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Santé trop chère : pourra-t-on encore se soigner demain ?
Santé trop chère : pourra-t-on encore se soigner demain ?
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25 octobre 2011 | 4 commentaires
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R. Bartet, 52 articles (Journaliste )

R. Bartet

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Santé trop chère : pourra-t-on encore se soigner demain ?

Santé trop chère : pourra-t-on encore se soigner demain ?

Des dépenses de santé qui augmentent plus rapidement que la richesse collective et les salaires, des Français sans complémentaire santé en hausse, des médicaments non remboursés par la sécurité sociale… La liste est encore longue. Pour faire face au trou de la sécu et au déficit de l’État, le coût de la santé ne cesse d’augmenter… à la charge de l’assuré. Pourra-t-on encore se soigner décemment demain ? Quel est l’avenir d’un système dont on a longtemps vanté le caractère solidaire et qui fait pourtant aujourd’hui beaucoup d’exclus ? Haro sur de légitimes inquiétudes à l’heure de la rigueur et de l’austérité.

 

Premiers touchés, les séniors et les étudiants

 
Selon une étude du CREDOC, 13% des Français se limiteraient en matière de soins médicaux pour des raisons financières. Ils n’étaient que 3% en 1980. Les yeux et les dents sont les principaux postes d’économie. Les consultations chez le dentiste, chez l’orthodontiste, les lunettes sont aujourd’hui un luxe que beaucoup ne peuvent se payer... trop cher, trop peu remboursé, trop superflu. Parmi les plus exposés au problème, on trouve les plus de 65 ans. Les seniors, gros consommateurs de soins en santé, ont vu leurs cotisations de complémentaires santés augmenter de près de 12% en 5 ans, alors que leurs garanties sont restées inchangées. La part de ces dépenses de santé dans leur budget général a même connu une augmentation de 72% en 8 ans ! Les écarts se creusent, les personnes ne pouvant pas bénéficier de la solidarité familiale grèvent parfois leur budget santé au détriment de postes nécessaires : alimentation, habillement…et sont même parfois en situation de détresse.
 
 
Même son de cloche chez les étudiants ! En 2011, 19% d’entre eux sont sans complémentaire santé. Près d’1 étudiant sur 3 n’aurait pas été consulter son médecin au cours des 12 derniers mois faute d’argent et sur 5 n’aurait pas suivi son traitement médicamenteux pour les mêmes raisons.
 
Mutuelles trop chères, avances de frais et remboursements trop tardifs, les jeunes salariés précaires, les chômeurs ou les ouvriers et employés sont souvent tentés d’opter pour des contrats low cost à défaut de vivre sans.
 
 

Les scénarios du pire : santé à deux vitesses et segmentation de l’offre de soins

 
Une telle situation risque d’aboutir à des extrêmes : le recours massif aux urgences hospitalières, comme on commence à le voir aujourd’hui, avec des services saturés ne pouvant plus répondre à la demande, ce qui est également très onéreux pour la collectivité. Aujourd’hui, la santé est une variable d’ajustement budgétaire pour les bas revenus. Certains couples gagnant à peine le SMIC, aides déduites, n’ont pas droit à la CMU (Couverture maladie universelle) mise en place par l’État en 1999 pour aider les plus démunis. Les centres de santé sont, quant à eux, débordés. On voit alors se profiler le d’un risque de populations moins bien soignées, à l’image des pays anglo-saxons. D’un côté les plus aisés, souscrivant à des complémentaires santés de plus en plus onéreuses et non adaptées aux revenus de chacun ; de l’autre, les foyers les plus paupérisés exclus du système ayant fait une croix sur la plupart des dépenses de santé pour privilégier les urgences. Or, selon une enquête Santé protection sociale rapportée par l’IRDES, les personnes en dehors du système de santé et sans mutuelles seraient davantage en mauvaise santé que les autres.
 
 
Autre dualité dans l’accès aux soins, la disparité des tarifs médicaux. Il est plus désavantageux de vivre en Île-de-France que dans le reste du pays. Le Collectif interassociatif sur la santé (CISS) révèle qu’un devis d’orthodontiste y est de 939 € en moyenne alors qu’il avoisine les 500 € dans la plupart des autres villes de province. Les pédiatres de la région parisienne sont à 75% installés en secteur à honoraires libres et la consultation varie de 30 à 145 € ! De plus, certains professionnels se concentrent sur des segments choisis de la population, plus solvables que d’autres, ce qui accroit encore plus cet effet de médecine à 2 vitesses. Le crédit municipale de Paris proposerait même un microcrédit à taux zéro pour aider les personnes en difficulté à pouvoir se soigner. S’endettera-t-on demain pour pouvoir se soigner ou soigner ses enfants ?
 
