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Santé trop chère : pourra-t-on encore se soigner demain ?
Santé trop chère : pourra-t-on encore se soigner demain ?
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25 octobre 2011 | 4 commentaires
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R. Bartet, 52 articles (Journaliste )

R. Bartet

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Santé trop chère : pourra-t-on encore se soigner demain ?

Santé trop chère : pourra-t-on encore se soigner demain ?

Des dépenses de santé qui augmentent plus rapidement que la richesse collective et les salaires, des Français sans complémentaire santé en hausse, des médicaments non remboursés par la sécurité sociale… La liste est encore longue. Pour faire face au trou de la sécu et au déficit de l’État, le coût de la santé ne cesse d’augmenter… à la charge de l’assuré. Pourra-t-on encore se soigner décemment demain ? Quel est l’avenir d’un système dont on a longtemps vanté le caractère solidaire et qui fait pourtant aujourd’hui beaucoup d’exclus ? Haro sur de légitimes inquiétudes à l’heure de la rigueur et de l’austérité.

 

Des inégalités creusées par la chute des remboursements de frais médicaux

 
 
Le décret du 14 janvier 2011, entré en vigueur en mai dernier, a, une fois encore, modifié la participation de la sécurité sociale dans le remboursement de nombreux frais médicaux en augmentant la prise en charge pour les assurés. Lunettes, médicaments à vignettes bleues, appareils auditifs…Des mesures insuffisantes pour contenir le déficit de l’assurance maladie mais qui creusent encore un peu plus les inégalités pour ceux qui ont déjà peu de moyens. Ce décret pousserait même les Français, selon certaines associations de défense des patients, à prendre une complémentaire santé.
 
Face au vieillissement de la population et à l’augmentation des maladies chroniques, ce désengagement de l’assurance maladie n’est pas prêt de s’estomper. Dans un tel contexte, la privatisation du système de santé est une idée qui fait son chemin.
 
 

Sociétés d’assurances privées ou l’exemple américain en question

 
En l’état actuel des choses, le financement du système de santé français est menacé. Cela ne fait de doute pour personne et les Français sont 91% à se dire inquiets pour l’avenir. Comment continuer à préserver sa viabilité ?
 
Le système de santé américain fonctionne quant à lui sur les assurances privées couvrant les risques liés à la santé, tout en assurant un système de solidarité de base pour les plus âgées et les plus démunis (Medicare et Medicaid). Chaque salarié dispose d’un compte épargne santé individuel de fiscalité financé à une certaine partie par l’entreprise annuellement et géré par une société d’assurance privée. Ce système d’assurance santé fait également la distinction entre 3 catégories de dépenses en santé : celles qui sont courantes (consultations d’un médecin, achat de médicaments usuels…), financées par un système d’assurance privé de type mutualiste ; celles qui ne sont pas indispensables (détartrage ; homéopathie ou consultation chez un ostéopathe…) financées par les Américains eux-mêmes et celles qui relèvent de l’urgence pour les maladies graves ou imprévisibles (opérations, cancers…) couvertes par une assurance spécifique catastrophe. Or, des études concordantes ont montré que le coût d’une assurance santé américaine est de l’ordre de 12% du salaire moyen, alors qu’il est de 18% en France. Les Français paient en effet environ 600 € par mois de cotisations à la sécurité sociale, tandis que, pour les Américains, le contrat de base pour un salarié est de 400 € mensuel. Paradoxe, la sécurité sociale coûterait relativement moitié plus cher que les assurances santé collectives américaines, à performances de santé égales.
 
Si 21% des Français souhaitent aujourd’hui une réforme de notre système de santé, 15% ne veulent rien changer et 64% plaident pour une simple adaptation. Difficile d’anticiper un changement nécessaire et souhaitable, mais difficilement envisageable dans un pays où règne encore le monopole de la sécurité sociale et le principe de l’État providence. Une chose est sûre, la thématique de la santé, son financement et les dépenses pour les Français, seront des enjeux primordiaux au cœur de la prochaine élection présidentielle.
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Commentaires
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par ROBERT GIL (IP:xxx.xx3.91.128) le 26 octobre 2011 a 12H43
ROBERT GIL (Visiteur)

Il faut rationnaliser les dépenses de l’hôpital public pour faire des économies. En clair les hôpitaux publics dépensent trop, il faut donc leur fixer des quotas, et les sanctionner en cas de dépassement. On va donc établir des « tickets de rationnement » : c’est-à-dire que lorsqu’un hôpital aura épuisé son volume de soins autorisés, il ne pourra plus fonctionner ! Si vous voulez vous faire soigner, soit vous attendez l’année d’après, soit vous allez dans… une clinique privée ......

http://2ccr.unblog.fr/2011/07/12/co...

