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Santé et transparence : Obama montre l’exemple à la France
Santé et transparence : Obama montre l'exemple à la France
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27 septembre 2010 | 4 commentaires
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Jean-Luc Martin-Lagardette, 33 articles (Journaliste)

Jean-Luc Martin-Lagardette

Journaliste
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Santé et transparence : Obama montre l’exemple à la France

Santé et transparence : Obama montre l'exemple à la France

La loi de réforme du système de santé portée par Barack Obama et promulguée le 21 mars dernier inclut une première mondiale en matière d’information sur les conflits d’intérêts des professionnels de santé. Une volonté de transparence bien loin des pratiques et même des textes français…

 À partir de 2013, toute somme ou tout cadeau dépassant 10 dollars donné par les laboratoires pharmaceutiques à des médecins et à des institutions médicales (de formation et/ou de soins) devra être déclaré sur un site web consultable par tous. L’obligation de déclaration concernera aussi d’autres formes de conflits d’intérêts intervenant dans la pratique des professionnels de santé et à plusieurs niveaux du circuit du médicament et des soins.

Les sommes investies par les groupes pharmaceutiques sont en effet colossales et influent sur les décisions des médecins, des hommes politiques et des médias. Ainsi, leurs dépenses, simplement pour influencer le Congrès et les agences publiques des États-Unis, se sont élevées à 1,3 milliard d’euros entre 2006 et 2009.

La nouvelle loi amende certaines dispositions de la Sécurité sociale américaine. Elle fait partie des « sunshine laws » (lois de transparence), appliquées dans divers domaines, mais pas encore dans la santé au niveau fédéral.

Lois de transparence

L´amendement s’appelle "The Physician Payments Sunshine Act" (avec une version "Physician Payments Sunshine Provisions") et veut faire la lumière ("sunshine", le meilleur désinfectant qui soit, selon Charles Grassley, le sénateur à l´origine du texte) sur les liens financiers entre médecins et firmes.

Déjà une réalité dans certains États américains, les Physician Payment Sunshine Provisions ont donc aujourd´hui une dimension fédérale, ce qui facilitera le combat contre les dérives du lobby pharmaceutique ainsi que l’adoption de politiques plus globales de restriction des conflits d’intérêts.

Ces projets sont soutenus par une « coalition nationale pour une prescription rationnelle » qui réunit plusieurs associations médicales et de consommateurs. Elles ont lancé une pétition publique : « Shine a Light on Drug Industry Influence » (Faisons la lumière sur l’influence de l’industrie pharmaceutique).

Une "gestion fantôme" du médicament

En France, les dépenses publicitaires des industries pharmaceutiques s’élevaient à 2,8 milliards d’euros en 2004, chiffres « largement sous-estimés », selon un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas).

Mais le principal problème, est la grande opacité dans laquelle ces sommes sont dépensées. En effet, souligne Elena Pasca, philosophe, membre de la Fondation des sciences citoyennes et animatrice du blog pharmacritique, le lobby pharmaceutique « dispose non seulement d’appuis intéressés parmi les décideurs politico-sanitaires, mais aussi d’un réseau tentaculaire d’influence sur les professionnels de santé, dont il biaise à ce point la pratique qu’on parle désormais de “ghost management” : une gestion “fantôme”, invisible mais omniprésente de tout ce qui concerne le médicament, la formation et l’information, sans oublier de l’influence sur les politiques à travers des expertises biaisées par les conflits d’intérêts des experts et des institutions ».

La transparence ne suffit pas

Pour la Fondation Sciences Citoyennes, il y a urgence à suivre l’exemple des Etats-Unis : « Les citoyens doivent comprendre que le droit à l’information – donc à une décision médicale en connaissance de cause - reste purement théorique en France et en Europe, où les firmes pharmaceutiques n’ont pratiquement aucune contrainte légale digne de ce nom : ni de transparence sur les liens d’intérêts avec les experts et les politiques, ni d’information complète sur leurs produits. Il n’existe aucun dispositif de vérification rigoureuse des données industrielles ; aucune obligation d’enregistrement des essais cliniques et de publication systématique de leurs résultats, même défavorables ; aucun encadrement rigoureux de la publicité plus ou moins directe et des autres techniques de marketing contribuant à médicaliser à outrance le quotidien, afin de maximiser les profits. De plus, la France et l’Europe ne disposent à ce jour d’aucun qualificatif juridique permettant de qualifier puis de réprimer les dérapages des firmes, ni pour la désinformation sur des produits défectueux, ni même en cas de pression sur les experts et autres décideurs politico-sanitaires. Or pas de moyen de répression veut dire pas de moyen de dissuasion, et ce malgré l’histoire bien chargée de l’industrie pharmaceutique »…

Mais pour la Fondation, la transparence ne suffit pas. Elle appelle les citoyens à se mobiliser pour obtenir des lois qui visent « l’élimination » des conflits d’intérêts, au nom de la protection des usagers et du droit (bien compris) à la santé et à l’information.

