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Santé : dernières découvertes scientifiques
Santé : dernières découvertes scientifiques
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1er août 2011
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Jean Zin, 23 articles (Rédacteur)

Jean Zin

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Santé : dernières découvertes scientifiques

Santé : dernières découvertes scientifiques

- Un gène qui fait rajeunir les levures

Un gène appelé NDT80 et proche de notre gène P53 rajeunirait les levures avant leur division en les débarrassant des protéines agrégées par autophagie mécanisme dont le contrôle paraît donc très prometteur dans la lutte contre le vieillissement.

- Retrouver la mémoire de sa jeunesse en bloquant les canaux potassium

On n'en est qu'à l'expérimentation sur des singes mais il y a plusieurs choses intéressantes. D'abord le fait que le cortex préfrontal serait le siège de la mémoire à court terme, ou plutôt qu'il permet de maintenir en mémoire une idée sans excitation extérieure mais par simple activité interne dont la dégradation serait due à une cause très localisée et non à une dégénérescence globale du cerveau (ce qui renforce l'hypothèse que ce sont des processus programmés et non pas aléatoires).

La dégénérescence seraient due à la molécule cAMP dont le rôle est d'ouvrir les canaux potassium en cas de stress pour passer de la réflexion à l'action en court-circuitant la zone préfrontale pour donner le relais à des circuits réflexes plus primitifs. Ce qui serait défaillant, c'est le nettoyage de cette molécule de stress de moins en moins efficace avec l'âge, ce qui rendrait plus sensible aux perturbations extérieures faisant oublier le projet initial. Le fait de prendre une substance bloquant les canaux potassium, la Guanfacine (un antihypertenseur déjà employé pour le déficit d'attention), rétablirait la mémoire court-terme chez les singes (mais avec un effet sédatif).

Voir aussi The Telegraph.

- Des fraises contre le diabète et l'Alzheimer

Selon une nouvelle étude publiée dans la revue Plos One, la consommation de fraises permettrait de prévenir des pathologies comme le diabète ou la maladie d'Alzheimer.

Des recherches antérieures vont dans le même sens, confirmant que les fraises préservent les fonctions cognitives en réduisant l'inflammation et l'oxydation qui accompagnent les maladies liées au vieillissement. Des chercheurs du Chicago Healthy Aging Project ont découvert que le déclin des facultés cognitives était atténué chez les personnes âgées qui consommaient des fraises au moins une fois par mois.

- Une nouvelle technique plus précise d'imagerie cérébrale

Le fUltrasound (Ultrasons fonctionnels du cerveau), technique d'imagerie basée sur l'étude des flux sanguins, est ultrasensible. Elle permet de voir les changements très subtils de l'activité cérébrale. La résolution et la sensibilité de cette nouvelle technique offrent par exemple la possibilité de suivre le développement d'une crise d'épilepsie sur l'ensemble du cerveau d'un petit animal, chose impossible à l'heure actuelle en IRM fonctionnelle.

Pour augmenter considérablement la sensibilité de l'échographie conventionnelle, les chercheurs ont développé une imagerie ultrarapide, capable de mesurer les mouvements du sang sur l'ensemble du cerveau plusieurs milliers de fois par seconde (contre quelques dizaines de fois jusqu'alors).

Le potentiel d'applications de cette nouvelle technique, qui possède l'avantage d'être portable et peu chère, est majeur.

Voir aussi Futura-Sciences et Sciences et Avenir.

- Le contrôle par la pensée pour les paralysés

Le contrôle par la pensée s'améliore, permettant à des malades complètement paralysés de communiquer à travers des avatars de Second Life comme de contrôler la télévision, les lumières, le chauffage, le téléphone, etc. Ce qui est amusant, c'est que la multiplication de fonctions augmente le signal de satisfaction (appelé P300) quand la bonne icône est activée...

- Les schizophrénies dues à des mutations aléatoires

Les schizophrénies seraient en grande partie causées par des mutations de novo et sont donc toutes assez disparates. L'étude des différences entre leurs géniteurs (non malades) et les schizophrènes permet de comprendre ce qui perturbe le cerveau mais les perturbations peuvent être multiples. En tout cas, cela confirme qu'il n'y a pas unité de la maladie (de même que l'autisme).

