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Santé et présidentielles : Les remèdes des candidats se font attendre
Santé et présidentielles : Les remèdes des candidats se font attendre
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3 avril 2012
Auteur de l'article
Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Santé et présidentielles : Les remèdes des candidats se font attendre

Santé et présidentielles : Les remèdes des candidats se font attendre

Parmi les thèmes plutôt délaissés lors de la campagne électorale figure celui de la santé. Peut-être, après tout, parce que l’on entend communément dire que l’état de santé des Français est l’un des meilleurs au monde. Mais derrière cette façade se dressent des attentes fortes des Français vis-à-vis des candidats. Devant les inégalités face à la santé, à la pénurie de médecins et au coût des soins, les réponses des politiques manquent d’aplomb. Selon un sondage mené par Opinion Way pour Doctissimo, aucun des prétendants à l’Elysée ne prendrait suffisamment en compte la santé.

Notre système de santé est présenté comme bénéficiant d’une cuirasse d’acier, mais les signes montrant qu’il prend l’eau se succèdent et se multiplient. L’institut Opinion Way a interrogé 1 006 personnes (dont le tiers souffre de maladies chroniques) pour le site Doctissimo, les 22 et 23 mars dernier, témoigne de cette désolation. A en croire les résultats, le constat est sévère... et de loin. 89% des sondés estiment ainsi que les dépassements d’honoraires sont trop importants, 85% jugent que les consultations privées à l’hôpital public doivent bénéficier d’un encadrement et 74% des intéressés s’accordent à dire que des médicaments utiles sont déremboursés.

Par ailleurs, si 70% des personnes interrogées ont le sentiment que la qualité des soins se détériore dans les hôpitaux, ils sont 69% à refuser de dire que l’accès aux soins est le même pour tous, et 60% à réfuter l’idée que les effets secondaires des médicaments sont pris en compte par les autorités de santé. Concernant les attentes face aux possibles actions entreprises par le gouvernement qui se mettra en place à la suite des prochaines élections présidentielles, les sondés sont 88% à souhaiter un encadrement des dépassements d’honoraires des médecins. Une même proportion des personnes interrogées souhaite que l’accent soit mis sur le remboursement des médicaments utiles.

Ils sont en outre 86% à souhaiter que les hôpitaux publics puissent bénéficier de davantage de moyens, et 85% à vouloir que l’on fasse de la lutte contre les déserts médicaux une priorité. Et lorsqu’on demande aux Français leur sentiment sur la prise en compte de la santé par les différents candidats aux élections présidentielles, aucun des 10 prétendants dans la course ne recueille d’avis majoritairement positifs ! Celui qui s’en sort le moins mal est François Hollande, mais il ne serait pas le docteur magique pour autant. Il récolte 32% d’avis négatifs contre 25% d’avis positifs et 40% de sans opinion. Il est suivi par François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon (qui recueillent respectivement 19% et 18% de jugement positif).

Ensuite, les choses se gâtent sérieusement… Nicolas Sarkozy détient le record d’avis négatifs parmi tous les candidats (le président sortant négligerait le thème de la santé pour 45% des personnes interrogées, alors que seuls 16% l’imagineraient avec la blouse blanche du médecin, et 36% ne pourraient se prononcer). Un peu plus loin, Marine Le Pen et Eva Joly sont presque à égalité (en récoltant respectivement 11% et 9% d’avis positifs). A noter, parmi les très petits candidats, une prétendante qui sort du lot : Nathalie Arthaud recueille 5% d’avis positifs, soit (nettement) plus que pour les trois derniers de la liste.
 

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