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Commentaires
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par Dimie (IP:xxx.xx1.200.84) le 1er avril 2011 a 06H21
Dimie (Visiteur)

Bonjour,

Cet article est un PLAGIAT d’un communiqué de presse de la FONDATION SCIENCES CITOYENNES, daté du 20 juillet 2010 et appelé "Transparence sur les conflits d’intérêts des médecins : suivons l’exemple d’Obama avec les Physician Payment Sunshine Provisions".

voici l’ORIGINAL :

http://sciencescitoyennes.org/commu...

Vous pourrez voir que Jean-Luc Martin-Lagardette reprend à peu près 80% du communiqué, sans jamais le citer, et en changeant à peine quelques mots. Pour le reste, il reprend des propos tenus dans un article d’Elena Pasca sur Pharmacritique, article cité dans les références du communiqué en question. Et il reprend aussi - pour une fois en citant l’auteur - quelques propos tenus par Elena Pasca lors du colloque sur le lobbying à l’Assemblée nationale.

Tout est dans le communiqué de la Fondation et l’article cité. M. Jean-Luc Martin-Lagardette n’apporte rien, il change le titre du texte original, change un peu l’habillage, coupe quelques bouts de phrase, ajoute deux citations extraites des articles référencés dans le texte original, donne des références de la même source, comme si c’était lui qui les avait trouvées - et le voilà devenu auteur...

J’espère que CAREVOX va immédiatement demander à "l’auteur" de ne plus commettre ce genre de forfait, puis va effacer ce plagiat et le remplacer par l’original : le communiqué de presse de la Fondation Sciences Citoyennes.

J’espère aussi que M. Jean-Luc Martin-Lagardette ira remplacer le plagiat par l’original partout où il a posté ce texte, à commencer par le site "Ouvertures", où, curieusement, il est signé "Julien Massenet"... La rédaction d’"Ouvertures, tribune de l’honnête homme" devrait adresser ses excuses à la Fondation Sciences Citoyennes.

Se faire de la publicité sur Carevox et ailleurs en plagiant... C’est cela "l’honnête homme" ?

C’est cela le journalisme de nos jours ? Plagier les autres, faire des copier / coller ? Honteux.

Dimie

0 vote
par Jean-Luc Martin-Lagardette (IP:xxx.xx0.6.184) le 1er avril 2011 a 08H42
Jean-Luc Martin-Lagardette, 33 articles (Journaliste)

Il ne s’agit aucunement d’un plagiat, mais d’une reprise d’une information dont les sources sont abondamment citées dans le le texte et sont mises en lien.

Ouvertures est un site gratuit, sans pub, qui produit à la fois des infos originales et des infos déjà parues. C’est une nouvelle façon de démultiplier des infos qui sont rarement développées dans la presse classique. Notre site leur donne ainsi une seconde vie, sans donc l’idée de plagiat mais celle de donner un écho supplémentaire.

Votre charge agressive serait justifiée si j’avais masqué les sources, ce qui n’est pas le cas, chacun peut le vérifier.

0 vote
par Jean-Luc Martin-Lagardette (IP:xxx.xx0.6.184) le 1er avril 2011 a 08H57
Jean-Luc Martin-Lagardette, 33 articles (Journaliste)

Elle serait également justifiée si nous vendions nos informations, ce qui n’est pas le cas non plus.

0 vote
par Dimie (IP:xxx.xx1.200.84) le 12 avril 2011 a 10H08
Dimie (Visiteur)

Je constate que CAREVOX n’a toujours pas réagi devant ce plagiat. La moindre des choses aurait été de donner dès le départ, en haut de la page, le titre original, le nom de l’auteur (le vrai...) et de la Fondation Sciences Citoyennes, la date et un lien actif vers l’original. Ce sont les mentions légales et la seule façon correcte de procéder.

La gratuité d’une revue ne lui donne aucun droit. Tout texte original doit être cité entre guillemets, et beaucoup de fragments ne sont même pas modifiés.

Pour les sources, ce sont celles données dans le communiqué lui-même, qui n’est bizarrement pas cité directement, dans les sources non plus... Présenter les sources de la sorte, c’est comme si M. Jean-Luc Martin-Lagardette s’intéressait à la question et avait lui-même fait une enquête pour détailler le tout. Comme si c’est au cours de son enquête qu’il serait tombé sur les positions de la Fondation Sciences Citoyennes, qu’il citerait comme des arguments pour ses idées... Or tel n’est pas le cas. Il a tout repris, rien ne vient de lui.

Tant que les mentions légales ne figureront pas au début de l’article et que M. Jean-Luc Martin-Lagardette ne dira pas que c’est de ce texte qu’il a tiré toutes les informations, cela restera un plagiat. Par ailleurs, sur le site d’"Ouvertures", le même plagiat est signé par Julien Massenet. Y a-t-il d’autres "auteurs" de ce genre ?

Je demande que le vrai auteur soit mentionné, qu’on respecte les lois, de même que le travail des autres. Carevox a tort de tolérer de telles pratiques, qui nuisent à son image. Le plus correct serait d’effacer cet article et poster le communiqué original. Bien à vous.