- Le mécanisme d'action de l'oestradiol

L'oestradiol agit sur l'ADN en s'y fixant grâce à un récepteur nucléaire qui possède à la fois un domaine de liaison à l'hormone et un domaine de liaison à l'ADN. La fixation de l'hormone à son récepteur induit un changement structural qui permet le recrutement de coactivateurs transcriptionnels. Ces derniers recrutent à leur tour deux enzymes épigénétiques, CARM1 et CBP, responsables de la sélection des gènes qui seront actifs ou non. Ce mécanisme était jusque-là bien connu.

Alors que le groupe de Laurence Vandel a déjà montré que l'enzyme CARM1 active la transcription des gènes cibles en modifiant, par méthylation, l'enzyme CBP, les chercheurs de l'IGBMC et du CBD démontrent aujourd'hui que différentes combinaisons de formes méthylées de CBP sont recrutées au niveau de répertoires de gènes distincts dans les cellules de cancer du sein. Ces résultats suggèrent l'existence d'un "code" qui permettrait d'interpréter la forme méthylée de l'enzyme CBD et d'initier un sous-programme génétique spécifique. Un tel code de modification post-traductionnel a d'ailleurs déjà été mis en évidence pour les histones, protéines qui structurent l'ADN ; c'est le fameux "code des histones". Dans le cas de l'oestradiol, le fait que CBP soit un suppresseur de tumeurs et que CARM1 soit dérégulé dans certains cancers laisse penser que des modifications du code de méthylation de CBP pourraient être impliquées dans la tumorigénèse et/ou la progression tumorale.

Ces résultats identifient la régulation croisée entre les deux enzymes épigénétiques CARM1 et CBP comme un pivot de la réponse aux oestrogènes.

Ce qui serait intéressant, c'est de comprendre pourquoi les oestrogènes chimiques sont beaucoup plus cancérigènes que les oestrogènes naturels, peut-être par ce mécanisme épigénétique qu'elles perturberaient ?

- Des nanoparticules magnétiques pour éliminer les tumeurs

Des chercheurs coréens viennent de faire un pas significatif vers un traitement efficace contre le cancer au moyen de nanoparticules magnétiques. En multipliant par dix la quantité de chaleur libérée par ces objets sous l’action d’un champ magnétique alternatif, ils ont pu guérir des souris avec moins de nanoparticules.

L’hyperthermie magnétique, et plus généralement l’idée de faire pénétrer des nanoparticules ou des nanotubes dans des tumeurs pour les chauffer sélectivement sous l’action de champs électromagnétiques, n’est pas nouvelle. On sait que presque toutes les cellules, qu’elles soient normales ou cancéreuses, commencent à mourir lorsque leur température s’élève au-dessus de 43˚C.

Les chercheurs ont fabriqué des nanoparticules en double couche avec deux matériaux différents. Ces derniers interagissent de sorte que leur capacité à réagir à un champ magnétique oscillant augmente. Au final, la chaleur libérée est multipliée par 10, réduisant du même facteur la quantité de nanoparticules à injecter dans un organisme.

Les chercheurs ont réalisé un premier test sur des souris placées dans une bobine générant un champ magnétique alternatif pendant 10 minutes. Retirées des bobines, les souris ont été mises en observation. Au bout de 4 semaines, il n’y avait plus de trace de tumeurs.

Voir aussi Techno-Science.

- Les grands ont plus de cancers

En gros, le risque de cancer s'accroît de 16 % pour chaque dizaine de cm de plus.

On ne connaît pas bien la raison, mais elle pourrait être hormonale (l'hormone de croissance fait aussi s'accroître les cellules cancéreuses...).

- Thérapie génique pour l'hémophilie

Pour éviter que le nouveau gène s'insère n'importe où et perturbe d'autres gènes, les biologistes injectent en plus du gène correcteur une enzyme spécifique du gène déficient, nommée « nucléase à doigts de zinc ». Cette enzyme porte un domaine de liaison à l'ADN composé de plusieurs structures en forme de doigt contenant un ion zinc, construit de façon à reconnaître une courte séquence du gène muté, et un autre domaine qui découpe l'ADN et élimine le gène muté. Le gène normal s'insère alors préférentiellement dans l'espace libéré.