0 vote
par Sophophile (IP:xxx.xx8.39.160) le 26 octobre 2011 a 16H10
Sophophile (Visiteur)

C’est bien pourquoi il faut essayer de prendre le problème à la source en faisant chacun de l’auto-prévention

D’abord on vaccine inutilement les nouveaux-nés

Puis on creuse souvent - Cf les enfants trop gros pour commencer ! - sa tombe avec ses dents qui plus est aux dépens plsus ou moins conscient et direct de ceux qui crèvent de faim

0 vote
par La sorcière à la ville (IP:xxx.xx6.91.245) le 27 octobre 2011 a 00H03
La sorcière à la ville (Visiteur)

Tout ça c’est du pipo...

C’est toute la pratique médicale qu’il faut évaluer, et de même il faut sérieusement fliquer toute ses assoces Théodules qui s’organisent avec l’argent public (Conseil général, régional) pour nous vendre une prévention bidon... mais rémunératrice, pour les praticiens , pour les labos qui vendent des tests fantaisistes, et pour les radiologues , ceux-là ne les oublions pas.

Mais quand il faut vraiment passer à l’acte, alors là, bonjour l’amateurisme.

Je sors d’une intervention plutôt bénigne, avec des séquelles prévisibles ( douloureuses et invalidantes) parce que non prévenues contrairement au protocole (à la troisième ligne de n’importe quel traité de chirurgie dans cette spécialisation, merci mon ami Google).

Maintenant, si après les 15 séances de rééducations prescrites, le problèmes n’est pas résolu, j’attaque, avec l’aval de mon assurance personnelle... Et oui, il reste encore cette fameuse obligation de moyen...incontournable.

La sécu, elle, n’est pas très regardante sur les pratiques...et ne s’émeut pas de voir la facture s’allonger.

0 vote
par schuss (IP:xxx.xx2.217.100) le 28 octobre 2011 a 00H22
schuss (Visiteur)

La santé coûte cher ! Oui, en effet. Mais de quoi parle t on ? Qu’est ce qui coûte cher ? les salaires des praticiens ? Les coûts d’investissement pour la santé ; hôpitaux, IRM, SCANNER... ? les examens complémentaires ; radio, analyses, imageries... ? les médicaments ? Pour ma part je n’ai jamais lu de rapports sur la sécu faire la part des dépenses selon cette répartition . A qui rapporte le trou de la sécu ?

Le trou de la sécu apparait toujours du point de vue des "consommateurs" ; vieillesse, famille, accident, santé. Comme pour nous culpabiliser.

Si la Sécu dépense, cet argent file bien quelque part ? Alors qui profite de notre argent qui coule à flot pour certains acteurs de la santé ? Ou va notre pognon ?

Qui profitent ?

1) les industriels de la santé ;
- Laboratoires (analyses et imageries) et industries pharmaceutiques (médicaments)
- industriels des technologies de la santé ( IRM, SCANNER, et autres machines)

2) les bâtisseurs des infrastructures de la santé ( immobilier des hôpitaux )

3) les acteurs financiers ( intérêts des emprunts prêtés par les banques)

Ces trois catégories doivent concentrées 90% des recettes , à peu près 160 Milliards d’euros.

Qui fait tourner la machine ? Le staff médical : Les médecins, kinés, ergothérapeutes, infirmier(e)s, aides soignant(e)s etc...libéraux et hospitaliers.

En évaluant le staff à 300 000 personnes et un salaire médian de 2500 euros la notes des honoraires s’élève donc à 15 milliard d’euros soit moins de 10% de la dépense annuelle !

ceux qui travaillent le plus reçoivent le moins ! Cela me rappelle quelque chose ...

Si vous avez des chiffres plus précis ,faites nous part de vos connaissances !