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Commentaires
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par ROBERT GIL (IP:xxx.xx3.91.128) le 26 octobre 2011 a 12H43
ROBERT GIL (Visiteur)

Il faut rationnaliser les dépenses de l’hôpital public pour faire des économies. En clair les hôpitaux publics dépensent trop, il faut donc leur fixer des quotas, et les sanctionner en cas de dépassement. On va donc établir des « tickets de rationnement » : c’est-à-dire que lorsqu’un hôpital aura épuisé son volume de soins autorisés, il ne pourra plus fonctionner ! Si vous voulez vous faire soigner, soit vous attendez l’année d’après, soit vous allez dans… une clinique privée ......

http://2ccr.unblog.fr/2011/07/12/co...

0 vote
par Sophophile (IP:xxx.xx8.39.160) le 26 octobre 2011 a 16H10
Sophophile (Visiteur)

C’est bien pourquoi il faut essayer de prendre le problème à la source en faisant chacun de l’auto-prévention

D’abord on vaccine inutilement les nouveaux-nés

Puis on creuse souvent - Cf les enfants trop gros pour commencer ! - sa tombe avec ses dents qui plus est aux dépens plsus ou moins conscient et direct de ceux qui crèvent de faim

0 vote
par La sorcière à la ville (IP:xxx.xx6.91.245) le 27 octobre 2011 a 00H03
La sorcière à la ville (Visiteur)

Tout ça c’est du pipo...

C’est toute la pratique médicale qu’il faut évaluer, et de même il faut sérieusement fliquer toute ses assoces Théodules qui s’organisent avec l’argent public (Conseil général, régional) pour nous vendre une prévention bidon... mais rémunératrice, pour les praticiens , pour les labos qui vendent des tests fantaisistes, et pour les radiologues , ceux-là ne les oublions pas.

Mais quand il faut vraiment passer à l’acte, alors là, bonjour l’amateurisme.

Je sors d’une intervention plutôt bénigne, avec des séquelles prévisibles ( douloureuses et invalidantes) parce que non prévenues contrairement au protocole (à la troisième ligne de n’importe quel traité de chirurgie dans cette spécialisation, merci mon ami Google).

Maintenant, si après les 15 séances de rééducations prescrites, le problèmes n’est pas résolu, j’attaque, avec l’aval de mon assurance personnelle... Et oui, il reste encore cette fameuse obligation de moyen...incontournable.

La sécu, elle, n’est pas très regardante sur les pratiques...et ne s’émeut pas de voir la facture s’allonger.

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par schuss (IP:xxx.xx2.217.100) le 28 octobre 2011 a 00H22
schuss (Visiteur)

La santé coûte cher ! Oui, en effet. Mais de quoi parle t on ? Qu’est ce qui coûte cher ? les salaires des praticiens ? Les coûts d’investissement pour la santé ; hôpitaux, IRM, SCANNER... ? les examens complémentaires ; radio, analyses, imageries... ? les médicaments ? Pour ma part je n’ai jamais lu de rapports sur la sécu faire la part des dépenses selon cette répartition . A qui rapporte le trou de la sécu ?

Le trou de la sécu apparait toujours du point de vue des "consommateurs" ; vieillesse, famille, accident, santé. Comme pour nous culpabiliser.

Si la Sécu dépense, cet argent file bien quelque part ? Alors qui profite de notre argent qui coule à flot pour certains acteurs de la santé ? Ou va notre pognon ?

Qui profitent ?

1) les industriels de la santé ;
- Laboratoires (analyses et imageries) et industries pharmaceutiques (médicaments)
- industriels des technologies de la santé ( IRM, SCANNER, et autres machines)

2) les bâtisseurs des infrastructures de la santé ( immobilier des hôpitaux )

3) les acteurs financiers ( intérêts des emprunts prêtés par les banques)

Ces trois catégories doivent concentrées 90% des recettes , à peu près 160 Milliards d’euros.

Qui fait tourner la machine ? Le staff médical : Les médecins, kinés, ergothérapeutes, infirmier(e)s, aides soignant(e)s etc...libéraux et hospitaliers.

En évaluant le staff à 300 000 personnes et un salaire médian de 2500 euros la notes des honoraires s’élève donc à 15 milliard d’euros soit moins de 10% de la dépense annuelle !

ceux qui travaillent le plus reçoivent le moins ! Cela me rappelle quelque chose ...

Si vous avez des chiffres plus précis ,faites nous part de vos connaissances !