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Santé : Wifi, 4G, faut-il s’en méfier ?
Santé : Wifi, 4G, faut-il s'en méfier ?
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16 décembre 2013 | 4 commentaires
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morgane, 1 article (Rédacteur)

morgane

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Santé : Wifi, 4G, faut-il s’en méfier ?

Santé : Wifi, 4G, faut-il s'en méfier ?

Alors que la téléphonie wifi et la 4G battent leur plein, le gouvernement vient d’annoncer une proposition de loi visant à mieux informer les français sur les ondes électromagnétiques. Pourtant, il y a quelques mois encore, plusieurs rapports scientifiques suggéraient l’inoffensivité du wifi. Nous aurait-ton donc menti ? Ces nouvelles mesures seraient-elles un moyen de nous prévenir des véritables dangers du Wifi ? Bref doit-on vraiment se réjouir de l’arrivée de la 4G dans nos villes ?

Rappelez-vous Paris, début 2008, après une vive polémique contre l’installation de ses 400 bornes wifi, la mairie de Paris publie les résultats des mesures officielles révélant ainsi « des niveaux 80 à 400 fois inférieurs aux seuils règlementaires ». S’ensuit alors une multitude de rapports similaires confirmant également la quasi inexistence des dangers du wifi. Rassurés, les collectivités locales et les opérateurs continuent alors le déploiement deshotspots wifi dans les grandes villes.
 
Néanmoins, depuis peu, la polémique qui semblait être éteinte refait peu à  peu surface. En mai dernier, cinq lycéennes danoises deviennent de véritables vedettes locales en publiant leur projet scientifique sur les ondes Wifi et leurs effets sur la végétation. Leur rapport validé par un panel des scientifiques, est affligeant et montre clairement les effets nocifs du wifi sur les matériaux exposés.
 
Plus récemment, le rapport « Radio fréquence et santé » publié par l’ANSES(Agence Nationale de Sécurité sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail) a mis en évidence des études démontrant différents effets biologiques des champs électromagnétiques chez l’homme ou l’animal, notamment des conséquences sur le sommeil, la fertilité masculine, et pour les utilisateurs intensifs de téléphones mobile, l’augmentation d’une tumeur déjà présente au cerveau.
 
S’il existe des règles strictes sur le débit d’absorption spécifiques (2 Watt//kilogramme) pour les téléphones portables, en revanche les régulations sur les autres appareils de la vie quotidienne comme le téléphone sans fil, lewifi, les tablettes (qui émettent également des ondes), restent encore trop floues et les associations appellent à des régulations plus claires, notamment depuis le déploiement massif de la 4G.
 
En effet, d’après les spécialistes, le développement de la 4G augmentera en moyenne de 50% les risques d’exposition car les opérateurs devront continuer à garder les technologies 2G et 3G le temps de déployer entièrement le territoire en 4G. Si cette nouvelle technologie reste sans aucun doute un progrès numérique contestable, il en va de la responsabilité des pouvoirs publics et des opérateurs internet de mettre en place des mesures pour préserver la santé des français. Certes, le gouvernement annonce un projet de loi pour mieux informer les français, mais est-ce vraiment suffisant ?
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Commentaires
0 vote
par Marchaux (IP:xxx.xx6.114.254) le 16 décembre 2013 a 18H33
Marchaux, 94 articles (Rédacteur)

merci pour cet avertissement

0 vote
par Glazounov (IP:xxx.xx4.137.161) le 17 décembre 2013 a 19H58
Glazounov (Visiteur)

Bonjour Morgane. Vous écrivez à propos de l’affaire du cresson : "validé par un panel des scientifiques". J’ai cherché un bon moment, je n’ai trouvé nulle part de "validation scientifique". Tout au plus les félicitations du Professeur Ole Johansson, de notoriété publique connu comme militant anti-ondes ! Le journaliste scientifique Michel Alberganti collaborateur du quotidien Le Monde, écrit à propos de cette affaire : "La propagation de telles « nouvelles », sans la moindre vérification ni la moindre précaution, contribue à dénaturer la démarche scientifique". Lire aussi l’article de Nima Yeganefar (université de Poitiers) sur son blog Sham and Science, intitulé : "Wifi et cresson : ne maltraitons pas la Science". PS, la description que vous faites du rapport Anses en extrayant quelques éléments supposé a charge, n’est conforme ni a ses conclusions ni a son esprit.

0 vote
par Arnaud Germond (IP:xxx.xx1.118.95) le 5 février 2014 a 03H29
Arnaud Germond (Visiteur)

Bonjour. Je suis un chercheur, donc quelqu’un qui se renseigne sur les BONNES bases de données. Des articles internationnaux ont été publié et sont sans équivoques sur les effets nocifs à long termes de l’usage intensif du téléphone, des ondes WIFI, 3G 4G et tout le reste. Voilà un exemple d’article parmis d’autres : http://www.sciencedirect.com/scienc... publié en 2009. Je vous mets le résumé ci dessous. Le problème, c’est que ces articles sérieux, établis sur des méthodes scientifiques (les mêmes méthodes qui font que vous écoutez votre médecin en général) CROULENT sous les articles qui présentent l’utilité de ces ondes, ou des articles souvent financés par les compagnie de téléphones (il suffit de chercher un peu pour le savoir), qui attestent ’qu’aucun effet notoire n’est concluant". remarquez que ces articles font des tests à court termes, alors qu’on imagine très bien les effets à long terme. Bref, presque de la désinformation. Autre limite, les articles sérieux sont publiés en anglais (internationnaux, peer-reviewed) et donc mal connus du grand public. Voilà :)

Public health implications of wireless technologies : Global exposures to emerging wireless technologies from applications including mobile phones, cordless phones, DECT phones, WI-FI, WLAN, WiMAX, wireless internet, baby monitors, and others may present serious public health consequences. Evidence supporting a public health risk is documented in the BioInitiative Report. New, biologically based public exposure standards for chronic exposure to low-intensity exposures are warranted. Existing safety standards are obsolete because they are based solely on thermal effects from acute exposures. The rapidly expanding development of new wireless technologies and the long latency for the development of such serious diseases as brain cancers means that failure to take immediate action to reduce risks may result in an epidemic of potentially fatal diseases in the future. Regardless of whether or not the associations are causal, the strengths of the associations are sufficiently strong that in the opinion of the authors, taking action to reduce exposures is imperative, especially for the fetus and children. Such action is fully compatible with the precautionary principle, as enunciated by the Rio Declaration, the European Constitution Principle on Health (Section 3.1) and the European Union Treaties Article 174.

1 vote
par carina (IP:xxx.xx6.158.85) le 3 octobre 2014 a 11H10
carina (Visiteur)

Ce sont surtout certaines activités professionnelles en croissance du fait de la généralisation de la 4G qui impliquent une exposition à des niveaux supérieurs aux expositions générales (proximité d’antennes de télécommunication, ...), ce qui nécessite de déterminer et d’évaluer les risques potentiels pour la santé des travailleurs exposés. source : La prévention des risques des champs électromagnétiques : http://www.officiel-prevention.com/...