C'est une des premières applications de "l'édition de gènes" dont on avait parlé le mois dernier.

- La protéine alpha-B-crystallin réduit les dégâts des AVC

Les lésions cérébrales après un AVC pourrait être limitée par l'administration d'un médicament dans les 12 heures après l'attaque.

- Obésité, inflammation et fibrose

Dans la prise en charge de l'obésité, l'étude du fonctionnement du tissu adipeux est la clé. Une équipe de l'Inserm a pu mettre en avant le caractère inflammatoire de l'obésité, grâce à de nouvelles avancées dans la compréhension de cet « organe à part entière ».

Pour rappel, les cellules graisseuses (que l’on appelle des adipocytes) sont entourées par des cellules impliquées dans les réactions inflammatoire et immunitaire : les macrophages et les lymphocytes T.

Laisser évoluer le surpoids, c’est entretenir ce terrain inflammatoire, source de complications qui finiront par devenir irréversibles.

Autre élément important : en se développant chez l’obèse, le tissu adipeux se laisse peu à peu envahir de fibrose. Il s’agit de collagène qui va enserrer les adipocytes comme le ferait une coque rigide. Et selon l’équipe du professeur Clément, « plus les fibroses sont nombreuses et plus il est difficile de perdre du poids ».

Par ailleurs, il paraît que "trop de variété favorise l'obésité", réduire le choix des aliments pourrait aider à maigrir (mais n'est pas conseillé pour la santé) !

- Pour maigrir sucrer avec de la mélasse

- Helicobacter pylori protègerait de l'asthme

La raison de l'augmentation des cas d'asthme viendrait de l'éradication de cette bactérie responsable d'ulcères et peut-être même du Parkinson (ce qui est beaucoup plus douteux).

- La vitamine C bonne pour le cerveau et la rétine

Des chercheurs américains ont découvert que la vitamine C est nécessaire pour le fonctionnement correct des cellules nerveuses présentes dans la rétine humaine.

Les cellules de la rétine ont besoin de « baigner » dans de grandes doses de vitamine C afin de fonctionner correctement. La rétine est d'ailleurs une partie importante de notre système nerveux central. Il y a donc probablement un rôle important pour la vitamine C dans nos cerveaux ; plus que l'on croyait. La vitamine C est un antioxydant très important pour empêcher la dégradation des récepteurs et cellules critiques dans notre corps.

Peut-être que le manque de cette vitamine est capable de provoquer des dépressions. Il est aussi possible qu'un régime riche en vitamine C pourrait protéger la rétine de personnes qui peuvent être susceptibles de développer un glaucome.

- Des lunettes numériques pour malvoyants

Elles sont conçues à destination des individus souffrant de troubles visuels (dégénérescence maculaire ou une rétinopathie induite par un diabète) et non pour des personnes totalement aveugles.

Cependant ces lunettes sont de véritables petites merveilles techniques, elles combinent l’imagerie, l’affichage et les dernières avancées en matière de réalité augmentée pour Smartphones.

Le principe en lui-même est assez simple, les caméras observent la scène que visualise le porteur, et traitent les images afin de détecter des obstacles éventuels. L’éclairage LED est ensuite mis à jour en temps en réel et permet une optimisation visuelle tangible.

- Une trachée synthétique

- Un oeil cybernétique pour remplacer un oeil crevé ?

Tanya Marie Vlach en appelle à la plateforme Kickstarter pour financer son projet et lui permettre de réaliser un oeil cybernétique équipé d’une caméra 720p, d’un émetteur sans fil, d’un zoom 3X et capable d’enregistrer au format MPEG-4/H.264.

 

- La toxicomanie du même ordre que le besoin de sel

Ce n'est pas très étonnant d'avoir les mêmes mécanismes de base, le système plaisir-peine étant très général.

Jean Zin
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