faire ? Parce que cela n’est pas assez lucratif ?

Il est temps que les considérations humanitaires cèdent le pas aux considérations mercantiles.

 

 

Clojea
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Commentaires
1 vote
par France (IP:xxx.xx2.221.186) le 11 juillet 2011 a 23H47
France (Visiteur)

Pour soigner les schizophrénies et autres troubles du comportement, au lieu de chercher quelle molécule, ou quelle pillule miracle il faudrait faire absorber au patient, on ferait bien mieux de chercher quelle(s) molécule(s) ou quelle(s) substance(s) absorbée quotidiennement par le patient pourrait-être la cause de ce dysfonctionnement. Autrement dit : chercher l’aliment (ou plus vraissemblablement LES aliments) responsable(s). Ces aliments ne sont pas forcément les mêmes pour tous les patients, certains étant plus sensibles que d’autres à telle ou telle substance. Il faudrait faire des tests d’éviction, inspirés de ceux qu’on fait pour la recherche des éléments allergisants. Quelques pistes d’éléments particulièrement suspects : le gluten, le glutamate, le sucre, ou plutôt les différentes sortes de sucres et édulcorants, la moutarde, le café, l’alcool (bien connu pour causer des troubles du comportement), les différentes céréales cuites, les produits laitiers etc ... (liste non limitative) Si on veut absolument suivre la piste d’un manque de quelque chose, plutôt que des neuroleptiques, faudrait-il essayer d’ajouter des fuits et légumes crus (riches en vitamines et anti-oxydants), et les oléagineux (noix, noisettes, amandes ...) riches en omégas 3. Ces recherches peuvent être menées par le patient lui-même s’il est assez conscient, ou par son entourage familial, et pas forcément par un médecin (bien que son avis et ses observations puissent être utiles), car il n’y a dans ce type de recherches et d’essais rien qui puisse nuire à la santé du patient, pas plus en tout cas que son régime alimentaire habituel classique, et aucun médicament nécessitant une ordonnance. C’est bien pour cela que ce type de recherches n’est pas financé par les organismes qui font de la recherche médicale. Ce n’est absolument pas rentable pour le système médico-pharmacutique. Mais là est la clé de la vraie guérison. David Servan Schreiber a fait une démarche dans ce sens. Le Dr. Jean Seignalet aussi, en allant encore plus loin dans la bonne direction.

2 votes
par Giulia (IP:xxx.xx8.232.14) le 10 novembre 2011 a 19H45
Giulia (Visiteur)

Ok, très bien. Sauf que vous passez complètement à côté du problème des prescriptions standard. A savoir : le médecin prescrit la molécule X à la dose X sans se soucier si cela va convenir au patient Untel. Or, le médicament X ne conviendra pas forcément à Truc alors qu’il va parfaitement convenir à Machin. Chose que les médecins oublient. Un effet secondaire ? On rajoute un autre médoc, au lieu de voir ce qui se passe réellement.

Je souffre de TDAH, je suis sous Concerta. On a essayé les régimes sans gluten, sans phosphates, sans colorant, sans lait.... Rien, absolument rien, pas davantage d’effets que de beurre en branche. Pourtant, sans médoc, je ne vous écrirais même pas tellement je suis en déficit d’attention. Ce n’est surement pas la solution miracle qui a résolu tous les problèmes. Mais ça aide. Quant aux effets secondaires, c’est un rapport bénéfice-risques individuel. J’aimerais bien vous voir dans cette situation, et on en rediscutera.

Si vous souffriez d’une arythmie de type tachycardie ventriculaire, vous vous poseriez deux fois la question de prendre votre antiarythmique ? Eh bien pour la psy, c’est la même chose. Là aussi, le rapport bénéfice-risque est individuel.

Cessez de dire que les psychotropes ne servent à rien, que ce sont des pilules pour ceux qui veulent des solutions miracles. Parce que c’est faux, et archi-faux. Vous employez le même genre de tactique que ceux qui disent que les diagnostics psy sont faits pour dédouaner les parents de ne pas aimer leurs enfants : si ces enfants étaient atteints de cancers et devaient subir une chimiothérapie avec d’importants risques, curieusement, vous applaudiriez et féliciteriez ces parents pour les soins donnés. Mais quand il s’agit de psychiatrie, ce sont plutôt vos jugements à deux balles, identiques à ceux de vos congénères.

Je n’ai pas honte de le dire, oui je suis sous médicament pour mon TDAH, et non je ne considère pas le Concerta comme une solution miracle, ni comme une solution qui est la panacée, ni comme une solution sans risque aucun. Mais comme le diabétique sous insuline, l’asthmatique et ses bronchiodilatateurs ou le greffé et ses immunosuppresseurs, je le considère comme indispensable pour vivre.

Je vous souhaite être dans cette situation au lieu de ne parler pour ne rien dire, et je ne vous salue pas

0 vote
par Marguerite (IP:xxx.xx3.245.221) le 25 juillet 2013 a 13H59
Marguerite (Visiteur)

Parfois, ce ne sont pas de vrais malades qui écrivent ce genre de message pour vendre les biens faits des médocs. On peut être psychiatre et faire croire qu’on est un patient guéri par les cachetons. J’ai déjà vu ça de nombreuses fois sur des sites car l’administrateur peut voir sans peine l’adresse IP du commentateur, puis peut facilement être dirigé vers l’habitat du certains médecin ou psy. Le déficit d’attention, qui n’en a pas ?... Et pour quelqu’un qui prend des médicaments, vous nous parlez pas assez des effets indésirables dont vous êtes sujet. Car, sous ce genre de produit, tout ceux qui parlent des bénéfices n’hésitent pas aussi à s’exprimer des autres maux dont ils sont sujets depuis qu’ils consomment ces substances chimiques. Et il n’y a pas que l’alimentation qu’on peut vérifier, il y a aussi l’endocrinologie, qui peut apporter des solutions à un problème "psychiatrique". Et le TDAH n’a rien avoir avec une maladie auto-immune, puisqu’on n’a aucune preuve biologiquement fiable pour le diagnostiquer contrairement au diabète ! Et l’insuline n’apporte aucun risque contrairement au concerta qui produit des substances qui n’appartiennent naturellement pas à l’organisme. Les effets secondaires viennent du phénomène de rejet obligatoire à toute molécule chimique extérieure à la production du corps humain. Impossible que vous n’ayez rien... ! C’est comme si on disait que la pillule n’avait aucun effet sur la production naturel d’hormone ! Le fer, le magnésium, etc n’apportent aucuns effets indésirables à l’inverse de ces produits même en dosage élevé car l’organisme connait l’équilibre qu’il doit entretenir avec le système immunitaire. Sauf en cas de maladie auto-immune, qui peuvent elles-même générer des troubles du comportements... Je doute de la fiabilité de vos arguments, on croirait lire un barman qui incite ses clients à consommer alors qu’il est conscient que ça n’arrange en rien les choses... Mais qu’est-ce que ça rapporte !